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Centrale de Chinon. Problème de tuyauteries à la station de pompage

Ce mercredi, EDF a déclaré un événement de niveau 2 (échelle INES) concernant « la tenue au séisme de tuyauteries situées dans la station de pompage », qui approvisionne en eau la source de refroidissement du réacteur. À Chinon, les réacteurs B3 et B4 sont concernés, mais ce ne sont pas les seuls en France : les unités de production Belleville 1-2, Cattenom 1-2-3-4, Cruas 1-4, Dampierre 1-2-3-4, Golfech 1-2, Nogent-sur-Seine 1-2, puis Saint-Laurent-des-Eaux B1-2 sont également visées...



La station de pompage approvisionne en eau la source de refroidissement du réacteur. Elle s’alimente par la mer ou le fleuve avoisinant (la Loire pour celle de Chinon). C'est justement cette station de pompage qui est impliquée dans le dernier rapport d'EDF. Ce mercredi, le groupe a en effet déclaré un événement de niveau 2 sur l'échelle INES (échelle internationale de classement des événements nucléaires), concernant la tenue au séisme de tuyauteries situées dans cette fameuse station de pompage.

Un risque d’inondation en cas de séisme

Dans le cadre de son programme de maintenance de ses équipements, EDF a réalisé, sur l’ensemble du parc en exploitation, des contrôles sur certaines tuyauteries situées dans les stations de pompage servant à la filtration et à l’approvisionnement en eau des centrales nucléaires, en cas d’incendie. Des investigations approfondies ont révélé des épaisseurs de métal sur certains tronçons des tuyauteries, ne permettant pas de justifier leur tenue en cas de séisme équivalent aux séismes « de référence » (1). Les analyses ont mis en évidence que ce constat pouvait, en cas de séisme équivalent aux séismes « de référence », engendrer un risque d’inondation de la station de pompage pour 20 unités de production, rendant indisponible les 2 circuits d’alimentation en eau du réacteur. Les unités de production concernées sont Belleville 1-2, Cattenom 1-2-3-4, Chinon B3-4, Cruas 1-4, Dampierre 1-2-3-4, Golfech 1-2, Nogent-sur-Seine 1-2 mais aussi les réacteurs Saint-Laurent-des-Eaux B1-2.

Le réacteur Chinon B3 en cours de renforcement

Pour 9 unités de production, les tuyauteries ont été renforcées (Belleville 1-2, Cattenom 3-4, Dampierre 1-2, Golfech 1-2, et Saint-Laurent-des-Eaux B1). Pour 5 unités de production en cours d’arrêt, les renforcements de tuyauteries sont en cours et seront finalisés avant leur redémarrage (Chinon B3, Cruas 1, Dampierre 3, Nogent 1, Saint-Laurent-des-Eaux B2). Pour 6 unités de production en fonctionnement, un des deux circuits de refroidissement du réacteur a été sécurisé, ce qui garantit le fonctionnement de la centrale en toute sûreté même en cas de séisme. Les opérations de sécurisation du deuxième circuit de refroidissement sont en cours. (Cattenom 1-2, Chinon B4, Cruas 4, Dampierre 4, Nogent 2). Par conséquent, EDF a déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), le lundi 9 octobre 2017, un événement significatif de sûreté dit « générique », car commun à 20 unités de production, classé au niveau 2 de l’échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires qui en compte 7. « Les défauts à l’origine de cette déclaration n’ont eu aucun impact sur la sécurité des salariés ni sur l’environnement », précise EDF...

Nota Bene : Ces mêmes contrôles ont montré que sur 9 autres unités de production (Cruas 2-3, Paluel 3-4, Saint-Alban 1-2 et Tricastin 1-3-4), la démonstration de tenue au séisme pouvait ne pas être garantie sur certaines tuyauteries sans risque d’inondation de la station de pompage et ni d’indisponibilité du système de refroidissement du réacteur en cas de séisme équivalent aux séismes « de référence ». Pour ces unités, un événement significatif de sûreté de niveau 0 a été déclaré à l’ASN et les opérations de renforcement des tuyauteries concernées sont en cours. L’unité de production n°2 de Paluel, en arrêt programmé prolongé, est en cours de contrôle... Pour 28 autres unités de production, les contrôles effectués ont démontré l’absence de risque d’inondation de la station de pompage en cas de séisme équivalent aux séismes « de référence ».

(1) Les séismes « de référence » : Le dimensionnement des systèmes d’une centrale nucléaire implique la définition de deux niveaux de séisme de référence : le Séisme Maximal Historiquement Vraisemblable (SMHV), qui est supérieur à tous les séismes s’étant produit au voisinage de la centrale nucléaire depuis 1 000 ans, et le Séisme Majoré de Sécurité, le SMS, un séisme hypothétique d’intensité encore supérieure...


Article du 11 octobre 2017 I Catégorie : Vie de la cité

 


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