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Dossier : Migrants, réfugiés, des différences ?

Migrants ou réfugiés ? Avec près de 65 millions de personnes déracinées à l’échelle mondiale et les traversées de la Méditerranée par bateaux qui font la une de l’actualité presque chaque jour, il devient de plus en plus courant de voir les termes « réfugié » et « migrant » être utilisés de façon interchangeable par les médias et le public. Et pourtant les deux statuts sont bien différents. Alors que 109 personnes sont arrivées à Saumur depuis le mois d'octobre 2015 (relire), dont 40 enfants scolarisés du primaire au collège, quelques explications sont nécessaires...



Migrants, réfugiés, il existe une différence majeure. Les deux termes ont des significations distinctes. En les utilisant à tort, on pose des problèmes aux deux populations.

Quid de la terminologie « réfugié »

En droit international, les réfugiés sont des personnes qui fuient des conflits armés ou la persécution. Le « réfugié » est le statut officiel d’une personne qui a obtenu l’asile d’un État tiers. Il est défini par une des conventions de Genève (relative au statut des réfugiés), signée en 1951 et ratifiée par 145 États membres des Nations unies :
« Le terme “réfugié” s’appliquera à toute personne (…) qui, craignant d’être persécutée du fait de sa race (son origine), de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. »
Ce statut peut être « perdu » si la situation dans son pays a changé, si la personne y est retournée volontairement ou encore si elle a changé de nationalité. La protection des réfugiés revêt de nombreux aspects. Ceux-ci comprennent l’assurance de ne pas être renvoyé chez eux face aux dangers qu’ils ont fuis; l’accès à des procédures d’asile justes et efficaces; et des mesures visant à assurer que leurs droits fondamentaux sont respectés afin de leur permettre de vivre dans la dignité et la sécurité tout en les aidant à trouver une solution à long terme. Les États assument la responsabilité principale de cette protection. Par conséquent, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) collabore étroitement avec les gouvernements afin de les conseiller et de les appuyer s’il y a lieu pour assumer leurs responsabilités. A la fin 2015, selon Amnistie Internationale, ils étaient au nombre de 21,3 millions à travers le monde.

Quid de la terminologie « migrant »

Les migrants sont des personnes qui choisissent volontairement de quitter leur pays non pas en raison d'une menace directe de persécution ou de mort, mais pour des raisons économiques, politiques ou culturelles, surtout afin d'améliorer leur vie en trouvant du travail, et dans certains cas, pour des motifs d'éducation, de regroupement familial ou pour d'autres raisons. Contrairement aux réfugiés qui ne peuvent retourner dans leur pays en toute sécurité, les migrants ne font pas face à de tels obstacles en cas de retour. S'ils choisissent de rentrer chez eux, ils continueront de recevoir la protection de leur gouvernement. Dans les faits, les milliers de personnes ayant traversé la mer Méditerranée sont bien des migrants. Parmi eux se trouvaient des personnes considérées comme réfugiés par le HCR (comme les Syriens). Les autres, de nationalités diverses, quittant un pays en développement pour chercher une vie meilleure en Europe, sont dits « migrants économiques » car « ils font le choix du déplacement pour de meilleures perspectives pour eux et pour leurs familles », explique le HCR. Malgré tout, considérant que la majorité des migrants traversant la Méditerranée « viennent de pays en guerre ou en proie à des violences et des persécutions (Syrie, Afghanistan, Irak, Érythrée) », le HCR décrit le mouvement massif vers l’Europe comme « une crise de réfugiés ». Il utilise toutefois les deux termes, réfugiés et migrants, pour décrire la population dans son ensemble, assurant par exemple que, « jusqu’à aujourd’hui, 292 000 réfugiés et migrants sont arrivés par la mer en Europe en 2015 » (Ref Article du Monde du 25/08/2015).

Une distinction importante

Pour les gouvernements, cette distinction est importante. Les pays gèrent les migrants en vertu de leurs propres lois et procédures en matière d’immigration. Les pays gèrent les réfugiés en vertu des normes sur la protection des réfugiés et de l’asile aux réfugiés qui sont définies dans les lois nationales et les lois internationales. Les pays ont des responsabilités précises envers les demandeurs d’asile sur leurs territoires et à leurs frontières. Le HCR aide les pays à gérer ces responsabilités en matière d’asile et de protection des réfugiés. Inter-changer les deux termes détourne l’attention de la protection juridique précise dont les réfugiés ont besoin. Cela peut saper le soutien de la population pour les réfugiés et l’institution de l’asile à un moment où, plus que jamais auparavant, les réfugiés ont besoin d’une telle protection. « Nous devons traiter tous les êtres humains avec respect et dignité. De plus, nous devons nous assurer que les droits fondamentaux des migrants sont respectés. Par le fait même, nous devons également agir de façon juridiquement appropriée en ce qui concerne les réfugiés, en raison de leur situation particulière », explique le HCR sur son site.


Article du 22 novembre 2016 I Catégorie : Vie de la cité

 


9 commentaires :

22/11/2016 17:57:31 Commentaire de Humanité

"109 personnes sont arrivées à Saumur depuis le mois d'octobre 2015, dont 40 enfants". Voilà une phrase qui contredit tous ceux qui prétendent qu'il n'y a que des hommes. Article sain et utile pour nous rappeler que, réfugiés ou migrants, ce sont avant tout des humains.


23/11/2016 00:03:31 Commentaire de brugiere

il y a la charité qui nous impose certaines règles de vie personnelle et il y a la réalité politique. ma charité consiste à aider un certain nombre d'oeuvres religieuses catho car elles sont au coeur de la magnifique civilisation chrétienne. Et puis il y a la politique. La politique devrait nous mettre à l'abri de ces barcasses qui déboulent près de chez nous. ce sont des ennemis et l'Etat devrait les traiter comme tels. Ces barcasses portent des ennemis qui nous haissent depuis 1000 ans. C'est le B.A.BA de ce qui se dit dans toutes les mosquées. Prendre une revanche sur les Roumis qui dominent le monde par leur science et leur technologie. alors que le Coran dit que les musulmans sont les seuls à être en ligne directe avec Dieu. Aujourd'hui, leur démographie énorme leur fait penser, qu'enfin, Dieu est revenu de leur côté comme sous Mahomet. Ils sont la masse, c'est donc que Dieu leur donne l'outil pour nous dominer.Conclusion: il n' y a pas 2 moyens pour empêcher cette barque d'arriver jusqu'à nous. Un pays n'est pas là pour faire de la charité mais pour permettre aux populations de vivre sous des lois acceptables qui ne sont pas celles des DDH et de les défendre contre des prédateurs. Les populations sont en droit d'exiger des députés sénateurs et autres, de régler ces pb. Ce n'est pas à l'homme de la rue d'imaginer des solutions.


23/11/2016 11:56:05 Commentaire de Juste

Merci brugiere pour cette analyse socio-démographique. Merci de poser la Réalité. L'analyse démographique est la clé principale de compréhension pour estimer la catastrophe qui arrive. Il ne reste que 5 à 6 ans maximum pour que toutes les bulles illusionnistes des soit disant humanistes explosent, la novlangue des médias à ses limites pour atténuer la dissonance cognitive des biens-pensants de l'ouverture des frontières. Lire l'Histoire ne peut même pas nous renseigner de la Grandeur du Remplacement (non-laïque) future. Grâce au SDF.


23/11/2016 22:07:14 Commentaire de Nostromo

Les barcasses qui envahissent l'Europe ! Vite au secours les Maures nous envahissent ! Heureusement que tous les français ne sont pas les descendants de Vichy !


23/11/2016 22:39:37 Commentaire de Juste

Merci Nostromo pour ce reductio ad hitlerium. Bel exemple de novlangue. L'artillerie lourde n'est pas connu pour sa finesse


24/11/2016 07:31:21 Commentaire de Pourquoi encore cet article?

Des explications, des raisons, des justificatifs peut-être pas inutiles mais nous avons atteint le surdosage. Au vu de la photo, est-ce à dire qu'ils vont débarquer sur les quais de la Loire au pied de la mairie?


24/11/2016 13:03:14 Commentaire de Nostromo

Je ne sais pas qui parle la novlangue, mais réduire la misère du monde à un combat immigrés qui viennent profiter de notre argent et de notre système social contre résidents qui sont spoliés par ces migrants, la novlangue de big brother est bien là ! L'intégrisme qu'il soit catholique ou islamique n'est certainement pas la solution... à moins qu'on désire aller vers l'affrontement physique... mais où pourrions nous alors nous réfugier, quel pays désirerait nous accueillir ?


26/11/2016 11:27:01 Commentaire de Juste

Nous parlons maintenant de Big Other. Bon à vous de défendre la misère du monde et de défendre les thèses rousseauiste du déracinement. Ces migrants font bon acte de marchandisation mondial des capitaux humains. Remplaçons : "un Yankee par trois chinois" Marx. Le capital - Livre Premier. Le développement de la production capitaliste. Section VII : Accumulation du capital. Chapitre XXV : Loi générale de l'accumulation capitaliste. III Production croissante d'une surpopulation relative ou d'une armée industrielle de réserve :


07/12/2016 14:29:48 Commentaire de On peut nous expliquer

Après avoir laissé entrer toutes ces personnes sans aucun contrôle voici ce qui vient d'être annoncé : Source France 3 Nord Pas de Calais et divers autres médias (il y a quelques jours) Migrants de Calais : "une prime exceptionnelle de 2.500 euros pour inciter au retour dans leur pays. Les migrants acceptant de rentrer dans leur pays pourront, dans le sillage du démantèlement de la "Jungle" de Calais et jusqu'à la fin de l'année, toucher une prime exceptionnelle de 2.500 euros maximum, a-t-on appris mercredi auprès de l'Ofii. (Office Française de l’immigration et de l’intégration)" // C'est formidable, l'argent coule à flot!


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