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Le territoire saumurois à la traîne économiquement ? Idée reçue

Dans une récente étude menée par le Commissariat général de l'Égalité des Territoires (CGET), il s'avère que concernant les investissements directs étrangers en France, par EPCI, la communauté d'Agglomération Saumur Val de Loire joue à jeu égal avec certains autres territoires plus conséquents…

Salarié de l'entreprise Greystal


Selon le rapport du Commissariat général à l'Égalité des Territoires (CGET), c'est une réalité : l’attractivité économique de la France progresse. Pour preuve : de 2014 à 2016, les territoires ont attiré 2 650 nouveaux projets d’investissements directs étrangers. Et le président de la République lui a donné une impulsion lors du sommet « Choose France », du 22 janvier dernier, en présence de 140 dirigeants de multinationales. Dans l'étude du CGET, Charles-Louis Molgo, sous-directeur des mutations économiques, de l’emploi et de l’innovation au CGET, décrypte le positionnement de la France et les particularités territoriales.

Cette attractivité bénéficie-t-elle à tous les territoires ? Quels en sont les leviers ?

L’attractivité est très différenciée selon les territoires. Par exemple, le nord-est se montre plus ouvert aux capitaux étrangers, et davantage de sociétés étrangères y emploient des salariés que dans l’ouest. Mais, il est aussi nécessaire de réaliser un examen très fin, au niveau des intercommunalités et des communes. C’est là que se joue pour beaucoup l’attractivité : capacité à proposer un foncier ou un immobilier adapté, proximité d’infrastructures, présences des compétences recherchées et à offrir, sur le bassin d’emploi, un cadre de vie attractif pour les actifs.
De manière générale, l’attractivité des territoires français s’est améliorée fortement ces derniers temps. La France conforte son 1er rang en matière d’accueil des investissements étrangers dans le domaine industriel et se positionne au 3e rang pour les décisions d’investissements dans les centres de R et D (recherche et développement).

Les métropoles concentrent beaucoup d’emplois. D’autres territoires tirent-ils bien leur épingle du jeu ?

Le Bilan de l’internationalisation de l’économie de Business France fait ressortir qu’au-delà des sièges sociaux dans les métropoles, ce sont des territoires de villes moyennes, périurbains ou ruraux qui ont très majoritairement attiré les projets industriels ou logistiques (69 % des projets), ces dernières années. Sous réserve d’identifier et de mobiliser les facteurs de développement exogène des territoires (filières de formation, infrastructures de communication et de télécommunications, environnement de qualité, présence de services publics…), ce ne sont pas seulement les métropoles, mais aussi leurs périphéries, les villes moyennes et les territoires ruraux, qui profitent de l’amélioration de l’image de notre pays.

Un constat encourageant pour les territoires…

Dans ce rapport, les CGET ont souhaité, comme chaque année, apporter une contribution afin de préciser ce qui se joue à un niveau territorialisé. Il a analysé – à partir des données des investissements directs étrangers (IDE) disponibles – les dynamiques des villes moyennes et des territoires AFR (zones d'Aide à Finalité régionale *). On remarque que ces derniers ont très bien tiré leur épingle du jeu dans le contexte économique actuel. Le constat, c’est qu’il n’existe pas de loi permanente immuable ni de fatalité à l’attractivité territoriale. C’est donc un appel à la mobilisation des territoires. L’internationalisation de leurs entreprises à l’export ou leur ouverture sur d’autres écosystèmes peuvent être une solution. La conclusion du CGET est donc optimiste : les territoires peuvent décider de leur destin !

Dont le Saumurois

Premier Tech, Enza Zaden, Chaucer Foods, Denkavit, Greystal... elles ne manquent pas les entreprises dont le siège est à l'étranger et qui investissent dans le Saumurois. Ainsi sur la carte ci-dessous; il est à noter que le Saumurois n'est pas à la traîne : il enregistre un nombre d'IDE (Investissements directs étrangers) par EPCI (Établissement de Coopération intercommunal) de l'ordre de 260 et surtout un nombre d'emplois créés ou maintenus grâce aux IDE, par rapport aux nombres d'actions de 15 à 5. Le Saumurois joue dans la même cour que les territoires nantais ou nazairien et est supérieur à d'autres EPCI en France dont notamment l'Agglomération angevine. Alors les entreprises du territoire inactives ?




* LE FONCTIONNEMENT DES AIDES À FINALITÉ RÉGIONALE
L'article 107 du Traité sur le Fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) impose aux États de limiter les aides publiques à l'investissement productif et à la création d'emplois des entreprises à des périmètres d'intervention, des aides approuvées par la Commission européenne.
Ainsi, la France a l'obligation de définir tous les 7 ans une nouvelle carte des zones AFR qui comprend deux catégories :
- les « zones a » dont le niveau de vie est anormalement bas (PIB/habitant inférieur à 75% de la moyenne des 28 États membres) ou dans lesquelles sévit un grave sous-emploi : pour la France, il s'agit des cinq départements d'outre-mer et de Saint-Martin ;
- les « zones c » constituées de régions défavorisées par rapport à la moyenne nationale : elles sont moins défavorisées que les précédentes et sont sélectionnées sur des bases plus restrictives.
Les aides octroyées par les pouvoirs publics aux entreprises en zones AFR peuvent couvrir les coûts des investissements dans des terrains, des équipements, des bâtiments ou des actifs incorporels (brevets par exemple), ainsi que les coûts salariaux des emplois créés, sur une période de 2 ans.


Article du 20 février 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


3 commentaires :


Commentaire de Les chiffres parlent comme on veut 20/02/2018 17:44:30

On fait vraiment dire ce qu'on veut aux chiffres. Saumur à l'égal de Nantes ou St Nazaire? Ne nous voilons pas la face : le Saumurois est la partie la plus "en pointe" en terme de chômage de tous les Pays de la Loire (+de 10%) alors que Les Mauges ou Ancenis sont en dessous de 5%. Les investissements étrangers et comment ils sont calculés ne changent rien à la réalité. Il faut implanter de nouvelles entreprises dans le Saumurois et faire bosser les Saumurois comme les gens des Mauges ont l'habitude de se retrousser les manches (même pour un salaire qui semble trop bas à tous les allocataires de Pole Emploi et la CAF). Au boulot, donc!!



Commentaire de Nenég ligérien 20/02/2018 19:37:25

Je partage en partie cet avis, à 1H30 d'ici : Les Mauges, la Vendée et la Loire Atlantique sont débordés de boulots et je pèse mes mots. Mais arrêtons de taper toujours sur les mêmes, il n'y a pas plus de feignant ici qu'ailleurs. Il y a simplement des maires qui s'entendent et qui se bougent ( ce qui fait la différence la- bas, c'est la cohésion, et la solidarité) il suffit de voir le tissus associatifs. Pourtant, je suis Saumurois et j'ai vécu pas mal de temps dans ce coin là et bien je dois dire que c'est dure de vivre ici avec la mentalité du chacun pour soi. (guerre de clocher et Cie)



Commentaire de Solidarité intergénérationnelle 21/02/2018 09:12:38

« Tous les salariés nés après 1956 qui demanderont à bénéficier de leur retraite avant 67 ans, dès lors qu’ils sont munis de tous leurs trimestres, subiront automatiquement une minoration de 10 % sur leurs pensions complémentaires. Ce malus sera appliqué durant trois ans et ce au plus tard jusqu’à 67 ans, âge à partir duquel il ne s’applique plus. » je ne pense pas que ce système va favoriser l’embauche des jeunes !
« Plus la retraite complémentaire pèse dans le montant total de la pension, plus l’impact sera lourd. C’est pourquoi les cadres seront particulièrement impactés. Prenons l’exemple d’un cadre né en 1957, dont le montant de la retraite complémentaire est estimé à 2 000 €. S’il part à 62 ans (avec le taux plein), il se verra appliquer une décote de 10 % pendant trois ans, soit 200 € de moins par mois pendant trente-six mois. Le manque à gagner total pour lui sera de 7 200 €. Pour un non-cadre, dont le montant de la retraite complémentaire est estimé à 500 €, la perte totale représentera 1 800 €. Autres grands perdants en vue, les chômeurs : beaucoup de seniors finissent leur carrière comme demandeur d’emploi. Dès lors qu’ils remplissent les conditions d’une retraite à taux plein, Pôle emploi cesse de les indemniser. Ils devront solder leur retraite et subiront de plein fouet la décote. »

« Un bonus en contrepartie
Ceux qui décideront de travailler un an de plus (à partir de la date où ils peuvent obtenir le taux plein) seront exemptés de la décote. S’ils travaillent deux ans de plus que prévu, ils obtiendront, pendant un an, une majoration de 10 % des pensions complémentaires. Majoration qui grimpera à 20 % s’ils travaillent trois ans de plus et à 30 % s’ils restent en activité quatre ans de plus. A signaler : les salariés prenant leur retraite anticipée au titre d’une carrière longue seront concernés par ce bonus-malus, qui s’appliquera jusqu’à l’âge de 67 ans maximum. »

En résumé on vous incite fortement à prolonger votre carrière. Et puis si vous pouvez décéder pendant que vous êtes encore actif, vous ferez preuve d’une grande solidarité intergénérationnelle !

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