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110 élèves du collège Saint-Louis ont découvert le haut lieu mémoriel de la bataille de Verdun

Dans le cadre du protocole d’accord entre le Ministère de l’Education nationale, l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), et le Ministère de la Défense, le trinôme académique des EMS s’est rendu pendant trois jours sur le haut lieu mémoriel de la bataille de Verdun avec 110 élèves des classes de troisième de l’institution St Louis de Saumur.

Le groupe à la Nécropole nationale


Il s’agit d’une étape importante du parcours de citoyenneté mis en place depuis la suspension du service national et la professionnalisation des armées.Le but de ce projet est de leur permettre de comprendre comment et surtout pourquoi est arrivée une telle tragédie… la première guerre mondiale.
Les jeunes, encadrés par une équipe de professeurs compétents et motivés, ont fait preuve d’un engagement total. Le bilan de ce travail de devoir de mémoire a été très positif pour tous les participants.
Ce voyage d’études, composé de visites et de différentes conférences, a été réalisé sous l’impulsion du major Mercandini des EMS, avec la collaboration de madame Griffon, professeur d’anglais détachée de l’éducation nationale au profit des EMS et la présence du maréchal des logis chef Wawrzynkowski, professeur certifié d’histoire, réserviste aux EMS et auditeur de l’IHEDN.
Pour reprendre les mots du général Elrick Iraztorza sur la mission du centenaire de la grande guerre 1914-1918 « Il n’y a rien à fêter, de vieilles blessures à réveiller, mais seulement une mémoire collective à raviver ».

Ce projet s’inscrit dans le cadre du travail de mémoire par la transmission d’un passé fondamental pour construire un avenir sur des bases solides, pour cultiver les valeurs de groupe, et contribuer ainsi à faire de ces élèves de futurs citoyens.La première journée fut concentrée à l’étude des tranchées du site de la main de Massiges, haut lieu stratégique entre les deux fronts de l’Argonne et de Champagne en septembre 1914. Ces tranchées sont réhabilitées depuis 2009 par une association de passionnés et de bénévoles locaux.
Empruntant l’artère logistique baptisée « la voie sacrée », reliant Bar le duc à Verdun, le trinôme académique a rejoint la base nautique du lac de Madine pour effectuer auprès du premier groupe sa première conférence ciblée sur la vie des soldats dans les tranchées.

Cette prestation a été complétée par la présentation d’objets réels (casques, brodequins, gamelles). Pour l’occasion, le maréchal des logis chef Wawrzynkowski présenta des objets issus de l’artisanat de tranchée, dont certains avaient été confectionnés par ses aïeux.







La seconde journée fut consacrée plus particulièrement à la bataille de Verdun. Tout d’abord, le site de Montfaucon où les troupes américaines se sont particulièrement illustrées jusqu’au 11 novembre 1918, commandées par un certain et jeune lieutenant Patton ! Les ruines du village de Montfaucon, sentinelles de pierres accrochées aux brumes matinales, témoignent encore de l’intensité de la bataille. Elles sont aujourd’hui dominées par une imposante colonne en granit de 60 m de hauteur.


Puis, dans la nécropole nationale devant l’ossuaire de Douaumont, les élèves ont choisi chacun un sépulture de soldat français pour s’y recueillir. Baigné d’un rayon de soleil, pendant une minute de silence, ce lieu symbolique leur a permis d’accomplir leur travail de mémoire. Le cimetière militaire était une invitation, une mémoire gravée dans l’espace, un espace qui s’observe, se visite, se raconte…





La fin de journée fut consacrée à la visite par groupe des sites du village détruit de Fleury et celle du fort de Vaux, point de défense stratégique face à l’offensive Allemande.
Ce soir-là, le deuxième groupe bénéficiait à son tour de la conférence sur la vie de soldats.

Pour terminer ce voyage d’étude, la dernière matinée fut ciblée sur les combats de la Vaux-Marie en septembre 1914.
C’est dans cette bataille, le 7 septembre 1914, que l’arrière-grand-père du major Mercandini tomba au champ d’honneur. C’est donc au pied du monument national qu’un portrait de son aïeul fut présenté aux élèves. Le major présenta le champ de bataille s’appuyant sur l’ouvrage de Maurice Genevoix « ceux de 1914 ».

Puis, en direction Rembercourt aux pots, où fut installé dans son église, le centre de secours régimentaire. Là, sur les marches de l’église, c’est avec beaucoup d’émotion que deux élèves ont lu la lettre d’un soldat français faisant ses adieux à son épouse. Sur cette touche solennelle, la matinée s’acheva.
En quittant ce petit village, les élèves sont passés à côté du cimetière militaire Français qui jouxte le cimetière militaire Allemand, contraste du bruit des batailles et du silence éternel, contraste des hommes debout qui ne dorment jamais et des hommes couchés qui dorment à jamais.

Le trinôme académique est mieux qu’un livre d’histoire, c’est un livre de devoir, servant pour les uns pour qu’ils se souviennent, et pour les autres pour qu’ils apprennent.

Article du 10 avril 2015 I Catégorie : Vie de la cité

 


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