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« Le Rêve de Léa » : Un fonds de dotation solidarités pour l'association remis à Saumur

Ce jeudi 27 octobre à l'Institut Français du Cheval et de l'Équitation de Saumur, SAUR remettait un fonds de dotation solidarités de 8000 € à l’association « Le Rêve de Léa » en présence de nombreuses personnalités et de l'Écuyer du Cadre Noir, Thibault Valette, Médaillé au JO de Rio 2016. Une association née pour soutenir les actions des jeunes handicapé(e)s et faire que leurs rêves soient possibles en s'appuyant sur une démarche : celle de la jeune jeune adolescente de 16 ans, Léa Sanchez, infirme Moteur Cérébral en route vers le plus haut niveau international en paradressage. En vidéo, la cérémonie emplie d'émotion et d'admiration.



Légende photo (de droite à gauche derrière Léa : Franck Cadoret, Directeur régional SAUR, Jean-Marc Lapierre, Directeur de l'ENE, Thibault Valette, Écuyer du Cadre Noir et médaillé au JO 2016, Nadèje Bourdon, instructrice au Pôle France de paradressage et David Raffier, chef de l'agence SAUR de Saumur


L'Association « Le rêve de Léa » est née de l'histoire vécue par Léa Sanchez. Née le 14 mars 2000, alors qu'elle a 7 ans elle se met en tête d’apprendre à monter à cheval. Monter à cheval … oui et alors ! Des milliers de petites filles le font … « C’est vrai mais pour moi c’est un peu plus compliqué. Je suis un peu différente des autres enfants de mon âge, je suis née infirme moteur cérébral, autant vous dire que je n’aime pas beaucoup cette dénomination… Dans mon cas, cela se traduit par le fait que je n’ai pas l’usage de mes jambes et que mon bras droit ne fait pas souvent ce que j’attends de lui. Par ailleurs, j'ai quelques difficultés à me repérer dans l'espace. Pour le reste, j’ai à ce jour un cursus scolaire normal au Lycée Borda de Dax. »

« Optimisme et courage »

Et l'adolescente de se rappeler : « En 2007, Maman a été géniale, elle a tout de suite dit banco pour l'équitation alors que je m'étais essayé sans succès à la natation et même au cirque ! Par contre trouver un centre équestre qui m’accepte a été plus compliqué : une petite fille de 7 ans en fauteuil électrique qui demande à faire un sport à risque cela fait un peu peur. » Sa progression fut fulgurante et les résultats là dans de nombreux concours. Et la jeune cavalière dont les valeurs sont « optimisme et courage », ne manque pas d'ambitions, envisageant une carrière internationale. Mais participer à des compétitions internationales, cela nécessite des budgets. Une inscription à une compétition internationale ce n'est pas moins de 3 000 €, tous frais compris intégrant un engagement de 500 €. Ainsi, en 2010 se fonde l'association le Rêve de Léa, dont la mission est de trouver des sponsors et partenaires afin de l'accompagner dans ses ambitions sportives. Et puis, elle est repérée par la Fédération Française d'Équitation handisport... En 2014 , son nouvel entraîneur, Xavier Clemenceau, ancien Garde Républicain, spécialiste de dressage, se charge de faire travailler Léa dans le Sud Ouest, à Dax. Les entraînements se poursuivent tous les 15 jours sur Saumur au Pôle France, avec Nadèje Bourdon.

Rapsodie, une vraie maman

Pour continuer de progresser, Léa a besoin d’un cheval de concours. Le choix s’était porté sur Lipton 6 ans (Oldenburg) un cheval qui appartenait à Bernadette Brune élevé au Domaine des Grands Pins à Vidauban. Malheureusement son caractère «regardant» ne convient pas toujours. À la recherche de la perle rare, c'est à Saumur qu'elle la trouve avec Rapsodie, une jument de 8 ans. Au départ, quelques inquiétudes pour son entraîneur saumurois, Nadèje Bourdon (photo ci-contre) : « C'est une jument qui a deux métiers : la compétition en paradressage, mais aussi les galas du Cadre Noir. En plus, c'est une jument qui peut se mettre dans l'émotion. Et instinctivement, un cheval qui se met dans l'émotion fuit. Mais finalement, je suis très satisfaite du résultat, après que nous ayons établi des codes en rapport au handicap de Léa : Rapsodie est maintenant une vraie maman pour Léa qui s'adapte totalement à elle. » Et Léa ne rajouter conquise : « Ce fut un travail d'équipe de longue haleine, mais qui a payé. Au centre de tout cela, il y a une véritable histoire d'amitié qui s'est créée entre Rapsodie et moi, mais aussi avec Nadèje. » Et la pétillante cavalière de conclure : « Mon rêve c'est bien sûr d'aller le plus loin possible au plus haut niveau. Mais c'est aussi de montrer à tous que malgré le handicap, il y a une vie en fauteuil et qu'il faut se battre pour garder son autonomie. »

Un entourage à toute épreuve

Contre vents et marées au milieu des tourmentes de la vie, Cathy Hargous la maman de Léa (photo ci-contre) au-delà d’être aussi une fondue de cheval, forme avec sa fille un tandem indestructible, mais combien fragile. Pompier professionnel, Cathy n’hésite pas après 24h de garde à prendre la route avec le Scudo familial pour faire 1 200 km aller-retour et emmener Léa pendant le week-end s’entraîner à Saumur. Au-delà du quotidien de vie de Léa, pas simple qu’elle assume seule, Cathy puise cette force extraordinaire dans leur amour. « C’est une belle histoire qui doit continuer ». Léa et Cathy ont mis en place un nouvel environnement d’entraînement. La seule solution était de créer une carrière dans la propriété des grands-parents, un box pour le futur cheval de concours pour mettre en pratique au quotidien et ainsi réussir la fusion couple/cavalier indispensable en haut niveau. Nadèje Bourdon continue à la suivre régulièrement en stage à Saumur. Et Cathy Hargous d'être réconfortée : « Depuis que l'association nous suit, je peux enfin être à 100% pour ma fille et les chevaux. C'est l'association qui s'occupe de tout le reste, la logistique, la communication, la recherche de partenaires... »
Jean-Pierre Villaret, président du Rêve de Léa depuis 3 ans souhaite aller encore plus loin : « Notre objectif aujourd'hui, c'est de passer à un niveau plus professionnel, avec des partenaires nous accompagnant sur le haut niveau. Ainsi, avec des partenariats comme celui avec la SAUR aujourd'hui qui nous octroie pour cette année 8 000 €, c'est une page qui est en train de s'inscrire. N'oublions pas qu'une saison de Léa, c'est au minimum un budget de 25 000 € ! » Et celui qui,cinéaste au départ ayant connu Léa en voulant réaliser un film sur elle, de conclure : « Avec Léa, c'est une aventure humaine extraordinaire. »

Un partenariat local pour des ambitions internationales

Ce 27 octobre la fondation SAUR Solidarités (1), remettait un chèque de 8 000 € à l'Association Le Rêve de Léa, via une convention. « La convention a pour objectif de faciliter la logistique des entraînements nécessaires à la préparation des prochaines échéances sportives internationales de Léa », expliquait Franck Cadoret, directeur régional de SAUR. Et Aurélie Murat, déléguée générale de la fondation de rajouter : « Le parrain du partenariat, David Raffier, chef de l'agence Anjou, s'impliquera personnellement dans le parcours de la jeune cavalière et suivra avec la plus grande attention son parcours. » Car pour Franck Cadoret, une chose est avérée, ce n'est pas du one shot : « Nous nous inscrivons dans la durée afin que l'association ait tous les moyens nécessaires pour rendre de tels rêves solidaires possibles. »

Ce jeudi 27 octobre à l'IFCE de Saumur, une cérémonie emplie d'émotion et d'admiration (vidéo 5'31)



(1) SAUR Solidarités est la fondation du Groupe SAUR. Avec un fonds de 150 000 € annuels, elle soutient des actions en lien avec la coopération internationale et le développement local des territoires. Ces actions s'exercent dans les domaines d'intervention du groupe SAUR ou toutes démarches d'intérêt public, telles que l'innovation sociale ou l'insertion professionnelle. En assistant des projets d'intérêt général parrainés par des collaborateurs présents sur le terrain, SAUR Solidarités souhaite accompagner la dynamique des territoires en France et à l'étranger. Les initiatives concrètes identifiées contribuent à la qualité de vie et au soutien de la croissance économique et sociale. Au-delà de la dotation accordée, le groupe SAUR met toute son expertise, son savoir-faire, ainsi que l'envie et l'implication de ses collaborateurs au service de ces projets. En savoir plus : www.saur.com/le-groupe/saur-solidarites/.


Article du 27 octobre 2016 I Catégorie : Vie de la cité

 


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