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Longué : Chez Anjou Électronique, on fête la femme tous les jours

Alors que la Journée Internationale de la Femme 2017 aura lieu ce mercredi 8 mars, Le Kiosque vous embarque dans l'univers très féminin de l'entreprise Anjou Électronique de Longué-Jumelles, spécialisée dans l’intégration électrique et électronique. Filiale du groupe Deroure avec Ametra Ingénierie, l'usine Anjou Électronique est composée de près de 100 femmes, ce qui représente presque 65% du personnel. « La diversité et la mixité au sein de nos équipes font partie de l’ADN de notre groupe » nous explique d'ailleurs Anne-Charlotte Fredenucci, la présidente du groupe Deroure.



L'usine Anjou Électronique, spécialiste de l’intégration électrique et électronique, est l’une des deux filiales du groupe Deroure. « Nous accompagnons de nombreux clients dans les domaines de l’aéronautique, de la défense, des énergies, du médical ou encore du ferroviaire. Notre établissement à Longué-Jumelles a reçu le prix de la meilleure usine de l’Usine Nouvelle, en 2015 » résume Anne-Charlotte Fredenucci, la présidente du groupe Deroure.

« C’est presque 65% de notre effectif ! »

Ce qui fait aussi la particularité de l'entreprise d'Anjou Électronique, c'est la part importante qu'occupent les femmes au sein du personnel. Près de 100 femmes travaillent en effet dans cette usine, à Longué-Jumelles. « C’est presque 65% de notre effectif ! » remarque Anne-Charlotte Fredenucci. Deroure compte également 40 femmes ingénieures chez Ametra Ingénierie, 2ème filiale du groupe. « La diversité et la mixité au sein de nos équipes font partie de l’ADN de notre groupe » ajoute la présidente. Même si certains clichés ont la vie dure, de plus en plus de femmes se tournent vers des filières techniques ou d’ingénierie en France… « et heureusement ! » se réjouit Anne-Charlotte Fredenucci. « C'est une vraie valeur ajoutée pour notre industrie et de belles opportunités de carrière pour elles. Je serai d’ailleurs marraine de la prochaine semaine de l’entrepreneuriat féminin en Pays de la Loire. L’occasion pour moi d’aller à la rencontre de jeunes lycéens et d’échanger avec eux sur ma vision d’entreprise et des métiers techniques. Peut-être même de susciter des vocations d’ingénieurs chez des jeunes femmes ».

Rencontre avec Florie et Nadège, salariées chez Anjou Électronique

Florie et Nadège font partie de ce personnel à 65% féminin. Florie possède une licence professionnelle en tant qu'animatrice qualité. Après un an d'alternance chez un équipementier automobile, elle rejoint Anjou Électronique en 2008. « En 2015, la Direction m'a accordé sa confiance en me nommant responsable du service qualité », explique-t-elle. Nadège, quant à elle, a effectué des études administratives et a travaillé dans le domaine de la bijouterie, à la confection, avant de proposer ses services à Anjou Électronique. « L'opportunité s'est présentée en 2001 de travailler dans un secteur en plein développement, dans ma localité. Je suis entrée chez Anjou Électronique comme câbleuse. Il s'agissait de travailler sur le câblage électronique, notamment dans le domaine du médical. Ce travail demande de la minutie car la réalisation se fait uniquement sous binoculaire... avec un fil de la taille d'un cheveu », précise-t-elle.

Le Kiosque : Quel est votre rôle actuel dans l'entreprise Anjou Électronique ?

Florie : « Je suis chargée qualité fournisseurs et projets. La « qualité » dans notre secteur est fondamentale. Elle l'est surtout dans le pilotage des fournisseurs et dans notre capacité à être force de proposition auprès des clients : livraison de produits clés en main, suggestion de nouveaux modes de fabrication pour réduire les coûts et accélérer la fabrication… Ainsi, sur un équipement critique et mâture du Rafale, nous avons proposé à notre client 22% de baisse de prix par une refonte en profondeur de la « supply chain » : accréditation de nouveau fournisseurs, remplacement de pièces plastiques injectées par des pièces thermoformées, etc... Dans mon métier, le niveau d'exigence est donc très élevé, dans les relations tant avec les fournisseurs qu’avec les clients ».

Nadège : « Depuis 2011, je suis devenue responsable d'une unité de production. J'encadre une équipe de 30 personnes. Mes collaborateurs sont en charge de la réalisation de différents produits dans le domaine de l'aéronautique ou encore l'aérospatial. Nous accordons une importance au développement de la polyvalence au sein de nos équipes. Nous mettons en place des formations internes avec un suivi par le service qualité. De quoi couper court à une certaine forme d'appréhension. Au-delà du travail quotidien sur l'assemblage des produits, nous réalisons notamment chaque semaine des réunions-bilans afin de contrôler l'avancée de notre travail ».

Florie : « C'est aussi grâce à ces formations internes que nous assurons un niveau de qualité à nos clients ».

Le Kiosque : Quelles sont les qualités qui vous semblent nécessaires pour exercer ces métiers ?

Florie : « Pour exercer le métier de Chargée Qualité, il est nécessaire d’être polyvalente, rigoureuse, autonome et curieuse. En contact avec les fournisseurs et les clients, des qualités relationnelles sont aussi primordiales. Le métier de câbleuse demande de la patience, de la minutie et de la rigueur. Il s'agit de travailler à la réalisation de produits sous binoculaire. Parfois 192 câbles de la taille d’un cheveu sont à connecter sur un produit et il est impossible de réaliser ce travail à l'œil nu ! ».

Nadège : « À mes débuts chez Anjou Électronique, mon expérience dans la bijouterie m'a aidé sur ce point. C'est un travail de précision. Le métier d'encadrant demande une bonne analyse, de la réactivité, de la persévérance, de la rigueur, mais également de l'écoute et de la patience».

Le Kiosque : Avez-vous ressenti un « plafond de verre » au cours de votre carrière ?

Nadège : « Je n'ai jamais eu d'appréhension concernant l'environnement ou le secteur d'activité lorsque je suis arrivée chez Anjou Électronique comme câbleuse. Je ne dirais pas la même chose concernant mon évolution. Si je suis arrivée là où j’en suis, c'est à force de travail et également grâce aux encouragements de mes collègues. Mais surtout parce que ma direction m'a fait confiance et m'a démontré que je devais croire en moi. Je suis la preuve qu'avec de la détermination et de bonnes formations internes, l'on peut franchir les étapes ».

Le Kiosque : Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes qui veulent entreprendre une telle carrière ?

Florie : « De croire en soi. Il ne faut pas avoir peur de s’engager dans une voie. La priorité est de faire ce que l’on aime et surtout ne pas se laisser influencer par les préjugés ».

Nadège : « Je leur dirais d'y croire ! Vraiment ! Que bien entendu tout ne sera pas facile, mais les femmes sont fortes et capables de grandes et belles choses ! ».


Article du 07 mars 2017 I Catégorie : Vie de la cité

 


1 commentaire :

08/03/2017 01:28:20 Commentaire de DAVID

un domaine d'avenir... espérons que cette entreprise restera à Longué...


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