Le Kiosque Info
Je m'abonne - Saumur - Doué-la-Fontaine - Thouars - Loudun - Chinon - Bourgueil - Longué
Actualité Agenda Ou sortir ? Ecrivez un article Lettre d'info Envoyer une alerte



L'Indre-et-Loire pas défavorable à la vente... du Château de Chinon !

C'est une information qui est passée assez inaperçue, au détour d'un article concernant le tourisme dans le département d'Indre-et-Loire.... Dans un entretien accordé à La Nouvelle République, le mercredi 7 octobre dernier, le président du Conseil Départemental d'Indre-et-Loire, Jean-Yves Couteau, a expliqué que « si demain, quelqu'un veut acheter le château de Chinon, pourquoi pas ? ». À l'image du département Maine-et-Loire, la privatisation des monuments historiques est à la mode...


Alors que Chinon est actuellement divisé au sujet de la construction d'un nouveau parking en cœur de ville (relire notre article), un autre bouleversement pourrait intervenir dans cette commune. Le Château de Chinon, Forteresse Royale de la commune, pourrait être vendu par son propriétaire, le département d'Indre-et-Loire. C'est Jean-Yves Couteau, le président du Conseil Départemental, qui a émis l'idée de cette possibilité dans les colonnes de La Nouvelle République, au début du mois d'octobre dernier.

« Trop pour un département comme le nôtre ».

Finances publiques, missions sociales, collèges, tourisme… Avec sa majorité LR-UDI, Jean-Yves Couteau met un point d'honneur à tout reconsidérer pour tenter de compenser les manques à gagner de l'État. Mais en attendant les arbitrages budgétaires 2016, il se dit prêt à faire bouger les lignes… « Nous gérons seize monuments historiques. C'est trop pour un département comme le nôtre. Si demain, quelqu'un veut acheter le Château de Chinon, pourquoi pas ? L'essentiel est que les bâtiments restent accessibles au public et qu'ils offrent de vraies animations. On ne m'interdit rien », avait-il expliqué à la rédaction de La Nouvelle République. Après 20 millions d'euros d'investissements pour sa réhabilitation, la vente de l'édifice ferait sans doute jaser dans toute l'Indre-et-Loire.

La privatisation des monuments historiques, une mode.

« Nous n'avons pas vocation à gérer ces biens », dit Jean-Yves Couteau à propos des monuments départementaux. Il dresse d'ailleurs un état des lieux peu reluisant du tourisme en Indre-et-Loire : « Le bilan de la saison n'est pas fulgurant. On mise trop sur le patrimoine et les châteaux. On ronronne sur notre passé », lâche-t-il sans concession à La Nouvelle République. Mais le président du Conseil Départemental d'Indre-et-Loire n'est pas le seul à évoquer la possibilité de se « détacher » de certains monuments historiques. En Maine-et-Loire, par exemple, le Château de Montsoreau a changé de statut. En juin dernier, il est devenu un centre culturel d'art contemporain après la signature d'un bail emphytéotique administratif de 25 ans entre Christian Gillet, président du Conseil Départemental (qui reste néanmoins propriétaire) et son nouveau résident, un collectionneur d'art contemporain privé, l'Angevin Philippe Méaille (relire notre article).


Article du 06 décembre 2015 I Catégorie : Vie de la cité

 


6 commentaires :


Commentaire de de brugiere jf 05/12/2015 15:54:22

à première vue cette perspective choque un peu. Chinon, encore plus que Saumur appartient au grand Patrimoine de la France. Tout le monde n'est pas Henri II ni son fils ni Aliénor et bien sûr Jeanne. A un moment où la France se déconstruit sous nos yeux, ces personnages sont emblématiques. je me méfie des privés et plus encore du Public. Regardez Montsoreau. A coup de fric ( qui vient d'où ?) on y met du NON Art, venu des milliardaires qui ne pensent qu'au fric. Plus c'est laid et plus c'est cher... donc j'en suis Je vois déjà se pointer l'ignoble koons avec ses Mickeys dans Chinon. Il a défiguré Versailles, il peut le faire à Chinon. Pitié.



Commentaire de Francis Prior 06/12/2015 10:28:55

On évoque dans le même temps et dans les mêmes partis politiques l'identité nationale et la vente du patrimoine commun. Belle cohérence. Les citoyens n'ont pas besoin que de services, ils ont besoin de leur mémoire pour s'insérer dans leur temps, mémoire des lieux qu'ils habitent aujourd'hui fruits du travail des générations antérieures. A force de nous couper de notre généalogie on devient des sans histoire , des sans noms, des sans avenirs.



Commentaire de tanguy37 06/12/2015 12:14:49

Tant que ça reste dans le giron de la France,pourquoi pas!!mais par pitié rien du quatar,des chinois,de l'ousbekistan,ou autre....arabie... restons chez nous,merci



Commentaire de Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani 06/12/2015 12:39:19

Pas assez cher mon fils...



Commentaire de palmyre 06/12/2015 13:27:38

l'argent privé est nécessaire en temps de crise certes,mais que le secteur public puisse avoir son droit de veto sur certaines orientations débiles comme on a pu le constater à Versailles ou à Venise au centre d'art contemporain de François Pinault heureusement situé en cul de sac à la pointe de la Douane



Commentaire de Alexandre Dumas 11/12/2015 14:13:48

Quelle misère...Pauvre Président du Conseil départemental de l'Indre-et-Loire. Cher Monsieur Couteau, si votre fonction ne concerne que la gestion matérielle des collèges et vous dites du tourisme (cela nous effraie à la vue des propos tenus!) sans y voir que la culture éduque, élève l'esprit et contribue à transmettre de nobles valeurs, alors vous n'êtes pas à votre place. Faut-il un prince Qatari, un oligarque azéri ou un milliardaire américain pour vouloir sauver ce qu'il y a de plus beau sur cette terre ici et là? Faut-il se coucher servilement et cupidement devant le 1er mégalo qui vous adresse son bonjour? Pauvre petit monsieur, à qui est confié la responsabilité des terres de Balzac, Rabelais, Vigny, Ronsard, Trousseau, Boylesve, Racan, Alcuin, Poulenc et Léopold Sédar Senghor. Effectivement vous ne méritez pas ce patrimoine exceptionnel puisque vous ne le voyez pas. Mais n'oubliez pas une chose: ce bien ne vous appartient pas. Il ne vous appartient pas de prendre des décisions lourdes de conséquences sur l'imaginaire collectif. Vous en êtes le dépositaire, le locataire.


page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Quel est le nom du site où vous vous trouvez ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

 

 


Créez votre article ! ICI