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Le Mag'hebdo : Pour les élus Saumurois, le boulot est dans le pré

En Saumurois, l'agriculture emploie près de 14 000 salariés, dont près d'1/3 dans la viticulture. Ce n'est pas une paille. Mais une question se pose : la transmission. Depuis 2 ans, les élus Saumurois se sont emparés du problème. Ainsi, plusieurs opérations ont fleuri : le forum agricole « Des initiatives pour préparer l’avenir » en novembre 2015 (relire), le programme « C-ma ferme ? » (relire ici et ici) et, prochainement, le premier événement « Farm dating » (relire). Qui plus est, un poste de vice-président en charge de l'agriculture a été créé au sein de l'agglomération Saumur Val de Loire. Une première...



Selon le diagnostic territorial GPECT (1) pour le mois de septembre 2017, réalisé par l'agence de développement de la communauté d'agglomération Saumur Val de Loire et la Maison de l'Emploi Saumur Loire Vallées d'Anjou, « l'agriculture reste très diversifiée » sur le secteur du Saumurois, bien que 4 secteurs regroupent 90% des effectifs : la culture spécialisée (42%), la viticulture (29%), les cultures et élevages non spécialisés (14%) et le stockage, conditionnement des fleurs, fruits, légumes (4%).

« Un territoire agricole à forte valeur ajoutée »

Le secteur, sur le territoire de Saumur Val de Loire (49 communes pour 100 000 habitants), représente 1 200 entreprises agricoles pour 1 500 chefs d'exploitation (2), 3 400 actifs agricoles à la production et 1 900 salariés ETP (Équivalent Temps Plein) annuel. Des chiffres qui explosent en haute saison, avec quasiment 14 000 salariés agricoles. Avec ces 64 200 hectares, l'agriculture valorise d'ailleurs d'ailleurs 52% du territoire. « Le Saumurois est un territoire agricole à forte valeur ajoutée » affirmait justement Guy Bertin il y a 1 an, lorsqu'il était encore président de Saumur Agglo. Le problème, c'est qu'il faut transmettre ce potentiel et permettre aux « jeunes » de s'installer.

Un premier élu en charge de l'agriculture

Même si le diagnostic territorial recense « entre 10 et 20 nouvelles installations chaque année », il reste un trou à combler. Celui des départs à la retraite. « Il faut savoir qu'un agriculteur n'a aucune obligation de transmettre son exploitation. Le problème, c'est que nous recensons 50 départs à la retraite jusqu'à la fin du mandat (ndlr : 2020). Les agriculteurs anticipent peu la transmission, souvent par manque de temps » explique Jérôme Harrault (photo ci-contre), qui connaît bien la problématique. Cet exploitant agricole, élu maire d'Allonnes en 2014, est quelque part entré dans l'histoire de l'agglo Saumuroise en devenant le premier vice-président en charge de l'agriculture, en début d'année 2017. « Dès le début de son mandat, Guy Bertin avait souhaité créer une commission agricole. L'idée a été poursuivie par Jean-Michel Marchand (ndlr : l'actuel président de Saumur Val de Loire) et j'en ai été nommé vice-président... ».

Exploitant agricole recherche porteur de projets

Pour anticiper les départs à la retraite, on ne peut pas nier l'implication de la communauté d'agglomération version « Bertin-Marchand ». Le problème avait déjà été abordé il y a 2 ans. Le 6 novembre 2015, Saumur Agglo proposait un forum pour préparer l'avenir agricole sur le territoire. « Ce forum a pour but de partager le souhait du territoire de maintenir, conforter et développer le potentiel économique agricole Saumurois et mettre en dynamique les réflexions, afin d’alimenter un projet de territoire partagé » expliquait Guy Bertin, à l'époque. Après la théorie, la pratique... L'année suivante, ce fut au tour du dispositif « C-ma ferme ? » de voir le jour. Mis en place conjointement par Saumur Agglo et la Chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire, il a vocation à faciliter la transmission et la reprise d'entreprises agricoles. Par exemple, il était question d'une reprise concrète, celle de l'exploitation agricole de Pascal Deschenais (59 ans), un maraîcher installé à Allonnes et qui part à la retraite en 2019. Mais comme l'explique Emmanuelle Mounier, conseillère à la Chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire, « nous mettons en sorte des actions pour permettre la transmission. Après, il faut que les 2 parties (ndlr : le futur retraité et le porteur de projets) se mettent d'accord ». C'est d'ailleurs dans cette optique qu'une 3ème opération est née : le « Farm dating »...

Le « Farm dating », la drague agricole en 7 minutes

Vous connaissez tous le concept du « Speed dating », qui permet à des célibataires de faire des rencontres avec des inconnus en 7 minutes chrono. Voici désormais le « Farm dating », déposé en 2012 par la Chambre d'Agriculture du Maine-et-Loire. S'il s'agira du 5ème dans le département, c'est une grande première à Saumur. Il sera organisé le vendredi soir 24 novembre 2017, à partir de 19h, au CFA (Centre de Formation d'Apprentis) de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) à Saumur (square Balzac). Ici, il s'agit d'une autre sorte de coup de foudre. L'exploitant agricole souhaitant transmettre son exploitation devra séduire en seulement 7 minutes le porteur de projets désirant s'installer sur le territoire, et vice versa. « C'est toujours pareil, ça matche ou ça ne matche pas. C'est une question de feeling », répète Emmanuelle Mounier. Dans tous les cas, la volonté de faire connaître le territoire agricole Saumurois est là. « Au-delà du principe original de l'événement, nous souhaitons réellement créer du lien entre les participants. Nous voulons surtout faire passer un message et prouver que le Saumurois est le territoire idéal pour développer son projet agricole ». Le « Farm dating », cette « autre manière de se rencontrer pour s'installer », rencontre pour le moment un retour positif du côté des exploitants agricoles, avec 12 personnes inscrites, mais mitigé en termes de porteurs de projets avec seulement 4 personnes inscrites, toutes du département.

Nota Bene : Saumur Val de Loire, souhaitant développer l'aspect novateur en matière d'agriculture, pourrait bientôt mettre en place un système qui proposerait des solutions de logement pour le porteur de projets.

(1) Diagnostic territorial GPECT : Gestion Prévisionnelle Territoriale des Emplois et des Compétences.

(2) Dans le cadre d'un « GAEC », par exemple, une entreprise peut avoir plusieurs chefs d'entreprise.

Infos pratiques : En savoir plus sur la page Facebook « Saumur Agriculture », en cliquant sur ce lien.


Article du 25 octobre 2017 I Catégorie : Vie de la cité

 


6 commentaires :

25/10/2017 16:17:54 Commentaire de Man

il y a aussi pas mal d'entreprise sur le territoire, il faudrait peu être un très bon vice président en charge de l'économie sur celui ci.... parce que à priori aucun des vices présidents actuel n'a la capacité à prendre une telle compétence (sinon cela se saurai et un vice président serait déjà en place)... eh oui c'est aussi pour cela que le Saumurois est très à la traine...économiquement.


25/10/2017 18:52:14 Commentaire de ?

Veillez également que les entreprises qui emploient les saisonniers payent au prix légal


26/10/2017 06:07:33 Commentaire de Rova

Je connais une collectivite dans l herault qui soutient à fond la viticulture en soutenant la lutte biologique contre le ver de grappe ( 10 000ha), l investissement collectif de matériels agricoles, d aires mixtes de lavage et de remplissage... politique peu onéreuse et efficace. Faites cela au niveau de l agglo?


26/10/2017 11:37:13 Commentaire de MON PORTEFEUILLE D'ELUS AVANT TOUT

Nos élus pensent d'abord a leur rémunération avant le développement. Cherchez l'erreur.


26/10/2017 14:32:56 Commentaire de ETC

A oui commentaire de, vous pensez que l'on ne paye pas la MO au prix légal ..Franchement ,n'importe quoi .Allez donc dans les exploitations agricoles et demandés le coût d'un salarié ..Rassurez vous , nous sommes des gens qui payent leurs salariés et qui les déclarent ,qui payons des charges sociales ,sur leurs salaires et aussi sur nos revenus ..Votre réflexion est déplacée , car en payant des saisonniers Français au prix LEGAL , et bien on n'en trouve peu ..Pas assez payé par rapport à ce qu'ils touchent aux chômage , alors la porte s'ouvre pour la MO étrangère , qui elle ne rechigne pas à bosser ...Le prix légal est de 9.76 € de l'heure , c'est ce qu'on paye aux saisonniers ;


26/10/2017 20:36:03 Commentaire de A COMMENTAIRE DE ?

9,76 € est le minimum par contre combien d'heures sans compensation et a 4 ou 5 heures du matin a tres tard le soir avec les personnes surtout en main d'oeuvre étrangère


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