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Disparition de territoires classés en zones défavorisées : La présidente de région réagit

Depuis le mardi 20 février dernier, le comité national sur la réforme des zones défavorisées a décidé que les Pays de la Loire seraient délestés de certaines zones éligibles à l'indemnité compensatoire de handicaps naturels (lire notre article). La Présidente de la Région Pays de la Loire, Christelle Morançais, s'en offusque. Son communiqué...


« Le 20 février 2018 lors du comité national sur la réforme des zones défavorisées, j'ai eu la surprise de découvrir sur la nouvelle carte présentée par le ministère de l’Agriculture que plusieurs territoires des Pays de la Loire classés en zones inondables ont disparu des zones éligibles à l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) !
En effet, dans les travaux de construction de la carte des futures zones défavorisées, l’intégration des zones humides Ramsar et du marais poitevin, actée en décembre 2016, avait permis de répondre aux enjeux identifiés pour la région Pays de la Loire. Plusieurs zones humides ligériennes d’importance internationale, également identifiées dans le réseau Natura 2000, figuraient dans le zonage dans leur intégralité : marais Poitevin, marais de Grand Lieu, basses vallées angevines. D’autres zones humides, notamment l’estuaire de la Loire, les marais de Brière, de Guérande et le marais breton avaient également été identifiés.
Les nouveaux calculs réalisés par le ministère conduisent à écarter ces territoires pourtant particulièrement humides et emblématiques à l’échelle régionale : les basses vallées angevines (BVA) qui disparaissent pour une large part, le marais de Grand Lieu, ainsi que des parties du marais breton et du marais Poitevin.
Ces territoires sont pourtant des zones d’élevage extensif où l’activité agricole valorise des prairies naturelles humides de faible productivité et d’une grande richesse patrimoniale, valorisation qui mérite d’être compensée.
Au nom de quels critères et de quelles nouvelles décisions non partagées, ces territoires ne seraient plus considérés comme défavorisés ? Je réclame une explication du gouvernement pour nous éclairer rapidement sur ce nouveau coup dur reçu par une profession déjà lourdement en difficulté, et ce à quelques jours du rendez-vous annuel du Salon de l’Agriculture à Paris.
J’en appelle donc à un réexamen approfondi de ces cas afin de pouvoir aboutir à zonage plus cohérent avec la réalité du handicap naturel, en préservant l’intégralité de ces zones RAMSAR ».


Article du 23 février 2018 I Catégorie : Politique

 


1 commentaire :


Commentaire de Nostromo 23/02/2018 12:12:11

Je n’y connais pas grand chose à la matière, je n’ai certainement pas tout compris des propos de Mme Morancais, mais peut on décemment faire vivre des exploitants à coup de subventions ? Ne serait il pas plus sain de créer des coopératives d’état avec des paysans salariés, si comme vous le dites il s’agit de garder ces territoires nationaux et les entretenir. Cela me semble plus juste pour tous.


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