Le Kiosque Info
pub
Je m'abonne - Saumur - Doué-la-Fontaine - Thouars - Loudun - Chinon - Bourgueil - Longué
Actualité Agenda Ou sortir ? Ecrivez un article Lettre d'info Envoyer une alerte



Avant le Livre et Vin à Saumur, 4 questions à Dominique Besnehard, président du Prix Claude Chabrol

Dominique Besnehard, producteur de cinéma et acteur, a été directeur de casting avant d'être un des plus grands agents artistiques français, en représentant de nombreux acteurs, actrices, et metteurs en scène au sein de l'agence Artmedia. Avant les 22èmes Journées Nationales du Livre et du Vin, qui se déroulent ce week-end (relire), il revient sur ce que lui inspire cet événement et sur l'hommage qui va être rendu à Jean-Claude Brialy, 10 ans après sa mort (relire). Qui de mieux que Dominique Besnehard, qui a été son agent et l'un de ses plus proches amis, pour parler de Brialy ? Rencontre...


Dominique Besnehard


Le Kiosque : Quelques mots sur les Journées du Livre et du Vin ?

Dominique Besnehard : « Depuis 4 ans, je viens à Saumur au Salon du Livre et du Vin et je suis heureux qu’il se déroule maintenant au cœur de la ville, j’ai l’impression que cela renforce le lien entre les auteurs, les artistes, les talents et la population de même que le vin et la culture prennent toute leur dimension au cœur de la cité. C’est beaucoup moins « happy few » que lorsqu’un salon se déroule comme à Cognac dans un château ou dans les caves, on a l’impression que c’est entre eux-mêmes ».

Le Kiosque : Vous présidez le Prix Claude Chabrol, que pensez-vous de la sélection ?

Dominique Besnehard : « Je préside le prix Claude Chabrol qui récompense chaque année un roman adaptable au cinéma aux côtés de huit autres prix dans différentes catégories ce qui crée une grande diversité. Je trouve que la sélection des livres est très bien faite et que les jurés sont de plus en plus consciencieux et on a parfois beaucoup de mal à départager les auteurs. Une année, ce qui m’a beaucoup énervé, c’est que certains jurés n’avaient pas lu tous les livres… Ça ne se reproduit plus… dans mon prix en tous les cas.
Je crois que la France est le seul pays au monde avec autant de diversité dans l’écriture. On trouve au salon de Saumur aussi bien des romans et des biographies que des livres sur le vin, la musique, le théâtre, l’histoire ou le sport. Dans ce salon règne une convivialité plutôt rare entre le public et les auteurs. On y mange bien et le vin de Saumur est très bon, c’est d’ailleurs les vins de Saumur qui coulent à mon festival de cinéma à Angoulême.
Nous aussi nous faisons de belles rencontres, j’ai déjeuné à Saumur en 2015 avec Guillaume Musso que je n’avais jamais rencontré ».

Le Kiosque : Que vous inspire le thème du Voyage?

Dominique Besnehard : « Cette année, les organisateurs ont choisi le thème du voyage après l’histoire en 2016. J’aime beaucoup l’histoire, mais bizarrement, pas tellement les voyages.
Mais j’aime voyager par les livres. J’aime quelquefois mieux un endroit, un pays au travers de photos ou d’un film, je ne sais pas comment l’expliquer, c’est peut-être mon côté cinéaste, j’aime le point de vue que quelqu’un en fait, voilà ».

Le Kiosque : Que pensez-vous de ce premier hommage rendu à Jean-Claude Brialy cette année?

Dominique Besnehard : « Ça me semble une évidence de rendre hommage à ce grand acteur pudique et secret. D’ailleurs, j’ai moi-même remis en janvier le premier prix « Jean-Claude Brialy » pour un premier film à Angers décidé par un collège d’exploitants. J’ai été son agent pendant 20 ans et l’avais plusieurs fois par jour au téléphone. C’était un très très grand acteur, mais si on avait un reproche à lui faire c’est de s’être beaucoup occupé des autres, mais pas assez de lui et de sa carrière.
Quand il était jeune, il était prêt à tout, mais quand il a été célèbre, il ne sait pas trop occupé de lui.
Il m’a présenté beaucoup de gens et m’a beaucoup aidé dans le sens qu’il m’a fait encore mieux aimer les acteurs.
C’était un homme rare, il avait des lettres et c’était un conteur incroyable, j’adore les conteurs. Quand je raconte des histoires, je pense souvent à lui. Il avait un sens pour capter son auditoire avec humour et intelligence. Je me rappelle ses discours quand il dirigeait le Festival d’Anjou entre artistes notables et publics, je me prends à l’imiter dans mon Festival à Angoulême, quand je m’énerve après un élu (rire), je pense à lui (rire). C’est lui qui m’envoie de bonnes ondes.
Jean-Claude était un garçon de province qui était monté à Paris.
Il était très attaché à la région (ses grands-parents habitaient à côté d’Angers).
Il a marqué l’histoire d’Angers et du Festival d’Anjou.
Il a marqué l’histoire de Saumur et du Festival de Saumur.
Et qu’il soit ancré définitivement dans le patrimoine de la ville de Saumur est une manière délicate de rendre hommage à ce grand homme de culture, fidèle à ses racines et à ses amis ».


Article du 12 mai 2017 I Catégorie : Culture

 


Il n'y a pas de commentaire à cet article. Soyez le premier !

page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Quelle est la première lettre de cette question ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

 

 


Créez votre article ! ICI