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Politiques sociales du département : l'opposition de gauche demande de passer "à l'offensive"

Pascal Boistard, Secrétaire d’Etat aux Personnes âgées et à l’autonomie, est l’invitée du groupe des élus de gauche du Département, mardi 27 septembre, 18h15 à Doué-la-Fontaine, théâtre Philippe Noiret (notre article). Elle évoquera la Loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement de décembre 2015. L’occasion pour le groupe de gauche de revenir sur les politiques sociales du Conseil départemental, qualifiées de "passives, à la remorque, sans sens de l’anticipation". "Il faut être à l’offensive, savoir saisir les opportunités." Le communiqué de Grégory Blanc, chef de file, Sophie Foucher Maillard, Bruno Cheptou et Jocelyne Martin.



La loi NOTRe clarifie désormais la répartition des compétences entre collectivités : la Région s’occupe du développement économique, le Département du social. « Il faut arrêter les doublons et que chacun concentre les crédits sur son cœur de métier » explique Grégory Blanc, Président du groupe de gauche au département. « Cela implique de repenser notre action sociale en Maine-et-Loire. Avec le vieillissement de la population, les budgets sociaux vont continuer d’augmenter. Dire le contraire est mentir. Il faut donc être plus efficace, chaque euro dépensé doit être un euro utile. En Maine-et-Loire, les marges de manœuvres sont réelles » poursuit-il.
En effet, les solidarités représentent 369 millions d’euros sur 603 millions d’euros de budget de fonctionnement. Plus de 45% sont affectés aux personnes âgées et au handicap, l’enfance en danger couvre près de 27% et enfin, l’insertion et le RSA 26%.
Le gouvernement vient de débloquer des fonds. « Faute d’être offensif, nous allons devoir rendre de l’argent à l’Etat. C’est incompréhensible quand parallèlement est orchestrée une campagne politicienne de communication contre l’Etat » déplore Grégory Blanc.

« 50 millions pour l’insertion, il faut aller chercher l’argent » (Bruno Cheptou)

C’est vrai pour l’insertion pour laquelle le 1er Ministre vient d’annoncer une enveloppe de 50 millions d’euros pour l’insertion. « Dans ce département, les crédits d’insertion sont à la baisse alors que le nombre d’allocataires du RSA reste encore à un niveau trop élevé. Au moment de la création du RMI, Michel Rocard avait fixé l’objectif d’insertion à 17% pour que cela fonctionne, explique Bruno Cheptou, conseiller départemental du canton de Doué-la-Fontaine. En Maine-et-Loire, on est aujourd’hui à moins de 9% du montant du RSA. Au final, on laisse les gens s’enfermer dans les minimas sociaux. Il faut faire différemment et aller chercher ces fonds qui viennent d’être annoncés, se mettre dès à présent dans les starting-blocks et aller chercher les crédits annoncés ».

3,4 millions d’euros pour les personnes dépendantes

Le groupe de gauche fait le même constat sur le vieillissement. Fin 2015, le Parlement a adopté la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement et débloqué des fonds à cet effet. « Le Maine-et-Loire se voit attribuer un budget de 1,9 million d’euros pour la prévention et le forfait autonomie, et 1,563 millions pour la réforme de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Pour cela, il faudrait établir un programme d’actions en lien avec les associations, les établissements… indique Sophie Foucher Maillard, conseillère départementale du canton Angers 5. Or, aujourd’hui, telle sœur Anne, on ne voit toujours rien venir ! » «Au mois de juin, comme dans la plupart des départements, une présentation de la loi aurait dû faire l’objet d’un temps en session plénière, et nécessitait un travail dans toutes les commissions. »

Cette loi revoit la chaîne de prise en charge des personnes dépendantes pour mieux répondre à chaque niveau de besoins. « En Maine-et-Loire, on positionne trop et trop vite en établissement, indique Bruno Cheptou, il faut développer d’autres réponses, moins coûteuses et plus adaptées en renforçant le maintien à domicile, ce que reprochait déjà la Chambre Régionale de la Cour des Comptes. Il y a aussi les familles d’accueil notamment pour les personnes atteintes d’Alzheimer ou Parkinson pour aider les conjoints aidants. Cela n’existe pas dans notre département ».
« Le plus insupportable, c’est qu’on sabre brutalement, sans discussion, les subventions des associations alors que parallèlement, des fonds existent, embraye Sophie Foucher Maillard, à l’image de Vie à Domicile qui vient de perdre 6 000 € sur des actions de lutte contre l’isolement et l’aide au répit alors que la loi d’adaptation de la société au vieillissement crée justement le droit au répit. Enfin comment coordonner sur nos territoires l’action des différents acteurs de l’autonomie si on diminue la participation financière aux CLIC (Centres Locaux d’Information et de Coordination gérontologiques) ? ».

Ouvrir la concertation avec les acteurs de terrain

Le groupe de gauche invite à cet effet Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat aux personnes âgées et à l’autonomie. « Il faut ouvrir le débat avec les acteurs de terrains, réfléchir ensemble, mais aussi faire remonter nos attentes, notamment au niveau de certains décrets, toujours attendus » ajoute Jocelyne Martin, conseillère départementale du canton de Doué-la-Fontaine.
« Ce département doit être à la fois volontariste et pragmatique, assumer son rôle de chef de file et animer le territoire. Or aujourd’hui il s’enferme dans le repli sur soi et la contestation, c’est regrettable » conclut Grégory Blanc. C’est dit.

Infos pratiques : Réunion publique le mardi 27 septembre de 18h15 à 20h15, théâtre Philippe Noiret à Doué-la-Fontaine. Entrée libre et gratuite


Article du 26 septembre 2016 I Catégorie : Politique

 


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