Centrale de Chinon. Un écart aux règles de sécurité lors d'un exercice

L’unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Chinon est en arrêt pour visite décennale depuis le samedi 19 mars 2016. Le mercredi 30 mars 2016, à 20h50, les équipes de la centrale ont procédé à une opération de manutention de combustible dans le bâtiment combustible. En parallèle de cette manutention, une intervention programmée a lieu sur un tableau électrique. Sauf que tout ne s'est pas passé exactement comme prévu. Un écart aux règles générales d’exploitation a été commis lors de cette opération de manutention de combustible. En toute transparence, EDF nous raconte cette erreur.


Dans un communiqué relatif à cet écart aux règles de sécurité lors d'un exercice sur la centrale nucléaire de Chinon, EDF explique que « les règles générales d’exploitation précisent, qu'il est nécessaire, du fait de la réalisation des deux activités en parallèle, que la ventilation du bâtiment combustible soit assurée par le circuit de ventilation en mode piège à iode ».

Le système de ventilation activé 1h10 après

EDF : « Or à 22h00, le même jour, le chef d'exploitation constate que la mise en service de la ventilation en mode piège à iode n'était pas effective, alors que les opérations de manutention étaient en cours depuis 20h50. Dès la détection de cet écart, les équipes de la centrale ont activé le système de ventilation. La surveillance atmosphérique et la mesure de la radioactivité du bâtiment combustible a malgré tout, toujours été assurée par la chaîne KRT (1) ».

Une erreur bénigne selon l'échelle INES


Comme le précise le communiqué d'EDF, « cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté de l’installation, ni sur l’environnement. Il a été déclaré par la Direction de la Centrale de Chinon, le lundi 4 avril 2016, à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) au niveau 1 de l’échelle INES (ndlr : échelle Internationale des Événements Nucléaires, photo ci-contre), qui en compte 7, en raison de l’écart aux règles générales d’exploitation lors d'opérations de manutention du combustible... ».


Nota Bene : Le circuit de ventilation en mode piège à iode est un circuit de surveillance atmosphérique de secours du bâtiment combustible qui est, notamment pour sa fonction de ventilation de secours sur pièges à iode, utilisé pour éviter la contamination des personnels en cas d'accident de manutention du combustible.

(1) Il s'agit d'un appareil permettant de mesurer l'activité radiologique dans le BK, le bâtiment combustible.


Article du 11 avril 2016 I Catégorie : Vie de la cité

 


1 commentaire :


Commentaire de bernadette fourré-jousselin 12/04/2016 13:56:11

mais OUI c'est pas grave !!! Comme me le disait Monsieur LALLIER à une certaine époque, nos centrale sont fiable, mais comme à TCHERNOBYL ......... l'erreur humaine !



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