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AGENDA DU SAUMUROIS

Le 20 mars 2012 :

 

Vihiers, le 20 mars, Le Front de Gauche et l'agriculture

 

En présence de Laurent Levard spécialiste national du Front de Gauche concernant l'agriculture, d'agriculteurs locaux et des candidats aux législatives 2012, le Front gauche invite à une réunion débat à Vihiers le mardi 20 mars (petite salle commune des loisirs). Voici ci après la position sur le sujet communiquée par le Front de Gauche.

 


Une agriculture écologique et créatrice d'emplois, des campagnes vivantes, une alimentation de qualité pour tous. En France et en Europe, des campagnes dévastées par le libéralisme et le productivisme

Depuis les années 1960, le nombre d’exploitations agricoles s’est effondré du fait d’une concentration de l’agriculture au profit des plus grandes. Une majorité des paysans peine à défendre ses revenus, vit une grande précarité et voit ses conditions de travail se détériorer. La libéralisation de l’agriculture a engendré une baisse des prix pour les paysans et une dépendance accrue vis-à-vis de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution.

L’Europe a sacrifié la préférence communautaire et abandonné la régulation des marchés, au nom de la compétitivité sur le marché mondial. Elle a ainsi favorisé la concentration de la production et de la propriété, rendu très difficile l’accès des jeunes au métier de paysan, généré la perte de savoirs-faire traditionnels et favorisé une expansion du modèle productiviste, de l’environnement et de la santé publique. Le Front de Gauche refuse l’abandon de notre agriculture et de notre alimentation à l’agro-industrie et à la «concurrence libre et non faussée» qui favorise le moins-disant social et environnemental. Il défendra le principe de protection de l’agriculture et mettra en oeuvre une politique stoppant et inversant la concentration de l’agriculture et permettant l’existence de paysans nombreux sur tous les territoires.

 

Dans le monde entier, une agriculture en crise, malade du capitalisme.

 

Alors que l’agriculture a la capacité de nourrir le monde, une personne sur sept souffre de la faim ! Dans les pays du Sud, les paysans n’arrivent pas à vivre de leur travail, du fait de la concurrence de l’agriculture capitaliste et des importations à bas prix. Libéralisation des marchés, expansion des monocultures, accaparement de terres, destruction de l’environnement et déstabilisation des cultures vivrières sont monnaie courante. Il en résulte désespoir, exode rural vers les bidonvilles, chômage de masse et développement de la faim. Avec les défis de la croissance démographique et de l’évolution des modes de consommation, l’impasse écologique du modèle agricole dominant et la concurrence des agro-carburants, continuer sur cette voie accroîtrait encore l’insécurité alimentaire dans le monde.

 

Le Front de Gauche appelle à une rupture !

 

Nous voulons libérer l’agriculture du capitalisme et promouvoir une nouvelle organisationmondiale de l’agriculture, basée sur la coopération entre les peuples et sur le droit à la souveraineté alimentaire, c'est-à-dire le droit des pays et des peuples à soutenir et protéger leur agriculture.
L’agriculture est un projet de société ! Le Front de Gauche mettra en oeuvre une politique agricole au service de l’intérêt général répondant aux objectifs suivants :

Créer 300000 emplois dans l'agriculture, garantir une juste rémunération du travail paysan.
 


Il faut re-créer des emplois agricoles. Des paysans nombreux, c’est la condition pour une alimentation saine, diverse et accessible à tous, la transition écologique de l’agriculture et l’aménagement équilibré du territoire. Des dizaines de milliers de jeunes souhaiteraient s’installer comme paysans et n’ont pas les moyens de le faire ! La création d’emplois agricoles implique une juste rémunération du travail paysan, grâce à des prix minimums garantis, la maîtrise des volumes de production, la régulation des marchés, une meilleure distribution de la valeur ajoutée, une juste répartition des terres agricoles, le soutien aux exploitations et aux filières les plus fragiles.

 

 

Produire suffisamment une alimentation saine et accessible.

 

En Europe comme partout dans le monde, l’indépendance alimentaire doit être garantie chaque fois que possible pour ne pas dépendre des marchés mondiaux et de l’exploitation des pays du Sud. Il faut relocaliser certaines productions et garantir à tous, à un prix accessible, des produits alimentaires de qualité nutritive et gustative grâce à un abandon du productivisme à outrance.

 

Initier la transition écologique de l'agriculture.

 

Après 40 ans de dégâts écologiques du productivisme, il faut revoir nos modes de production et de consommation. Il est nécessaire de rompre avec la spécialisation excessive des exploitations et des régions, encourager la diversification des activités et les complémentarités entre culture et élevage. Il faut mettre fin à l’usage massif de produits chimiques, à la destruction de la biodiversité et à la contamination de l’environnement. Pour cela, il faut favoriser l‘autonomie des exploitations, la valorisation des savoirs-faire et des écosystèmes et de la culture biologique. Les gaspillages, le suremballage et les circuits longs et coûteux doivent être combattus. La recherche agronomique doit être au service de la transition écologique de l’agriculture.

 

Promouvoir un aménagement équilibré du territoire.

 

Les paysans font bien plus que produire de la nourriture : Ce sont des acteurs économiques et sociaux majeurs en milieu rural. Les services d’aménagement du territoire qu’ils rendent à la collectivité doivent être rémunérés, et encouragés par une politique de maintien des services publics sur tout le territoire.

 

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