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18 juin : 70ème anniversaire des combats des Cadets de Saumur

Dans le cadre du 70ème anniversaire des combats des Cadets de Saumur qui aura lieu le vendredi 18 juin prochain, la Ville et ses partenaires proposent une pléiade de rassemblements commémoratifs, tous en accès libre.

A Montsoreau. Sur l'emplacement d'une mitrailleuse, peu avant le combat. Source : Revue "Equus-les-cheveaux", n° 22, 1996.

La journée commémorative est organisée sous forme d'un itinéraire. Celui-ci retrace les différents endroits des combats (sauf Montsoreau). A chaque étape, une animation, souvent un dépôt de gerbe et parfois l'intervention d'écoliers et de collégiens. A l'occasion de cette journée en effets, plus de 250 élèves de 13 écoles de Saumur et des écoles de certaines communes (Gennes, Chênehute ou encore les écoles de la Côte) se sont mobilisés, "une manière de relever le flambeau et que les jeunes se rappellent aussi que la guerre était bien présente en celte tranquille contrée saumuroise", explique le Général Jean-François Durand, Maire délégué de Dampierre et responsable de l'organisation. Les écoles militaires sont bien entendu pleinement associées, l'évènement étant un évènement marquant dans la vie de l'EAABC et ayant valeur d'exemplarité pour les élèves officiers, héritiers en quelque sorte.

 

81 Cadets encore vivants

 

En 1940, sur les 2 500 combattants, ils étaient 800 Cadets de Saumur. A ce jour, 81 sont encore vivants, tous âgés de plus de 90 ans. 13 d'entre eux seront présents durant toute la cette journée, dont le dernier saumurois vivant, le Colonel Moreau de Bellaing, toujours résident à Saumur.

 

Un programme en continu ou à la carte

Le programme a été concu de telle sorte à ce qu'il puisse être suivi au gré des rendez-vous et librement, ou bien encore dans sa totalité. Des bus gratuits seront affrétés au départ de la Place du Chardonnet (retour en fin de journée sur le même site), avec possibilité de participer au repas (13 euros).
- 9h : Rassemblement à la stèle du pont des Cadets, à Saumur
- 9h30 : Rassemblement à la stèle Desplats, à Gennes
- 10h15 : Rassemblement à la stèle Roimarmier, à Gennes
- 10h45 : Cérémonie au mémorial national de Saint-Eusèbe, à Gennes
- 11h30 : Messe à l'église de Cunault avec la chorale Contrepoint
- 12h45 : Déjeuner à la salle communale de Gennes
- 14h30 : Rassemblement au monument aux morts de Chênehutte
- 15h : Rassemblement à la stèle Raveton, à Bagneux
- 15h45 : Visite du musée des Blindés, à Saumur
- 16h45 : Rassemblement à la stèle d'Aunis, à Dampierre-sur-Loire
- 18h30 : Prise d'armes devant le monument aux morts de l'Ecole de Cavalerie, à Saumur
- 19h15 : Inauguration de la vitrine dédiée aux Cadets de Saumur au musée de la Cavalerie
19h30 : Vin d'honneur offert par la Ville de Saumur au musée de la Cavalerie

Un peu d'histoire...

En mai 1940, les armées françaises engagées en Belgique et dans le nord de la France sont dans l’incapacité d’arrêter les divisions allemandes sur la Somme et sur l’Aisne. Devant la progression allemande vers la Seine, le gouvernement demande que les fleuves et rivières soient mis en défense pour bloquer la progression des armées du Reich vers le sud de la France. La Loire, compte tenu de son tracé et de sa largeur, doit devenir un obstacle majeur.

Le secteur allant de Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire) au Thoureil (Maine-et-Loire) fut confié à l’École de cavalerie de Saumur, commandée par le colonel Michon. Ce secteur comporte notamment quatre ponts constituant des points de franchissement cruciaux pour les armées allemandes.

Cependant, le 15 juin 1940, l’École de cavalerie reçoit l’ordre d’évacuer Saumur pour rejoindre Montauban. Le colonel Michon, refusant d’être conduit par l’esprit d’abandon et de recul, obtint de conserver les cadres et élèves de l’école pour mettre le secteur imparti en défense. L’évacuation ne concerne donc que les éléments non combattants de l’École de cavalerie.

Le premier acte de résistance armée

Le 17 juin 1940, le maréchal Pétain adresse un message aux armées françaises demandant de cesser les combats dans la perspective de l’armistice. Le colonel Michon rassemble ses cadres pour leur exposer la situation. Tous sont volontaires pour poursuivre la résistance armée, malgré des moyens très faibles, et faire ainsi honneur, dans un esprit de sacrifice, à l’armée française. C’est le premier acte de résistance armée sur le territoire national.

Les troupes sont constituées principalement de 550 élèves aspirants de réserve (ÉAR) de cavalerie et des 240 ÉAR du train (équivalent des EOR actuels) de la 4e division d’instruction, encadrés par leurs instructeurs. On compte également 360 soldats de divers centres d’instruction de la région aux ordres du capitaine de Cadignan, 80 hommes commandés par le capitaine Monclos, 200 fantassins et mitrailleurs du 13e régiment de tirailleurs algériens, un bataillon de 350 hommes de l’École d’infanterie de Saint-Maixent, un groupe franc motorisé aux ordres du capitaine Neuchèze (dont le compositeur Jehan Alain), un escadron de reconnaissance (capitaine Gobble) et une poignée de cavaliers du 19e dragons. Soit environ 2 500 hommes armés  (dont 800 Cadets) de 24 blindés, 5 canons de 75 mm, 13 canons antichars et 15 mortiers pour tenir 40 kilomètres de front.

Ceux-ci bloqueront pendant plus de deux jours plus de deux divisions allemandes (dont la 1re division de cavalerie), soit environ 40 000 hommes, équipés de 150 blindés et 300 pièces d’artillerie, sans oublier l’appui de la Luftwaffe.

Les combats héroïques menés par cette poignée de soldats équipés de leurs armes d’instruction contre des forces très supérieures tant en hommes qu’en armements furent reconnus par leurs vainqueurs : c’est le général Feldt commandant la 1re division de cavalerie qui leur donnera le nom de "Cadets" et qui leur permettra de repartir libres vers la ligne de démarcation, aux ordres de leurs officiers, sans escorte allemande, une section de la Wehrmacht leur rendant les honneurs militaires au passage du pont à Beaulieu-lès-Loches.

Les pertes de cette bataille sont de 250 tués ou blessés du côté français, et de 132 tués et plusieurs centaines de blessés du côté allemand.

Plus d'infos sur les Cadets de Saumur en cliquant ici

Pratique : Vendredi 18 juin - Tous les rendez-vous sont en accès libres. Pour les personnes souhaitant suivre l'ensemble, un bus gratuit est à disposition au départ de la place du Chardonnet. Seul le repas est payant (13 euros). Réservations indispensables, avec ou sans repas, en Mairie de Saumur : 02 41 83 30 00


Article du 09 juin 2010 I Catégorie : Vie de la cité

 


2 commentaires :


Commentaire de Bellisson Sylvie 20/02/2016 23:50:34

Vous oubliez le lieutenant Bellisson Henri ( qui est mon grand père). Celui-ci étant prisonnier de l'armée allemande a été envoyé en voiture avec un officier allemand ainsi qu'un chauffeur car mon grand père parlant allemand couramment Ceux ci demandèrent de se rendre pour éviter un carnage . Il fut abattu sur ordre d'un officier français.



Commentaire de CHEVRIER 19/04/2016 18:06:19

Je souhaiterai que Mme Sylvie Bellisson prenne contact avec moi je suis natif du pays de son arrière grand-mère née Camax. Merci. Jean-Michel CHEVRIER Conseiller général honoraire de l'Aube


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