Le Kiosque Info
pub
Je m'abonne - Saumur - Doué-la-Fontaine - Thouars - Loudun - Chinon - Bourgueil - Longué
Actualité Agenda Ou sortir ? Ecrivez un article Lettre d'info Envoyer une alerte



Immobilier : les Anglais boudent-ils de plus en plus le Saumurois ?

Depuis le vote du Brexit en 2016, les Anglais seraient-ils moins attirés par nos belles bâtisses de tuffeau ? Selon des spécialistes de l’immobilier de la région de Saumur, il ne faut pas se concentrer sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, mais bien plutôt sur la réalité de leurs vies quotidiennes. L'activité immobilière n'est peut-être plus à son âge d'or avec les Britanniques, on ressent tout de même encore un attachement certain à l’Ouest de la France.

Saumur observe notamment un ralentissement des achats immobiliers de clients anglais.


Depuis le vote du Brexit en 2016, les Anglais seraient-ils moins attirés par nos belles bâtisses de tuffeau ? Selon des agents immobiliers de la région de Saumur, il ne faut pas se concentrer sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, mais bien plutôt sur la réalité de la vie quotidienne des Anglais en France. L'activité de vente de maison n'est peut-être plus à son âge d'or avec les Britanniques, on ressent tout de même encore un vif attachement à l’Ouest de la France.

Une population d'anglais importante

De Montreuil-Bellay à Noyant, le Saumurois compte une population d’Anglais importante, ce qui inclue des commerces dédiés à la culture anglaise. Pourtant, ces dernières années, le phénomène se confirme : les Britanniques sont de moins en moins nombreux à acheter et s’installer à l’année dans la région. La famille Hill en serait probablement l’exception. Elle est tombée sous le charme d’une grange à rénover entièrement, à Cizay-la-Madeleine (49700) alors que plusieurs couples d’Anglais désertent le Saumurois pour repartir dans leurs maisons de familles au Royaume-Uni.

Pas la faute au Brexit ou aux prix

Parcay-les-Pins, commune de Noyant-Villages, compte une population anglaise significative. C'est aussi le cas de la commune de Mouliherne en Nord Sauurois où 10% de la population est anglaise. Delphine Hamon travaille à l’agence Brun à Montreuil-Bellay, et elle l’assure : « Ce n’est plus l’euphorie des années 2000 où l’on faisait près d’un tiers de nos ventes aux Britanniques ». Récemment, l’agence immobilière a mis en vente beaucoup de maisons appartenant à des Anglais, trois la semaine dernière. L’effet Brexit ? La sortie du Royaume-Uni n’aurait, selon elle, quasiment pas de répercussions sur les ventes de maisons aux Anglais.

Le contrecoup de la crise

Achetées il y une vingtaine d’années pour bon nombre de propriétés, les jeunes retraités ont vieillis et désirent maintenant retrouver leur terre natale pour être auprès de leurs parents malades ou se soigner eux-mêmes. La santé est donc l’une des raisons qui poussent cette clientèle à retourner au pays. Ils se sentent plus en sécurité là-bas. « Ils ont comme nous, du mal à se remettre de la crise, on constate déjà depuis 2008 qu’on vend beaucoup moins aux Britanniques ». Pour la majorité d’entre eux, la France était un pays idéal pour s’installer lorsqu’ils avaient encore les moyens de s’offrir une demeure. Force est de constater que la conjoncture ne se prête plus forcément à ce que les Anglais achètent en Anjou.

De nouveaux clients plus jeunes et en résidence secondaire

Aujourd’hui, les nouveaux clients sont plus jeunes et investissent dans la région pour des maisons en résidence secondaire. Des départements de la Bretagne au Maine-et-Loire, les projets d’achat sont beaucoup moins fréquents qu’il y a une vingtaine d’années. Les plus décidés se tournent plutôt vers l’acquisition de maisons de vacances. L’exportation massive du tea-time en Anjou n’aura peut-être duré qu’un temps. Pourtant, la douceur angevine continue tout de même à attirer quelques acheteurs anglais dans l’idée de profiter de la quiétude des environs.


Article du 14 avril 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


4 commentaires :

Commentaire de Stéphane.s 15/04/2018 19:14:21

Tres bien cela fait des maisons pour les locaux et les tarifs ne vont pas flambés.


Commentaire de Charles 16/04/2018 07:47:25

Vous faites erreur, les britanniques avaient tendance à acheter des maisons de bourgs et faisaient que ces bourgs retrouvaient un peu de vie. Les locaux ne sinterressent pas ou très peu à ces biens la, ils cherchent des biens "M6", pas chère.......dommage pour nos campagnes


Commentaire de laitentier 16/04/2018 17:52:43

Il y avait toujours des maisons pour les locaux mais l’avarice des locaux a surmonté leurs fraternités et ils ont vendu leurs battisses pour des prix flambés. Et maintenant ils peuvent les racheter à prix dérisoires.


Commentaire de Jean P 19/04/2018 20:58:02

Pour info, il n´y a pas d´Anglais dans le conseil municipal de Mouliherne... peut-être à venir


page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV après qu'on l'ait peint en vert ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

 

 


Créez votre article ! ICI