Edito de Michel Choupauvert : La guillotine du Coudray et le tombeau du mythe du vivre ensemble...

Oulala... Depuis 8 jours ça barde au Coudray Macouard ! les habitants à quelques jours du 14 juillet, on sorti la guillotine et cherchent leur maire partout après la plainte déposée par l'employée de mairie pour harcèlement sexuel. "Démission" tempêtent-ils... En attendant, le Maire du Coudray a réussi à enterrer le mythe du "vivre ensemble" de la petite commune rurale où les urbains expatriés et les autochtones ne voient peut-être plus le monde de la même façon.


En ce début juillet, le soleil semble avoir tapé très fort sur l'hypertrophie cérébrale du maire de la jolie commune du Coudray Macouard... La justice devra vérifier, comme l'a affirmé la secrétaire de mairie à la gendarmerie, si la canicule et ses 37.2 (revoir un extrait) de ce vendredi 3 juillet a donné à Alain Brouard la volonté de confronter son pouvoir à celui de Georges Tron, Bill Clinton ou DSK. En attendant, une bonne partie des coudraysiens sont agacés par l'image qui est donnée de leur village. Il fut pourtant rendu célèbre par sa célèbre fête de la pentecôte où les jardins des maisons étaient ouverts où chacun, courtoisement, aimait faire découvrir les lieux.

Vivre ensemble

Heureusement, tous les villages du Saumurois ne sont pas ainsi. Distré, par exemple, irrigué par les taxes de sa zone commerciale est un modèle du genre. La vie, comme la pression fiscale, y est plus douce qu'ailleurs. Symbole du vivre ensemble et comme un avertissement à des velléités invasives, le maire convie tous les ans ses concitoyens à s'exercer à un concours du cri du cochon... Ce n'est pas le cas partout. Au Coudray, comme dans beaucoup de villages, la commune n'a pas réussi son équilibre entre autochtones, ouvriers venus d'ailleurs, attirés par les disponibilités foncières et bourgeois passionnés de patrimoines anciens. On ne peut pas parler de ruraux, seulement de rurbains qui habitent ici comme on pourrait habiter ailleurs sans racine.

Dans le Brouard

Cela ne veut pas dire que cela ne peut pas bien se passer. Simplement, là, quand une petite commune se trouve plonger dans le Brouard, elle n'y voit plus très clair et ne retrouve plus ses repères. Là, où en cas de conflits de village, on s'accrochait aux valeurs des histoires familiales communes, ici on se réfugie, au contraire, derrière les grands murs de tuffeau de l'entre-soi et on redonne vie aux meurtrières des vieilles pierres.

Plaidoyer pour les communes nouvelles

Urbains, ruraux, rurbains ? Il y a longtemps que les communes ne sont plus étanches et que les associations sportives et culturelles ont fusionnées. Qui vit et travaille au Coudray ? Le modèle de la commune de grand papa est dépassé, mais il reste encore quelques élus accrochés à leurs clochers et à l’étendard de la musique communale. Certes, la commune nouvelle dilue la contribution bénévole au vivre ensemble et distancie les lieux de décision. Mais le raisonnement est simplement mathématique : quelle est la probabilité de trouver un individu compétent qui a encore envie de s'investir pour les autres parmi 750 électeurs ? Ne vaut-il pas mieux éviter des accidents et agrandir le champs des possibles...

Le vivre ensemble, c'est possible... Certains maires comme à Distré y arrivent, d'autres pas.

Michel Choupauvert


Article du 11 juillet 2015 I Catégorie : Vie de la cité

 


3 commentaires :


Commentaire de Josiane Charvenet 12/07/2015 10:42:43

J'apporte tout mon soutien à Nathalie. On ne peut pas, aujourd'hui, en tant que femme, rester indifférente devant toute agression, physique ou morale ou autre sans rien dire ou faire, de tels comportements sont inacceptables. Soit, la justice décidera de la gravité des actes, mais le maire sera à jamais celui qui... Il aurait été judicieux d'appliquer, voici quelques mois, ces mots d'Yvan Audouard « Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de



Commentaire de Faluns d'Anjou 12/07/2015 11:56:26

Tout mon soutien également à Nathalie. Le vivre ensemble devient très difficile, voire impossible, dans notre société individualiste d'aujourd'hui. Je pense que les rurbains viennent chercher au cœur de nos campagnes une qualité de vie que la ville n'apporte plus et même s'ils n'y ont aucune racine, ils cherchent à "s'intégrer" au nom d'un passé qu'ils veulent retrouver. Le vivre ensemble passe aussi par l'acceptation que nous puissions venir d'une autre région de France et que c'est une richesse pour les autres. Je me sens "chez moi" partout en France, mais il est vrai que "ma maison" est mon



Commentaire de Coudraisien 12/07/2015 21:28:50

Une chose a dire soutien à Nathalie et que justice soit faite . Inacceptable de la part d un maire !!



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