Axe Vivy-Longué. Le jeune motard responsable du décès d'une cycliste reconnu coupable

En juin 2017, Micheline Guignon, née Patouet décédait suite la collision avec une moto sur la route D347 reliant Vivy à Longué. Ce jeudi 24 mai au tribunal de Saumur, le jeune motard de 23 ans résidant à Blou comparaissait en correctionnelle. Il a été reconnu coupable, mais n'a écopé que d'une peine légère.


C'est pour homicide involontaire que Valentin Jauneau, 23 ans, habitant de Blou et originaire des Rosiers sur Loire, comparaissait ce jeudi 24 mai en correctionnelle au tribunal de Saumur. En juin 2017, il avait, au volant de sa moto percuté de plein fouet une cycliste traversant la route reliant Vivy à Longué. Cette dernière était décédée, le jeune motard ayant quant à lui dû être transporté dans un état grave au centre hospitalier de Saumur.

Le motard roulait a priori à 120 km/h

Ce jeudi 24 mai, il comparaissait, particulièrement accablé et à peine relevé de ses blessures, devant le Tribunal de Saumur, la famille de la victime, hormis le mari, s'étant portée partie civile. Les experts ont pu prouver que sur cette portion de route à 3 voies limitée à 90 km/h, le motard roulait à 120 km/h. Ce que n'a pas nié le jeune conducteur, mais pas non plus reconnu, persuadé qu'il était en dessous, puisque sortant d'un tronçon limité à 70 km/h. « Valentin Jumeau n'était ni sous effet d'alcool ni de stupéfiant et depuis l'âge de 4 ans, il roule en moto, donc a une parfaite maîtrise de cet engin, qui plus est était neuf », n'a pas manqué de plaider son avocate. Et de rajouter : « En plus, nous sommes ici sur une un faux-plat, et pas facile de voir devant, que ce soit pour une voiture ou une moto. »

"Je n'aurais pas dû"

Ce qu'a totalement reconnu le mari de la défunte, dont la résidence est située en bord de cette route. « Moi étant un peu plus loin, également à vélo, j'ai vu arriver la moto et alerté mon épouse qui s'est figée au milieu de la route. Je n'aurai pas dû. » Et l'avocate du jeune conducteur d'expliquer : « Il avait plusieurs choix dès lors qu'il a vu la cycliste : soit se déporter à gauche et percuter le mari, soit se déporter à droite et aller dans le fossé, soit freiner tant que faire ce peut pour éviter la cycliste. C'est cette dernière option qu'il a choisie, mais cela n'a pas été suffisant pour ne pas la percuter. » Après cet accident, le jeune homme est resté quelques semaines hospitalisé pour diverses fractures et contusions à l'estomac et au foie et est resté 9 mois en arrêt de travail. Dès sa sortie de l'hôpital, il avait tenu à rencontrer le mari de la défunte pour lui présenter ses excuses.

Deux blessés moralement

A l'issue de sa plaidoirie, l'avocat de la partie civile, en l'occurrence la fille et les petits enfants de la défunte n'a pas demandé de dommages et intérêts, mais une amende de 1 500 euros pour non-respect du code de la route. L'avocate du jeune motard à quant à elle demandé un sursoit de l'amende et que cette infraction ne soit pas inscrite à son casier judiciaire. Au final, le jeune homme a écopé de 1 500 euros d'amende avec sursis, qu'il n'aura donc pas à payer à moins de récidive d'infraction, et de non-inscription à son casier judiciaire. Un contentement tant pour le jeune motard encore sous le coup de l'émotion et dont l'empreinte restera à n'en pas douter marquée durant de longues années (il ne conduit d'ailleurs plus de moto) que pour le mari de la défunte, qui a dit ne pas en vouloir au jeune homme.


Article du 25 mai 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


3 commentaires :


Commentaire de tonton 25/05/2018 16:35:02

Quant on pense que l infraction de non port de sécurité, c'est 90 € et trois points!!....



Commentaire de Dignite 26/05/2018 07:30:00

Pas d excuses... C est un permis fecturr délivré aux autres inconscient qui manifestent contre le 80



Commentaire de Mauvais endroit et mauvais moment 28/05/2018 21:13:13

Merci pour vos riches commentaires. Pour avoir été sur les lieux quelques secondes après l’accident... après la zone a 70 km/h il y a une côte et un faux plat donc peu de visibilité. Pas d’intersection à l’endroit de l’impact donc logiquement on ne s’attend pas à quelqu’un qui traverse à cet endroit là précisément. Le titre du courrier de l’ouest relate bien cet accident (édition de samedi) : « mauvais endroit et mauvais moment «  Malheureusement je pense que n’importe qui avec n’importe quel véhicule (imaginez vous un camion ou une voiture élancés à 90km/h, combien de temps pour réagir, agir



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