Dossier : La vie en roses à Doué en Anjou... au fil des siècles

Doué en Anjou est la capitale de la rose et tous les ans, les journées de la Rose attire une public toujours plus nombreux. Mais saviez-vous comment est né la rose à Doué et comment elle en est devenue la reine ?

Crédit Photo : Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire


Tout commence par un mariage entre une hollandaise et un baron français. C'est ainsi que peu après son mariage, en 1765, le baron Joseph-François Foulon, originaire de Saumur et surintendant des finances de Louis XVI, à qui les douessins doivent en partie aujourd'hui leur activité, achète une baronnerie de Doué et entreprend la création sur ses terres d'une pépinière royale. Pour mettre son projet à réalisation, il alors fait venir Edme-Crespin Chatenay, petit-fils de Louis-Germain Chatenay, jardinier de Louis XIV à Versailles. La pépinière propose des ormes, frênes, chênes, peupliers… Celui-ci, après la disparition du baron, s'installe définitivement à Doué. Il crée sa propre entreprise d'arbres fruitiers et d'ornement. Les rosiers de Doué naissent avec ses enfants, en 1860. En 1882, Henry Chatenay, découvre par l'intermédiaire de Florence et Auguste Bégault, employés à son service, une nouvelle technique venue d'Allemagne qui va révolutionner la culture des rosiers à Doué. C'est à partir de ce moment-là qu la rose va devenir la reine de l'horticulture régionale.
Au début du XXème siècle, la production douessine est déjà de plusieurs milliers de plants. En 1920, elle atteint les 50 000 plants. 20 ans après, elle est passée à 1 million pour attendre 3 millions dans les début des années 1970.

Doué, centre majeur en France

La commune est devenue centre majeur de rosiéristes en France. Dans les années 2 000, la production des héritiers Chatenay est de plus de 7 millions de rosiers par an, ce qui représente environ 40% de la production nationale. Aujourd'hui, la production atteint la moitié du volume national de rosiers en racines nues et une grande diversité de plantes de pépinière. Au cours de ces années, les producteurs se sont organisés, ont amélioré leurs techniques de production, élargi leurs gammes, faisant du bassin de Doué la Fontaine le premier bassin de production de rosiers en France.

Le bassin de Doué aujourd’hui…

Le bassin de Doué-la-Fontaine est aujourd’hui un véritable territoire de pépinière, avec plus de 500 hectares au total en production. Près de 300 hectares sont consacrés à la production de rosiers qui concerne environ 50 producteurs. Les tailles d’exploitations sont très diverses. La région de Doué-la-Fontaine représente la moitié de la production nationale de rosiers, et une large gamme de produits de pépinière, notamment pépinière fruitière. Il s'agit d'une filière économique importante pour le territoire, embauchant près de 250 salariés à temps plein. Doué est aujourd'hui une plateforme régionale d'innovation autour de la rose.

Les Journées de la Rose, une idée de Jean Bégault

1959, année à laquelle la production de rosiers atteint près de 2 millions de plants est aussi marquée par événement : c'est l’année des premières « Journées de la Rose », initiées par Jean Bégault, qui chaque année depuis lors en juillet proposent une exceptionnelle exposition et mise en scène de roses dans le cadre majestueux des Arènes de Doué-la-Fontaine. De 7 000 visiteurs la première année, les Journées ont accueilli 20 000 personnes en 2003 et le double aujourd'hui. Parmi ces visiteurs, des noms illustres pour parrainer la manifestation, tels Rika Zaraï, France Gall, André Monoury , Jane Birkin, Catherine Deneuve pour ne citer qu'eux.



Sources :
- « Histoire de vie : Saumur au fil du Xxème siècle » édité par APQR en 1999
« L’horticulture angevine des origines à l’an 2000 » chapitre sur « les Pépinières de Doué-la-Fontaine » par Michel Ogereau



Article du 24 mars 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


1 commentaire :


Commentaire de John Curd 25/03/2018 20:30:17

Doué-en-Anjou est le centre et non la capitale de la rose. Doué-la-Fontaine est la capitale. (trait d’union ?)



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