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Rencontre avec Roland Gonin, le conciliateur de l'hôpital de Longué

Après une année 2015 mouvementée, le chantier de l'hôpital de Longué-Jumelles est reparti de plus belle en 2016. Lors de ses vœux, le vendredi 22 janvier dernier, le directeur des établissements de Longué et de Saumur, Jean-Christophe Pinson, a tenu à assumer ses responsabilités concernant les ratés de la construction, comme il l'avait déjà déclaré en septembre dernier (relire notre article). Le chantier, qui devrait se clôturer le 17 novembre 2016 pour une installation à la mi-janvier 2017, a vu son budget réduit de 23,9 millions d'euros (HT) à 21,6 millions d'euros (HT). Aujourd'hui, c'est Roland Gonin qui a pris la « gouvernance » du chantier. Il nous explique son rôle au sein de l'établissement...

Roland Gonin, « gouvernant » de l'hôpital depuis novembre.


Le vendredi 6 novembre dernier, Frédéric Mortier, maire de Longué-Jumelles, avait publié la lettre de nouvelle gouvernance du centre hospitalier de Longué, reçue de la part de Jean-Christophe Pinson, directeur des hôpitaux de Saumur et Longué (relire notre article). Comme l'expliquait Frédéric Mortier, elle « fait suite à ma demande ainsi que celle de Christian Gillet, président du Conseil Départemental, de faire face de manière beaucoup plus efficace aux besoins de gestion inhérents à la construction du futur hôpital ». Dans cette lettre, on y apprenait notamment la prise de gouvernance de Roland Gonin au niveau du centre hospitalier de Longué.

Le Kiosque : Comment avez-vous été contacté pour ce poste ?

Roland Gonin : « À l'origine, je suis directeur d'hôpital. En ce qui concerne mon affectation principale, je suis en poste à la direction générale de l'assistance publique des Hôpitaux de Paris. Dans le cadre de mes fonctions à la direction générale, j'ai déjà effectué des missions d'accompagnement en Île-de-France. Ponctuellement, à la demande des tutelles, je peux faire des missions d'intérim, de suivi, d'aide, etc... En terme professionnel, j'apprécie ce genre de missions et l'ARS (ndlr : Agence Régionale de Santé) des Pays de la Loire m'a contacté à l'automne. J'ai reçu une lettre de mission de l'ARS qui m'indiquait que j'étais chargé de l'opération de la reconstruction. Elle m'a demandé de prendre le poste de directeur intérimaire de l'hôpital de Longué puisqu'elle voulait quelqu'un qui n'était pas du tout impliqué dans les problèmes connus pour la construction de cet établissement. Bref, quelqu'un pour mettre en œuvre le plan de sortie de crise ».

Le Kiosque : Quel est votre rôle au sein de l'établissement de Longué-Jumelles ?

Roland Gonin : « On m'a dit : « Prenez en main le dossier « plan B » et rétablissez la confiance ». Rétablir notamment la confiance auprès des entreprises puisqu'on peut comprendre que quand une entreprise n'est pas payée, elle perd au bout d'un moment la confiance. Rétablir également la confiance auprès des tutelles en leur expliquant que toutes les promesses allaient être tenues. Rétablir enfin la confiance avec le personnel qui, malgré son enthousiasme, a été ébranlé avec tout ce qui s'est passé. Il faut arriver à les remobiliser, à les faire croire en ce projet et à faire en sorte qu'ils s'approprient ce nouvel outil de travail. Quand je suis arrivé, il y avait encore des gens qui pensaient que ce projet n'allait pas se faire. Dans ce genre de situations, je sais bien que les actes sont toujours plus appréciables que les discours. Au fur et à mesure, quand on fait ce qu'on a dit, les gens reprennent confiance ».

Le Kiosque : Jusqu'à quand allez-vous rester dans ce rôle de « conciliateur » ?

Roland Gonin : « Il s'agit d'un travail de transition, d'une mission ponctuelle pour la remise en route d'une opération qui a été en sommeil depuis quelques temps. Mon poste n'a pas vraiment d'intitulé spécifique mais on peut dire que je suis un « directeur par intérim ». Je ne m'installe pas ici mais je resterai là le temps qu'il faut, c'est-à-dire jusqu'à ce que la gestion redevienne normale pour une opération de ce type. Ensuite, un nouveau directeur rependra mes fonctions pour gérer la continuité et la pérennité du travail. Lorsque les choses seront rétablies, je pourrais laisser la place à quelqu'un d'autre et partir sereinement. Je pense que le nouveau directeur sera arrivé avant la date de livraison (ndlr : 17 novembre 2016) mais je me suis engagé, avec l'accord de la direction générale de l'assistance publique des Hôpitaux de Paris, de faire le travail jusqu'au bout. Je partirai lorsque l'ARS me dira de partir. Cela dit, je resterai en doublon avec le nouveau directeur (1) qui arrivera pour que le passage de témoin se fasse de la manière la plus fluide possible ».

(1) Le nouveau directeur de l'hôpital de Longué sera choisi par Jean-Christophe Pinson, le directeur juridique, également directeur de l'hôpital de Saumur.


Article du 12 février 2016 I Catégorie : Vie de la cité

 


3 commentaires :


Commentaire de Lolo de Pocé 12/02/2016 17:37:57

Bon courage M; Gonin car au regard de la façon dont est parti ce dossier et de l'irresponsabilité des premiers intervenants les choses ne vont pas être simple. Un budget raboté qu'il va falloir tenir impérativement mais rassurez vous M; Gonin et chers électeurs, les vrais responsables de ce qui a failli tourner au fiasco sont eux toujours bien en place et ne risquent rien. Faîtes les mêmes erreurs dans vos entreprises et vous verrez très vite se profiler le guichet de l'ANPE....pardon Pole Emploi.



Commentaire de longuéen 15/02/2016 10:13:13

Quand le maire, préfet et autres responsable vont ils régler ce problème .Les deux qui sont à l'origine de ce fiasco sont toujours en poste à Saumur. Vous attendez qu'il coule Saumur aussi ?



Commentaire de marianne 16/02/2016 07:28:04

Personne ne parle mais quand tout va exploser .les responsables vont se couvrir com DAB .


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