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Tribunal de Saumur. De nouvelles têtes, des discours fermes & du respect pour le travail des anciens

C'est la vice-présidente Marie-Hélène Le Louarn, en tant que doyenne du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Saumur, qui a ouvert la séance de rentrée de ce vendredi 8 septembre 2017. « Changer de chef de juridiction est quelque chose de marquant. Aujourd'hui, l'événement est d'une importance capitale puisqu'il s'agit du remplacement de 2 chefs de juridiction ». Guillaume Donnadieu et Myriam de Crouy-Chanel ont en effet remplacé Carine Halley et Estelle Lamotte-Genet, respectivement aux postes de Procureur de la République et de Présidente du TGI. Avec un mot d'ordre : la continuité...


Guillaume Donnadieu et Myriam de Crouy-Chanel


« Le TGI de Saumur a trouvé son rythme de croisière ». Voilà 3 ans, en effet, que le Tribunal de Grande Instance de Saumur a rouvert ses portes (relire). C'était le lundi 1er septembre 2014, quelques mois avant la venue de Christiane Taubira, alors Garde des Sceaux et Ministre de la Justice (relire ici et ici). « La juridiction de Saumur a été très impactée par la réforme de la carte judiciaire », a rappelé Marie-Hélène Le Louarn. Avant de présenter Myriam de Crouy-Chanel et Guillaume Donnadieu, la vice-présidente a tenu à souhaiter, au nom de toute l'équipe, « le meilleur à Carine Halley dans sa fonction de Procureur de la République au TGI des Sables-d'Olonne » et de rappeler « l'excellent travail effectué pendant 3 ans par Estelle Lamotte-Genet », l'ancienne présidente du TGI.

Une femme « souvent sous le feu des projecteurs et des médias à Beauvais »

Titulaire d’un DEA de droit privé, auteure d’un mémoire portant sur « l’individualisation de la peine et le principe d’égalité », Myriam de Crouy-Chanel a occupé son premier poste de magistrat de 1997 à 2002, en tant que juge de l’application des peines au TGI d’Amiens. De 2002 à 2006, elle a rempli les fonctions de substitut du procureur au sein de ce tribunal. Substitut général près la Cour d’appel d’Amiens de 2006 à 2009, en charge de l’exécution des peines et des questions pénitentiaires, elle a réalisé une étude statistique avec Pierre Tournier, chercheur au CNRS, sur les aménagements de peine dans le ressort de la Cour. En septembre 2010, elle fut nommée vice-présidente au TGI de Pontoise, chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention et, en septembre 2011, des fonctions de juge aux affaires familiales. Avant d'arriver au poste de Présidente du TGI de Saumur, elle fut vice-présidente en charge de l'application des peines au TGI de Beauvais, depuis janvier 2015. Myriam de Crouy-Chanel a également « mis en place un dispositif pour évincer les conjoints violents du foyer », a rappelé Marie-Hélène Le Louarn. Une femme « souvent sous le feu des projecteurs et des médias à Beauvais », a-t-elle ajouté. « Dès votre arrivée dans les couloirs du TGI de Saumur, j'ai tout de suite senti votre goût de partager vos recherches, vos savoirs et vos expériences, qui nourriront les réflexions dans notre juridiction. Vous avez un contact facile, direct et une grosse dose d'implication, malgré votre arrivée très récente ».

De la bienveillance et de l'exigence, la double faveur demandée par la nouvelle Présidente

Après tous ces propos élogieux envers sa personne, Myriam de Crouy-Chanel a souhaité « détendre » un peu l'atmosphère : « Mes proches qui m'ont accompagné aujourd'hui trouveront qu'il s'agit ici d'une audience bien solennelle », a-t-elle plaisanté. Et de redevenir un peu plus « sérieuse », à son tour : « Cela fait 3 ans que ce TGI a rouvert ses portes, après 4 années de fermeture. C'est un honneur de succéder à Estelle Lamotte-Genet. J'ai même un peu l'impression d'arriver comme un imposteur, après tout le travail qu'elle a effectué. Je récolte ce que je n'ai pas semé, mais je vais veiller à fournir des réponses rapides, notamment dans les affaires familiales. Je souhaite donner du sens à la sanction, en favorisant l'efficacité, notamment grâce au numérique qui permet de traiter les dossiers rapidement, via des échanges dématérialisés ». La nouvelle Présidente du TGI a tout de même demandé une double faveur à l'audience : de la bienveillance et de l'exigence. « De la bienveillance, car je viens tout juste d'arriver et il se peut que les dossiers prennent un peu de retard. Je vous demanderai donc un peu de patience, d'aide et de conseil. De l'exigence, ensuite, puisque je suis à l'écoute de tous les moyens qui permettront de favoriser le travail des autres. N'hésitez pas à me soumettre toutes vos remarques et vos requêtes. Dans tous les cas, je suis ravie d'arriver à Saumur. J'étais heureuse à Beauvais, mais d'un point de vue architectural, je ne regrette pas d'avoir posé mes valises à Saumur avec son Château, la Loire, etc... J'ai donc beaucoup de raisons de me réjouir d'arriver dans cette juridiction et de motivation pour accomplir la tâche qui m'est confiée ».

Le nouveau Procureur de la République veut « agir contre la petite délinquance quotidienne »

Quant à Guillaume Donnadieu, qui exerçait en tant que vice-procureur à Nancy, il s'installe au TGI de Saumur en tant que Procureur de la République. Tout au long de son discours d'« intronisation », Guillaume Donnadieu a tenu des propos fermes en expliquant notamment sa volonté de travailler sur le dossier de la prévention de la radicalisation violente. « L'autorité publique est aujourd'hui malmenée. Les forces de l'ordre, par exemple, sont agressées. Je n'ai pris mes fonctions que depuis quelques jours, mais je veux agir contre la petite délinquance quotidienne. Que ce soit les trafics de drogues ou les cambriolages, c'est insupportable. Je souhaite d'ailleurs créer un ou plusieurs groupes locaux de traitement de cette délinquance, avec notamment un accent mis sur la prévention de la récidive ». D'un point de vue plus global, le nouveau Procureur de la République propose de « bâtir une solide collaboration » entre la justice et les forces de l'ordre, en Saumurois. « Il faut que cette juridiction puisse vivre de façon harmonieuse et nous devons contribuer à faire de ce tribunal une juridiction à part entière dans le paysage judiciaire Français. Je veux offrir une justice pleinement accessible aux habitants de cette juridiction ». Et de conclure par une phrase solennelle concernant la place de la justice en Saumurois : « L'enjeu est important, je dirais même qu'il nous dépasse ». Et Marie-Hélène Le Louarn de conclure, avec assurance : « Vous allez mettre à coup sûr votre diversité d'expériences et votre rigueur au service du Tribunal de Saumur. Vous vous insérez bien sûr dans une aventure déjà bien rodée, grâce au travail de Carine Halley, pionnière du renouveau de ce TGI ».

Nota Bene : Deux autres personnes sont arrivées au Tribunal de Grande Instance de Saumur. Il s'agit de deux Tourangelles. Tout d'abord Laurence Paringaux à la vice-présidence, qui était jusqu'ici vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Tours. Elle prendra les fonctions de Juge des Libertés et de la Détention (JLD). Agnès Radat de Saulce Latour, ensuite, nouveau Magistrat à Titre Temporaire (MTT). Elle était également en poste Tribunal de Grande Instance de Tours, avant d'arriver au TGI de Saumur. Côté départ, Anne Baron quittera dans quelques mois son poste de Directrice de Greffe au Tribunal de Saumur...


Article du 08 septembre 2017 I Catégorie : Vie de la cité

 


6 commentaires :

08/09/2017 17:07:47 Commentaire de Tonton

On ne leur demande qu'une chose: appliquer la loi, et éviter de trouver des excuses bidons à des récidivistes qu'on retrouve trop régulièrement devant les différents tribunaux pour que les personnes honnêtes soient tranquilles


08/09/2017 19:34:53 Commentaire de bienvenue

Bienvenue à nos nouveaux magistrats ; à quand un comité de citoyens pour exprimer NOS préoccupations/témoignages au plus près du terrain ; les services et personnes délégués semblent souvent éloignées des besoins de leurs obligés, financeurs : nous les citoyens. Quid par exemple des 2 roues assourdissants, débridés dans tous les sens au vu et au su de tous ; les sonomètres n'existent pas ? A quand un agent en faction en centre ville pour voir ce que nous voyons tous, place Bilange par exemple : ça calmerait un peu les loulous de tous acabits. Une police VISIBLE, avenante, mais l’œil aux aguets, comme les bobbys de nos voisins british. Plus quelques voitures banalisées en patrouille.. Mais où et comment échanger avec les services locaux à notre service ?


08/09/2017 19:35:47 Commentaire de pas content

oui, la loi....... comme par exemple quand le procureur ne demande QUE 4 ans pour un voyageur qui a coupé la route à un motard qui est décédé dans l'accident, fait un délit de fuite et le tout sans permis.... vous parlez de cette loi là..... oui.... bien voyez vous, le chauffard fera 2 ans max et recommencera.... alors cette loi là....moi, et bien je n'y crois plus.... :-(


09/09/2017 07:52:28 Commentaire de @pas content

peut-être que le motard était aussi en faute comme bien souvent ils le sont au niveau de la vitesse.


09/09/2017 10:44:24 Commentaire de Tonton

Malheureusement, le fait de conduire sans permis est un delit, puni d'une peine d'emprisonnement, surtout en récidive de récidive, mais il semble que les personnes qui jugent soient dans l'incapacité d'appliquer le droit: un taulard coûte cher, pas de place en prison, et toujours le souhait que le mis en cause de calme souvent en vain. Une grande partie des peines ne sont pas appliquées en France, et les voyous le savent bien, accompagnés d'un avocat paye par le contribuable. Quid de la victime et des proches? Il y a les assurances, bien sur payées par les victimes puisque l'auteur n'est pas assuré le plus souvent !! Et ce n'est qu'une partie de l'iceberg.


09/09/2017 22:38:29 Commentaire de Tonton

Quand je vois la composition ultra féminine du tribunal de Saumur , je me demande si c'est national ou typiquement Saumurois, et surtout quelle en est la raison s'il y en a une.


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