La solution du député Taugourdeau pour résorber la crise de l'agriculture

En visite au salon de l'agriculture ce mercredi 2 mars, le député du Maine et Loire Jean Charles Taugourdeau a fait une proposition originale : l'instauration d'une marge arrière du consommateur au producteur qui serait perçue par le distributeur et rétrocédée aux agriculteurs.


"Il s'agit de la seule solution pour sortir du bras de fer producteur-transformateur-distributeur qui est aujourd'hui mortifère pour les exploitations agricoles" a expliqué le député Jean Charles Taugourdeau. Généralement la marge arrière est une ristourne de fin d’année exprimée en % du prix de vente initial qui est obtenue auprès d’un fournisseur sur un produit. Cette pratique se fait surtout dans la grande distribution entre les grandes enseignes et leurs fournisseurs. Elle est souvent déclenchée quand un volume de vente atteint sur la période.

Adaptation à la crise agricole

Là le député souhaite appliquer cette méthode entre le consommateur et le producteur : "A partir d'un prix de base en dessous duquel les agriculteurs perdent de l'argent fixé par chaque filière dans chaque région, un pourcentage serait appliqué de 20 %. Ce prix deviendrait le prix de référence permettant de vivre décemment".

Prix de référence

La référence serait donc le prix régional minimum défini du kilo, du litre ou de l'article. Une majoration serait alors appliquée sur le prix réel de vente si celui-ci n'atteint pas le seuil régional. Ces quelques centimes permettraient aux agriculteurs de vivre décemment. Jean Charles Taugourdeau : "Ainsi, dans le cas où le producteur serait obligé de vendre en dessous de ce prix de référence, au passage en caisse chez le distributeur, il serait déclenché une marge arrière. Le principe serait identifié par son étiquetage."
Et le député saumurois humblement de conclure : "Mon idée de luter contre la volatilité des prix par une marge arrière du consommateur au producteur ne prétend pas régler tous les problèmes de l'agriculture mais déjà ce problème de prix, puisque le citoyen dans les sondages est prêt à payer un peu plus cher pour le producteur. Il ne s'agit à chaque achat que de quelques centimes."


Article du 02 mars 2016 I Catégorie : Vie de la cité

 


16 commentaires :


Commentaire de therese loubert 02/03/2016 17:50:25

Enfin une proposition intilligente



Commentaire de Longuéen 02/03/2016 18:00:19

Marrant ce jeu, on tourne en rond et on se mord la queue. Ils vont sauter de joie les agriculteurs. Vous les prenez vraiment pour des cons.



Commentaire de grizli 02/03/2016 18:25:51

Hum......Donc le consommateur paie un prix pour une marchandise. Le producteur encaisse le prix qui lui permet de vivre, et la grosse différence entre le prix payé par le cochon de consommateur et celui payé au producteur de cochon ??? Toujours le même problème : qui gagne???



Commentaire de Retraité 02/03/2016 19:17:35

Faites un croquis ou une démo je ne comprend rien a ce prix de référence..... ou je suis nul !!!!



Commentaire de Michel 02/03/2016 21:06:59

Revenons en « arrière » ! Les fameuses « marges arrière » instaurées par la grande distribution(GMS) pour faire cracher encore et encore le producteur industriel mis sous pression ont fait l'objet d'une loi (Loi LME) sous Sarkozy. Cette loi LME avait pour objectif d’atténuer la violence de cette pratique voire de supprimer ces « marges arrière » car extorquées par chantage et sans réelle justification au producteur. Voici comment ! Lorsque le producteur et la grande surface après une première discussion (déséquilibrée) se mettait d’accord sur un prix, dit « de référence », (M. Le Député Taugourdeau doit s’en souvenir…) par lequel le producteur acceptait de livrer la GSM, dans un deuxième temps, celle-ci, sous divers prétextes, lui tordait encore le bras et exigeait des ristournes supplémentaires secrètes calculées sur la base du fameux « prix de référence » créant à son profit unique ces marges dites « arrière ». Et nous serions, nous, consommateurs, par la belle idée de M. Taugourdeau, soumis au même type de pratique pour défendre nos éleveurs et nos paysans ? Je n’ose penser que M. le Député n’a pas trouvé meilleure idée pour exister dans un débat dont l’acuité en remontre avec la détresse des principaux intéressés qui veulent un vrai « prix de marché » et non une aumône soutirée aux consommateurs. M. le Député Taugourdeau, avec votre proposition, pensiez-vous décrocher le prix du concours Lépine du meilleur économiste du monde rural ? Si oui, pour ma part, c’est manqué ! et j’ai du respect pour M. Lépine ! Enfin, nous ne sommes pas prêts à payer plus pour des produits de médiocre qualité.



Commentaire de Nous voila sauvé!!!!! 02/03/2016 21:35:34

Qu'est-ce qu'il a dans la main? une boussole? il est vraiment dérangé celui-là! voilà qu'il remet la loi Sarkozy sur le tapis! pauvre France avec des individus pareils on est sauvé............................



Commentaire de La vache qui pleure 02/03/2016 22:59:54

et qui c'est les vaches à lait? Et qui se plie aux désirs d'une classe sociale la plus riche propriétaire de terrains à produire? Bon dieu toujours à se plaindre et au service de qui ? de la droite, de l"extrême droite qui vont ramasser les fruits et les graines semés par de courageux besogneux de Gauche. Quand la gauche est élue les corbeaux, les chacals, les hyènes sont à l'affut. France réveille toi, les droites ont réussi à t'abattre et te dénigrer aux yeux du monde.



Commentaire de Louis Dagy 02/03/2016 23:01:10

C'est avec des idées comme celle-là qu'on fait des bons députés.



Commentaire de Tonton P'niouf 03/03/2016 00:06:38

Il semble que Monsieur le Député, soucieux d'être remarqué sur le salon, soit allé un peu vite en raisonnement. J'ai pris soin, tout modeste que je suis, de bien revérifier le sens de ces "marges arrières". La définition n'a effectivement pas changé dans les parcours des lois Galland, Dutreil, Châtel, Hamon, LME. Il faudra donc m'expliquer comment le producteur peut bénéficier d'une marge arrière du consommateur, ce qui est une aberration, ou comment le consommateur pourra obtenir une marge arrière du producteur, ce qui correspondrait bien à la définition mais serait complètement contre productif. Et la centrale d'achats dans tout cela devrait-elle facturer encore un service supplémentaire au producteur? Votre idée novatrice, ne serait-elle pas une TVA déguisée, par laquelle les producteurs ne verront aucune amélioration? Ce n'est pas en compliquant de nouveau le système que nos producteurs pourront retrouver le juste prix de leur activité, mais en le régulant ou en mettant en place une distribution équitable, de type coopératif par exemple. Monsieur le Député, je crois que vous avez glissé, mais je vous fais confiance pour un bon rétablissement de votre trajectoire.



Commentaire de airpur49 03/03/2016 08:25:42

Avec une telle usine à gaz, on a fait encore un grand pas en matière de simplification. Les seules solutions en agriculture comme dans l'industrie sont la baisse des charges, la TVA sociale pour taxer les produits importés et les réformes structurelles comme la loi El Khomri. Le problème, c'est que dans tous les domaines on n'entend que les Contres et jamais les pour. Cf Notre Dame des Landes, Sur la loi travail, les Pour devraient lancer une pétition sur Internet, je fais un appel à des informaticiens intéressés par ce projet, le résultat serait certainement surprenant...



Commentaire de gédéon 03/03/2016 10:06:33

Curieux, vraiment curieux. Ce système là a déjà existé (sauf erreur de ma part) au plan européen et justement dans le domaine agricole...ou en tout cas il s'en rapprochait. Il s'appelait "restitution" ou "intervention". Car c'est bien de l'interventionnisme dont il s'agit, même s'il est travesti et non nommé ainsi. Pour les chantres du libéralisme c'est un peu cocasse. Alors, si le député souhaite un "encadrement" momentané du marché c'est une autre histoire. Ponctuellement et en référence aux dispositions du droit communautaire...cela peut se faire. Mais encore une fois, nous aurons besoin de l'Europe si souvent décriée...Mais s'interroge-t-on sur le changement de comportement alimentaire des consommateurs ? Consomme-t-on aujourd'hui moins de viande , d'œufs et de lait qu'hier ? Oui...Alors, si nous sommes disposés à payer plus cher les produits, nous réclamons en contre partie la qualité. Produisons moins mais mieux. La suppression des quotas laitiers décidée en 2008 (Sarkozy) entraine inévitablement une surproduction pour une demande amoindrie...et donc un effondrement des cours. C'est basique. Ca s'appelle l'économie.



Commentaire de Allo quoi??? 03/03/2016 10:29:17

Y a-t-il quelqu'un au bout de ce raisonnement aussi futile que le propos lénifiant qui l'accompagne. Il faudra m'expliquer comment ce dispositif s'applique et qui rend quoi...comment et à qui??? Sachant qu'entre les producteurs et les distributeurs...il ya les abatteurs...les transformateurs. Non Monsieur, une seule solution "autoritaire qui pourrait faire l'objet d'un texte du législateur, c'est d'imposer une juste répartition des marges!!!



Commentaire de Vraiment 03/03/2016 11:42:16

Il faut sous-traiter les services assemblé senat et europe etc... en Chine ou en Inde, on ferait des économies. et l'argent pourrait etre redistribué aux agriculteurs.



Commentaire de FELIX TELEGRAPHE 03/03/2016 19:08:41

D'accord avec Vraiment et Louis Dagy. Ce député vit clairement sur une autre planète... Incompréhensible, inapplicable, technocratique et inefficace. M. TRESGOURDEAU a oublié qu'en 2016 les consommateurs ne sont plus dupes!



Commentaire de eh ben... 03/03/2016 21:27:53

il vit sur autre planète notre bon député, il a fais " vis ma vis" juste pour le fun, ça ne lui a pas amené de bonnes idées du monde réel, sérieux... j'espère qu'il rigole.... ou ça fait peur, quand je pense qu'il va se représenter l'année prochaine, je crois qu'il devrait prendre sa rettaite avant de faire le mandat de trop, AU SUIVANT.



Commentaire de Tonton P'niouf 05/03/2016 20:40:18

À quand la délocalisation de l' ENA à Beaufort? Il faut bien être attractif et leur parler leur dialecte, amorcer leur façon de penser. Ce n'est pas avec le bon sens et la finesse de la boule de fort qu'on se fera comprendre...



page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV après qu'on l'ait peint en vert ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

Pour faciliter la lecture des commentaires, la longueur des commentaires est réduite et le nombre de caractères est limité à 600...

 

 


Créez votre article ! ICI