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L'Aspire de Saumur bénéficie d'un chantier à Angers

Le Département de Maine-et-Loire, dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de mandature « Anjou 2021, réinventons l’avenir », fait de « la relance de la croissance et du renforcement de sa politique d’insertion par l’économique et l’emploi l’une de ses priorités » comme l’indique son président Christian Gillet dans un communiqué. Le constat est récurrent : le nombre de demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA notamment, reste élevé, quand dans le même temps certains secteurs de l’économie manquent de candidats en Maine-et-Loire.

Le nouveau bâtiment Foch d'Angers


Depuis plusieurs mois, une amélioration de la situation économique est perceptible en Maine-et-Loire comme à l’échelle nationale. Celle-ci se traduit par une stabilisation, voire une réduction du nombre de personnes sans emploi ou en situation de précarité et une relance de l’activité des entreprises.
Le nombre de demandeurs d’emploi a ainsi diminué de 2,1 % entre juin 2016 et juin 2017, et le nombre de bénéficiaires du RSA a connu la même tendance avec une baisse de près 4,9% sur la même période. Du côté des employeurs, alors que le recours à l’intérim connaît une hausse depuis près de deux ans, le nombre de créations d’entreprises a progressé de 4,2 % au 1er semestre 2017, hausse légèrement supérieure à la moyenne nationale, tout comme le nombre de dépôts d’offres d’emploi qui ont fait un bond de 23 % depuis un an.

Une conjoncture économique qui s’améliore mais une inadéquation entre les offres et demandes d’emploi

Néanmoins, les entreprises n’ont jamais autant exprimé leurs difficultés à recruter. Des milliers d’emplois restant vacants faute de postulants ou de projets adaptés. Pourtant, le nombre de demandeurs d’emploi ou en situation de précarité reste à un niveau élevé. Au 30 juin 2017, 18 500 bénéficiaires du RSA (allocataires et conjoints) étaient engagés dans un parcours d’insertion en Maine-et-Loire. Parmi eux, près de 12 000 sont demandeurs d’emploi et
représentent plus de 15 % du total des demandeurs d’emploi. C’est tout le paradoxe de cette situation, avec des besoins importants des entreprises dans des métiers en tension (agriculture, services aux particuliers et aux collectivités, hôtellerie restauration, santé et action sociale, commerce, industrie, transports et logistique) et des demandeurs d’emploi bénéficiaires du RSA qui, dans certains cas, recherchent un emploi dans ces mêmes secteurs.

Rapprocher les compétences des besoins des entreprises

La mise en adéquation entre les besoins des entreprises et les compétences des demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA notamment, est au coeur des préoccupations du Département. Pour répondre à cet enjeu, le Département, dans le cadre de son projet de mandature « Anjou 2021, réinventons l’avenir », a refondé la politique d’insertion dont il est le chef de file, autour de deux axes :
1. Un dispositif rénové pour l’accès au juste droit des bénéficiaires du RSA. Ce dispositif est assorti de droits (percevoir l’allocation, obtenir la couverture maladie universelle, bénéficier d’un accompagnement social et professionnel et d’un soutien dans les démarches d’insertion) et d’obligations (signer un contrat d’engagement et en respecter les termes, s’inscrire à pôle emploi…) pour les bénéficiaires du RSA.
2. Une refondation de la politique d’insertion avec comme fil rouge l’emploi au centre des parcours d’insertion.
Cette volonté politique a pour objectif de réduire le nombre de bénéficiaires du RSA en favorisant leur insertion par l’emploi. Elle repose sur une mobilisation de tous les partenaires : Etat, collectivités, acteurs économiques et de l’insertion, pour faciliter le retour vers l’emploi des bénéficiaires du RSA par un rapprochement entre leurs compétences et les besoins des entreprises.


Des actions innovantes engagées par le Département

Afin de répondre à ses objectifs, le Département a déployé des actions innovantes en faveur de l’insertion par l’économique des bénéficiaires du RSA.
Identification des métiers en tension
Des ateliers consacrés à la découverte des métiers en tension sont l’occasion de mettre en relation les demandeurs d’emploi et les entreprises. Le but est d’offrir de nouvelles opportunités aux personnes en situation de précarité, en construisant et en leur proposant des parcours standardisés et personnalisés en cohérence avec les besoins des entreprises du territoire.
Dans la continuité de ces ateliers, des actions d’accompagnement des bénéficiaires sur les métiers en tension sont développées, comme l’action « Trajectoire » mise en oeuvre par l’association Tremplin travail dans le secteur de la restauration. Cette première action a fait l’objet d’une présentation lors du lancement du Mois de l’insertion le 9 novembre dernier.

Un chantier d’insertion qui profitera aussi à l'Aspire de Saumur

Les clauses d’insertion permettent de mobiliser l’achat public au service de l’insertion professionnelle et du retour à l’emploi des publics en précarité. Il peut s’agir de prestations de travaux, de services, liés à des investissements ou pour le fonctionnement des collectivités.
Elles consistent à réserver des heures de travail pour les personnes en insertion dans les marchés publics. Le Département applique les clauses dans des domaines divers tels que l’entretien de ses espaces verts, de ses locaux, la rénovation de collèges ou des antennes sociales, l’entretien des berges (arrachage de la jussie notamment), de travaux d’impression... Elles ont également été appliquées pour la construction de Terra Botanica, du village Saint-Exupéry et du bâtiment Foch. L’objectif, pour 2018, est d’atteindre un volume minimum de 10 000 heures d’insertion. Pour atteindre ce seuil, le Département a lancé plusieurs actions nouvelles :
- Majoration des aides à la pierre pour la construction de logements locatifs sociaux avec un objectif minimum de 5 % d’heures d’insertion
- Création d’une foncière logement afin de développer la maîtrise d’ouvrage d’insertion dans le cadre d’opérations de logements locatifs en milieu rural. Ce dispositif créé par le réseau SOLIHA, avec le soutien du Département, s’inscrit dans une démarche de développement durable des territoires, avec la mobilisation des professionnels locaux du bâtiment, une obligation d’heures d’insertion et un objectif qualitatif de réalisation. Une première opération de trois logements devrait être réalisée en 2018 à Clefs (commune nouvelle de Baugé-en-Anjou).
Développement des clauses d’insertion dans les marchés publics du Département et de ses partenaires, que sont à ce jour Maine-et-Loire Habitat, le Syndicat mixte ouvert Anjou Numérique et le Groupe ALTER. A ce titre, la réhabilitation du mur d’enceinte du nouveau bâtiment Foch, classé à l’inventaire du patrimoine, a débuté en ce mois de novembre et est confié à deux chantiers d’insertion. Cette commande assure huit mois de travail à une équipe de dix à douze personnes de la Régie de quartier d’Angers et de l’association Aspire de Saumur.


Article du 29 novembre 2017 I Catégorie : Vie de la cité

 


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