Débrayage à l’entreprise Altia de Montreuil Bellay : une victoire pour les salariés

Ce jeudi 2 mai, 75% des personnels syndiqués et non syndiqués de la société Altia implantée sur la zone de Méron à Montreuil Bellay décidaient d’établir un piquet de grève. Motif d'achoppement : désaccord sur  les négociations salariales annuelles. Après une journée de mobilisation, les salariés et la direction, suite à une ultime négociation, ont trouvé un accord. Les explications de la mobilisation avec ITV de Laurent Jouet, Délégué Syndical CGT d'Altia.

 

En 2009 le groupe Altia, qui dispose de 35 sites de production dans 9 pays reprenait l’entreprise Démarais de Montreuil Bellay, spécialiste de la conception et de la fabrication de cabines et postes de travail pour engins agricoles et de travaux publics. Cette dernière, victime la crise. Le site qui employait alors 150 personnes avait vu ses effectifs diminuer de près de 75%. Près de 4 ans après sa reprise, l’entreprise a renoué avec une dynamique positive et a même réembauché à ce jour quelques 84 employés.

 

Non à une prime.

 

En ce jeudi 2 mai, plus d'une cinquantaine d’entre eux syndiqués et non-syndiqués, décidait un piquet de grève devant les ateliers de production. Laurent Jouet, délégué syndical CGT, explique : « Nous souhaitons que nos conditions salariales en vigueur l’année dernière soient reconduites, à savoir les 45 € bruts d'augmentation générale et le 1 € supplémentaire d'indemnités journalières de panier (repas). La direction souhaitait ne pas reconduire. Après une rencontre ce matin, la seule chose qu’elle nous propose c’est de nous allouer une prime de 500 € pour 2 ans. Ce n’est pas recevable. On ne veut pas mettre l'entreprise en péril, car même si cela fait un peu plus au bout du compte, une prime ce n’est pas un acquis ! Qu’en sera-t-il dans 2 ans ? Qu’en est-il de ceux qui vont partir à la retraite ? Une prime, cela ne rentre pas dans le calcul. » Patrice Valla, quant à lui craint des effets secondaires : « Même si l’entreprise se porte bien d’après ce qu’on nous dit, je voudrais qu’on m’explique comment ils vont faire pour sortir 40 000 € de prime fin juin, plus nos salaires et ensuite fin juillet, notre 13ème mois ? Ils trouveront où la trésorerie ? Rien ne nous dit que la direction puisse payer fin juillet la totalité de notre 13ème mois. En fait, cette prime, c’est surtout pour gagner le combat et ne pas partir la tête basse. »

 

Une déclaration ultérieure de la direction.

 

Philippe Catel, le directeur du site montreuillais n’a pas souhaité s’exprimer. Il nous a juste indiqué qu’il ferait une déclaration ultérieure, « à la fin du conflit », pour faire « une mise au point sur les conditions de travail au sein du groupe Altia. » De leur côté, les grévistes ont annoncé qu’ils ne lâcheraient pas et sont prêts et faire durer le mouvement.


Un accord trouvé en fin de journée


C’est vers 17h45 que les salariés grévistes apprenaient de leurs porte-parole qu’à l’issue d’une ultime négociation, un accord avait été trouvé, plutôt favorable aux salariés. Plus de prime, mais bien une indemnité de 42.50 € nets (soit 54.40 bruts au lieu des 45 € en 2012)  répartie en 2 parties : 30.50 € au 1er mai et 12 € à rajouter à compter de la première semaine à compter du 1er juillet. L’indemnité « panier » de 1 € reste inchangée. Autre victoire : la rétroactivité. Les mois de janvier, février, mars et avril seront rattrapés. Pour Antony Audebert, délégué adjoint CGT et membre du CE : « C’est une victoire, car nous obtenons plus. Preuve en est que la pression a fonctionné et que la direction a bien reconnu que nous faisions des efforts. En plus, ils pouvaient s’en donner les moyens."

Nous attendons maintenant les déclarations de la direction d'Altia.

 

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Article du 02 mai 2013 I Catégorie : Vie de la cité

 


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