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Saumur. La victoire d'Emmanuel Macron et les réactions en vidéo

Ce n'est pas la grande fête de 1981 dans les rues de Saumur. La victoire était attendue et il n'y a eu ni trompettes ni klaxons. C'est au bar, "Brèves de comptoir" que les militants "En marche" ont fêté le sacre de leur dauphin. Place maintenant aux législatives pour donner une majorité au président. Les présents et les candidats putatifs ont livré leurs sentiments ci-après en vidéo.



5, 4, 3, 2, 1.... les "marcheurs" avaient préparé la mise en scène pour la photo. La surprise n'était pas de la partie. Chacun avait un petit nœud au ventre. "On ne sait jamais" mais c'est plus l'ampleur du score. Les chiffres de 63% ou 62.5 échappés de Belgique circulaient. "Il aurait fallu qu'elle fasse moins de 30". Les blancs et nuls font 10% contre 5.6 en 2012. "Ce n'est pas beaucoup vu les circonstances". En face, enfin route de Rouen, la permanence départementale du FN à Saumur n’avait pas ouvert ses portes, avant ou après les résultats.Là c'est l'inverse les espoirs sont déçus.
Place maintenant aux Législatives. Qui aura l'investiture En Marche. Ils sont une vingtaine à l'avoir demandé dont la candidate Meriem Baba qui a déjà celle du PS.


Bertrand et ses amis, ont fêté la victoire comme il se doit

Alain Nicolas Coquema, ex membre de l'UDI ne brigue pas d'investiture.


Même chose pour Maud Lelièvre qui après avoir participé activement à la construction du mouvement En Marche ! dans le Saumurois va se concentrer à nouveau à son métier d'avocate.


Meriem Baba se satisfait de la victoire et aimerait bien obtenir aussi l'investiture "En Marche"


Simon Holley, responsable du mouvement en Saumurois souhaite donner une majorité et un renouveau du personnel politique



Article du 08 mai 2017 I Catégorie : Politique

 


18 commentaires :

08/05/2017 10:29:10 Commentaire de VB

Tous les socialistes Meriem Baba en tête de gondole , attende une place....bravo le PS pour votre soutien à Hamon , vous étes des "lopettes"


08/05/2017 11:39:04 Commentaire de citoyenne

c'est sûr que les primaires de gauche comme de droite n'ont servi qu'à éliminé les candidats!!! ensuite diabolisation du FN mais aussi lynchage de Fillon ont amené les électeurs à voter Macron , l'élu désigné par la finance et Hollande qui n'a pas pu se représenter dû au bilan de son quinquennat et de son impopularité, maintenant les législatives vont avoir lieu et faire barrage au plein pouvoir de Macron !!!


08/05/2017 14:10:56 Commentaire de gina

C' était l' évidence même la victoire de Macron. La campagne a été basée uniquement sur (il faut faire barrage au FN) il n' a pas eut de mal a gagner. Même les journalistes ont été payés pour lui faire de la publicité !!!!! Ecoeurant une politique aussi pourrie. Dites-vous bien que nous sommes débarrassés d' un minable pour reprendre le même type de profil.


08/05/2017 14:52:23 Commentaire de Tony Chapiteau

Pour moi en marche est synonyms de renouveau et non du recyclage d'elus qui veulent juste aler vers un parti politique qui gagne. Je ne comprend pas l'attitude de Mme Baba qui va ou le vent tourne quelle trahison pour les socialistes...moi je voterai pour un vrai candidat "en Marche" present dans les reunions depuis le début.


08/05/2017 15:53:36 Commentaire de Bon ben voilà c'est fait!

Et maintenant qu'on a évincé par la petite porte "la gauche, et la droite", qui nous engluent la vie depuis maintenant près de 250 ans , on va ouvrir la fenêtre pour les héberger à nouveau, "parce-qu’on est qu'on est pas des salauds (pes) ? " TOUS DEHORS, et Gougou d'abord!!!


08/05/2017 17:30:16 Commentaire de La gauche rejetée

La gauche rejetée aux primaires par les électeurs de gauche eux-mêmes et maintenant certains veulent une investiture "en marche". J'espère que Monsieur Macron ne va tomber dans ce piège de reprendre les mêmes et de recommencer la même chose. Je lui souhaite une bonne réussite et qu'il apporte le changement tant espéré et ce dans tous les domaines.


08/05/2017 18:51:26 Commentaire de MDR

à souligner le faible nombre de voix pour Micron. - de 40% de l'électorat ça calme. On l'attend au tournant !


09/05/2017 08:09:16 Commentaire de a.girardeau

Bientot en marche arriére et la vaseline est offerte par le ps


09/05/2017 13:37:53 Commentaire de Engagé

La particularité de EM est de pouvoir arrêter de cliver les idées et de les répartir entre catégories: tantôt de droite et tantôt de gauche.L'audace de ce mouvement est de permettre une nouvelle manière de travailler ensemble quelque soit sa famille politique et sans renier ses valeurs! Le but est de construire ensemble et non pas de s'empêcher de construire parce qu'on est du parti opposé. On peut être de gauche et adhérer à cette nouvelle méthode de faire et c'est précisément le cas de Meriem Baba.Il faudrait être naïf pour croire qu'elle a attendu l'élection d'Emmanuel Macron pour solliciter la double investiture. C'est bien mal la connaître de croire qu'elle va là où le vent souffle le plus fort.Cette décision est la sienne mais également celle d'une équipe avec laquelle elle travaille depuis qu'elle est secrétaire de section au PS et aussi à n'en déplaise à ses adversaires politiques, à denomnreux socialistes.


09/05/2017 19:31:31 Commentaire de Raymond

Pourquoi tant de mots blessants et d’incompréhension à moins que ce soit une méconnaissance totale de nos institutions. M. Macron est notre président de la République. Dont acte. Il a la légitimité pour nous représenter ici, maintenant et partout dans le monde. Lorsque je lis qu’un futur candidat est surpris parce qu’il «... s’attend à entrer vraisemblablement dans un régime parlementaire » (CO du 9 Mai 2017) je tiens à le rassurer. En effet, et sauf erreur de ma part ou à moins que le droit Constitutionnel ait évolué à ce point, nous sommes dans un régime parlementaire. Le bicamérisme, auquel il souhaite participer, est d’ailleurs caractéristique du parlementarisme français. Je ne comprends donc pas ses craintes, sauf peut-être celles de ne pas être élu. Au plan général, que des réformes soient indispensables, j’en conviens. Engager une cure d’amaigrissement du train de vie de l’Etat par exemple ; mais aussi, lutter contre un effectif pléthorique de parlementaires, justement ; assainir les us et coutumes des élites politiques...Bien sûr ! Mais, lancer notre pays résolument vers l’avenir avec une jeunesse pleine d’espoir et d’enthousiasme, ne sont-ce pas là les formes essentielles de la grandeur de la tâche qui attend le nouveau Président et toutes celles et ceux qui, comme Mériem Baba, Simon Holley et autres soutiens, disent clairement où ils veulent aller et avec qui. Faire un procès d’intention « en trahison » à l’encontre de Mme Baba c’est assez cocasse et si j’osai je dirai presque comique si l’on étudie le parcours de certains. Mais voyez-vous, j’estime (certainement à tort) que la dignité passe par le respect de tous et de chacun. Vraiment je ne comprends pas les attaques aussi nulles. Les mots vous manquent-ils donc tellement pour vous exprimer ? Redresser la France dites-vous. Alors commençons par nous rassembler...Et bien sûr autour des valeurs et des attitudes du mouvement qui est résolument en marche.


09/05/2017 20:15:19 Commentaire de Electeur

Pour faire suite à différents articles, si vous lisiez le kiosque, la citoyenne Baba soutenait Mr Valls puis Mr Hamon conformément à la discipline républicaine, craignez vous que EM s\\\'appuie sur des gens nouveaux issus de la gauche. Où est la contradiction alors que d\\\'autres candidats n\\\'avouent pas encore leur préférence.


09/05/2017 21:37:35 Commentaire de En route

En marche prône l'individualisme, alors pourquoi être surpris que ceux qui souhaitent l'investiture de ce nouveau parti ne soient pas des girouettes


09/05/2017 22:18:14 Commentaire de Antoine Doisnel

Le commentaire de Girardeau montre bien le niveau intellectuel du bonhomme


10/05/2017 07:57:46 Commentaire de guillaume.

On en reparle dans a peine six mois de l effet poudre aux yeux une fois que les ex cocux d hollande s'habitues a leur nouveau statue de cocus de macron.


10/05/2017 09:49:43 Commentaire de elle est pas belle la vie

Les déçus d’En marche sont remontés contre le bidouillage de Delevoye On sait que Jean-Paul Delevoye a présidé la commission d’investiture d’En Marche. Cet ancien président du Conseil Économique, Social et Environnemental, ancien ministre, ancien député, ancien sénateur, ancien maire, ancien conseiller régional, bref, le candidat du renouveau, a repris les bonnes méthodes de désignation qui ont fait leur preuve: un entre-soi opaque où des critères réputés transparents se transforment en machine à légitimer l’investiture des anciens et des apparatchiks. La méthode devrait être destructrice pour un parti conduit par un chantre du “renouvellement des élites jusqu’au bout”: tous ceux qui ont cru aux promesses du gourou comprennent maintenant qu’elles n’engageaient que ceux qui les ont entendues. Selon les mauvaises langues victimes d’une procédure qu’ils n’ont manifestement pas bien comprises, la déception est forte et prête à critiques. Ils assurent même que les noms qui sortiront de la cocotte minute jeudi prochain ne répondront pas aux critères annoncés la main sur le coeur par Emmanuel Macron, Richard Ferrand et Jean-Paul Delevoye réunis: il n’y aurait ni assez de femmes ni assez de gens nouveaux sur les listes définitives. On vérifiera avec attention cette assertion dans quarante-huit heures. Les anciens élus font-ils partie de la société civile? En attendant, il reste un flou: des gens comme Olivier Véran, plausible prochain ministre de la santé, suppléant en 2012 de la députée de Grenoble Fioraso et devenu député, de 2012 à 2015, à la faveur de la nomination de celle-ci comme ministre, font-ils ou non partie de la société civile qui disposerait de la moitié des investitures du mouvement jupitérien En Marche? Selon Richard Ferrand, non. Selon Jean-Paul Delevoye, le lumineux chargé des investitures, oui. Bien entendu, la réponse n’est pas neutre. Elle risque en effet de plomber ou non le quota de “nouveaux” proposés par En Marche, et d’augmenter d’autant la file des déçus. Une subtile maîtrise du calendrier Initialement, En Marche devait annoncer ses investitures dès le lendemain du second tour. Puis… l’annonce a été repoussée à jeudi. Les candidats investis ont certes tous été informés (confidentiellement) de cette investiture, et auraient dû acheter (selon nos informations) la mallette du candidat (vendue plusieurs milliers d’euros, selon des pratiques initiées… au Front National). Mais leur nom est tenu secret. Pourquoi repousser la date de dévoilement? En partie pour imiter au maximum le temps de riposte des déçus. Les candidatures doivent en effet être déposées en préfecture entre lundi et vendredi prochain. C’est très court pour se “retourner” quand on découvre qu’on n’en sera pas mais qu’on veut quand même structurer un mouvement collectif. Vers un parti pirate d’En Marche? Sans surprise, donc, les promesses citoyennes d’En Marche font leurs premiers déçus officiels. Ceux-ci étaient séduits par le côte bottom up du mouvement: l’aspiration des idées du bas vers le haut. Le passage à la présidence jupitérienne tue ce mouvement ascendant et clôt le chapitre participatif du mouvement. Une fois arrivé au pouvoir, Emmanuel Macron jette le masque et ne cache plus sa préférence pour l’impulsion venue du haut. en marche a vécu. D’où l’idée de certains de le recréer. Reste à savoir si la copie peut exister sans le maître.


10/05/2017 13:32:01 Commentaire de Tony chapiteau

Baba manque de courage pour une avocate, son seul projet c est de se faire élire par tous les moyens,il lui reste que l investiture des Republiquais pour s'assurer de la victoire


10/05/2017 15:55:22 Commentaire de Merkel 1, Macron 0

Merkel 1, Macron 0 : Emmanuel Macron perd une première bataille majeure dans le rapport de force avec l’Allemagne (et la “guerre” paraît mal engagée...) Là où Sarkozy et Hollande avaient échoué, Emmanuel Macron se promet de réussir. Mais Angela Merkel a su montrer au nouveau Président français qu'il ne s'agirait en aucun cas d'une promenade de santé. Hollandisé Publié le 10 Mai 2017 Merkel 1, Macron 0 : Emmanuel Macron perd une première bataille majeure dans le rapport de force avec l’Allemagne (et la “guerre” paraît mal engagée...) Angela Merkel a déclaré que le "soutien allemand ne pouvait remplacer les réformes françaises" et qu'elle ne voyait pas pourquoi l'Allemagne devait en priorité changer sa politique. Alors que la première visite officielle du nouveau Président devrait le mener comme son prédécesseur à Berlin, l'Allemagne n'essaye-t-elle pas de calmer les espoirs français et enthousiasmes allemands pour ce nouveau président afin de négocier en position de force ? Angela Merkel n'a telle pas déjà "tirer la première" comme elle avait pu le faire auparavant, dès le début du quinquennat Hollande? Xavier Timbeau : Angela Merkel exprime là une position qui n'est pas nouvelle pour l'Allemagne et pour elle. Celle-ci consiste à rejeter l'analyse selon laquelle l'Allemagne serait responsable des misères de l'Europe, et les excédents courants allemands seraient un problème que l'Allemagne devrait résoudre pour apporter du soulagement au reste de l'Europe. Le gouvernement d'Angela Merkel rejette cette thèse, alors que ce dernier est soumis à diverses pressions de la Commission Européenne, de différents partenaires européens, du FMI ou de l'OCDE. Tous ont, eux aussi, pointé du doigt cette dimension-là. Donc de ce point de vue, Angela Merkel ne s'éloigne pas de la ligne qui a été tracée précédemment. Il y a quelques jours, Wolfgang Schäuble s'est exprimé sur ce point. Il disait que la seule source de l'excédent allemand était la politique de Quantitative Easing de la BCE. Lui-même était opposé à cela. Dès que ce Quantitative Easing arrêterait, l'excédent Allemand ne serait plus un problème pour le reste de l'Union Européenne. Angela Merkel ne montre qu'une seule chose : une grande cohérence du message que les Allemands passent à la France et à l'ensemble du monde sur leur politique. Maxime Sbaihi : Pour comprendre Angela Merkel, il faut se mettre à sa place, et voir qu'il y a deux choses qui rentrent en compte pour elle. Tout d'abord, elle a elle-aussi une échéance électorale dans quelques mois. Elle cherche à l'emporter, et c'est même actuellement sa priorité absolue, bien avant le nouveau Président français. L'AfD et surtout le FDP (libéraux qui sont assez sceptiques sur l'euro)) montent en puissance, et le FDP pourrait en plus être un potentiel partenaire de coalition pour Angela Merkel. Dans ce contexte-là, elle n'a pas forcément envie de négocier ou envoyer des signaux positifs au nouvel exécutif français. Et il faut savoir que de toute façon elle est en position de négociation, elle n'a donc pas tellement intérêt à montrer tout de suite de l'enthousiasme à son partenaire. Elle est une fine tacticienne, et va certainement faire preuve de prudence et patience comme à son habitude avant de faire de vraie déclaration de soutien au Président Macron (là où elle pouvait le faire sans difficulté au le candidat). Il faut donc interpréter tout ce qu'elle dit dans ce contexte-là, celui des négociations et des élections. Cela n'empêche pas pourtant de noter quelques points très positifs dans sa future relation à Macron. Elle l'a soutenu, l'a reçu à la Chancellerie et à même affirmé qu'elle souhaitait sa victoire dans un interview au Berliner Zeitung lors de l'entre-deux tours. C'est quelque chose d'assez fort. Cela fait cinq ans qu'elle attend cela de la part de la France : une main tendue, une opportunité et le mandat de François Hollande a été en ce sens un réelle déception. Et ce d'autant plus que Macron arrive à l’Élysée avec un autre discours que Hollande. Ce dernier était au début de son mandat moins européen, moins actif que son prédécesseur. Emmanuel Macron n'a pas tenu le même discours lors de sa campagne. Macron a beaucoup de réseau à Berlin. Il s'y est rendu officiellement à plusieurs reprises. Il a des relais très importants sur place. Certains cachent donc à mon avis leur joie à Berlin pour ne pas sortir de leur posture de négociateur. Ils sont prêts à lui accorder le bénéfice du doute. Mais ils veulent des preuves, car il y a eu beaucoup d'espoirs déçus avec Sarkozy et Hollande par le passé. C'étaient de grandes espérances qui se sont transformées en petites déceptions. Même si elle est prête à laisser la porte ouverte sur plusieurs projets, il y a toujours une certaine joie prudente à la Chancellerie. Il faut noter qu'un journaliste lui avait demandé récemment ce qu'elle pensait de la création d'un fond d'investissement commun mis en avant par Gabriel, et elle n'avait pas dit non. Une porte semble ouverte, mais elle l'est discrètement. L'équipe du Président serait divisée sur la question allemande. Il y a quelques mois il prêchait lui-même le chaud et le froid, critiquant la politique de consolidation budgétaire allemande tout en plaidant pour des réformes structurelles rapides pour "restaurer la confiance". Quel attitude et donc quelle stratégie peut-il adopter face à l'Allemagne dans les prochaines semaines ? Quelles devraient être les priorités françaises dans l'équilibre franco-allemand? Xavier Timbeau : On ne pourra pas faire bouger les Allemands, comme certains aimeraient le penser, en les obligeant à accepter une relance de leur économie et à prendre en compte la conjoncture européenne. Les efforts de la Commission Européenne pour parler du fiscal stance –de la politique budgétaire au niveau de la zone euro- se sont heurtés à une fin de non-recevoir de l'Allemagne, qui considère que, de ce point de vue-là, elle a le droit de mener les politiques qu'elle souhaite, dans son intérêt, et qu'elle ne va pas se plier à des considérations européennes. On n'arrivera pas à faire faire des choses aux Allemands contre leur intérêt, et contre leur gré. Ce que Emmanuel Macron avait pu suggérer quand il était ministre de l'Économie, qu'il pouvait y avoir une sorte d'échange où la France accepterait de faire des réformes structurelles, et l'Allemagne ferait un plan d'investissement n'a pas de sens politiquement. La seule chose que l'on pourrait obtenir des Allemands, serait d'essayer de briser la question de l'unanimité en Europe qui revient de faite à donner beaucoup de pouvoir au conseil de l'Europe, et d'aller vers une forme de décision plus démocratique en Europe. C'est un principe de démocratie auquel sont sensibles les allemands. L'intérêt des allemands d'avancer sur l'harmonisation fiscale, ou d'un impôt plancher sur les sociétés en Europe, peut leur donner envie de soutenir des règles de décision en Europe qui ne soit pas l'unanimité de chaque État membre, mais d'autres formes de décisions passant soit par le parlement européen, soit par une assemblée ad hoc de la zone euro par exemple. Maxime Sbaihi : Je pense qu'il faut privilégier la logique du donnant-donnant. Macron sur ce point a été assez clair lors de sa campagne, ce qui lui permets d'avoir de la crédibilité. Il a clairement eu un discours affirmant qu'il fallait clairement que la France reconnaisse ses lacunes avant de critiquer celle des autres. Ce que les Allemands ont apprécié. Ils ont l'habitude d'entendre les critiques des autres sans que la France n'écoute sérieusement ce qu'ils demandent. En ce sens Macron est assez novateur. La stratégie a adopter est une attitude de patience et de bonne volonté. On ne peut pas demander à la chancelière de changer d'attitude juste avant les élections. L'équipe de Macron le sait. Tout ce qui va sortir, tous les commentaires allemands des quatre prochains mois sont à prendre avec des pincettes. Du côté de la France, il va falloir commencer par montrer des gages de sérieux. Le point crucial est celui de la réforme du marché du travail, que Macron a promis de mener dès cet été et par ordonnances. Cela serait un signal fort envoyé à l'Allemagne. Le terrain serait bien préparé pour l'après-élection, peu importe le vainqueur d'ailleurs, SPD ou CDU. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles ils peuvent être d'accord, et stratégiquement il serait intelligent de mettre ces dossiers sur la table en premier. Tout d'abord le Brexit, qui met d'accord Macron et tous les prétendants à la Chancellerie. Macron a promis des réformes structurelles, et ils sont plutôt d'accord avec ce pan du programme. Et la proposition de fond d'investissement n'a pas l'air de déplaire à Angela Merkel. Après on pourra passer aux sujets qui fâchent. Ce n'est pas pour rien que Macron n'a pas parlé des Eurobonds pendant la campagne. Les excédents commerciaux allemands sont encore au plus haut au premier trimestre de 2017; une situation qui est presque unanimement critiquée à l'international, notamment de la part des États-Unis (la critique passant de Ben Bernanke à Donald Trump). La situation commerciale allemande est elle encore défendable par Berlin ? Ses défenseurs, comme Wolfgang Schäuble, sont ils véritablement susceptibles de "lâcher" sur ce point ? Xavier Timbeau : C'est une ligne assez dure pour les Allemands. Ces derniers ne veulent pas rentrer dans le débat de la responsabilité de leurs excédents courants, et ne veulent pas mettre en œuvre des politiques pour baisser ces derniers, à part peut-être l'appréciation de l'euro. C'est à peu près le seul levier qu'ils pourraient accepter et considérer favorablement. Pour eux, cette question-là n'est pas un problème. C'est le résultat de la grande performance de la compétitivité de l'Allemagne. Ceci étant dit, les américains, avec à leur tête Donald Trump, ont un peu changé la donne. Ils menacent d'exercer des rétorsions sur l'Allemagne, ce qui risque d'alimenter un débat un peu pervers en Europe, déjà alimenté par Wolfgang Schäuble qui fait la connexion entre le quantitative easing et l'excédent commercial. Celui-ci voudrait détourner la pression américaine, pour la reporter sur la banque centrale européenne et l'abandon du quantitative easing. Maxime Sbaihi : Effectivement, c'est le sujet sur lequel l'Allemagne est constamment attaquée. Macron a ouvertement critiqué ses surplus. Les surplus sont un problème pour la région tout comme pour l'économie allemande. Quand on regarde la croissance allemande on observe que la consommation intérieure est trop faible et provoque ce déséquilibre. Il y a dans une certaine mesure un problème de politique budgétaire (le fameux 0% auquel tient énormément Schaüble). Ils argumentent généralement en parlant d'un problème de démographie. Ils se donnent aussi des règles budgétaires très strictes sur la dette. Si Merkel gagne cette élection, peut-être qu'elle reconduira Schaüble. Il y a de grandes chances, et c'est un problème pour les surplus, surtout quand on voit le niveau d'investissement publics dans l'économie allemande, qui est très bas. L'infrastructure est aussi en fort état de détérioration. L'Allemagne, à force de mener sa politique d'équilibre budgétaire est en train de compromettre son futur économique. Le seul problème est celui des salaires, qui malgré une économie de plein emploi, n'augmentent pas assez. Mais sur ce point Schaüble ne peut pas grand chose. C'est le mystère central de l'économie allemande. Cette situation contredit totalement la théorie. Cela fait plusieurs années que cela dure. Les accords signés lors des dernières négociations salariales ont montré que sur ce point ce n'était pas très prometteur. Cela ne changera pas du jour au lendemain, et il est difficile de penser que la France puisse faire changer l'Allemagne dans ce contexte.


12/05/2017 10:30:38 Commentaire de Marco polo (résistant)

La bave des crapauds n'atteint pas la blanche colombe...!!!


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