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Saumurois. Quelles conséquences auront eu les conditions météo sur le millésime 2018 ?

De mémoire, les vignerons n'ont pas d'année de comparaison météorologique avec ce millésime 2018. Depuis le début de l'année, ce sont près de 600 mm d'eau qui sont tombés, soit l'équivalent de la pluviométrie annuelle du Saumurois. Et depuis le 15 mai, ce sont près de 200 mm qui se sont répandus dans les vignes... Alors, la maladie s'est développée...


Les yeux rivés sur le ciel et le pluviomètre, les vignerons n'avaient pas simplement peur que la grêle ne détruise leurs vignes. Ils s'inquiétaient du développement du mildiou. Ce champignon qui adore l'humidité et se développe sur tous les organes de la vigne pour la dessécher.

« On ne s'en sort pas si mal »

La période d'incubation n'est pas encore terminée, mais le président des vignerons de Saumur-Champigny, Régis Vacher, se veut optimiste : « On ne s'en sort pas si mal. Il y a des traces, c'est évident qu'on soit en bio ou non. Certains ont eu du mal à appliquer les traitements préventifs ne pouvant pas entrer dans les vignes. Aucun ancien n'a connu, une telle période de mousson. On est peut-être passé à côté du pire. Mais le climat sec des 15 prochains jours laisse augurer une amélioration. Cela devrait sécher rapidement ».

Environ 15 jours d'avance

« On avait 3 semaines de retard pour la sortie des bourgeons, on a désormais 15 jours d'avance. La fleur est terminée et il n'y a pas eu trop de coulure », commente Régis Vacher avec un sourire qui laisse entrevoir qu'il nourrit de bons espoirs pour le millésime 2018. Et celui-ci de continuer : « Les millésimes qui ont fleuri début juin sont souvent de grandes années. Les raisins ont le temps de murir, désormais, pour éviter les pluies qui arrivent régulièrement mi-octobre »... Et comme il est dit que les vendanges se déroulent 100 jours après la fleur. Il est probable que les vendanges se déroulent en septembre.


Article du 20 juin 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


2 commentaires :


Commentaire de edouard pulvé 21/06/2018 12:49:42

Il y aura juste un peu plus de produit chimique dedans mais bon chimiquement raisonné.



Commentaire de agriculture raisonnée/definition 21/06/2018 14:55:54

L’Agriculture raisonnée n’est PAS une alternative aux pesticides de synthèse ! L’agriculture raisonnée, n’est ni plus ni moins qu’une forme d’agriculture conventionnelle chimiquement intensive mais...qui respecte la loi (stockage des pesticides dans un local fermé par exemple). Elle ne se fixe pas d’objectif de réduction des pesticides. En outre, ce concept a été créé par des firmes qui vendent…des pesticides et le réseau qui la promeut – FARRE - est financé en partie par ces firmes ! Voici une fiche qui vous permettra de comprendre comment les lobbys sont arrivés à mettre sur le devant de la scène une agriculture chimique sous couvert d’alternative aux pesticides de synthèse. Agriculture Raisonnée : une agriculture chimiquement intensive qui ne dit pas son nom ! C’est en 1993 qu’apparaît l’Agriculture Raisonnée et le réseau FARRE (Forum pour une Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement). Le créateur officiel de ce réseau est Jean Thiault fonctionnaire du Ministère de l’Agriculture . Il est en outre Ingénieur Général d’Agronomie, membre de l’Académie d’Agriculture de France depuis 1996, section : Industries des agrofournitures et des produits autres qu’alimentaires. Domaines d’expertises : Protection des plantes : homologation des produits phytosanitaires, police phytosanitaire, réglementation internationale, protection intégrée des cultures. La création du réseau FARRE Comment mieux expliquer la création de FARRE que comme le fait sonex-président, Bernard Guidez (Compte rendu de la réunion-débat de l’organisée par les groupes Agro-Environnement et X-Environnement) : « Quand vous voulez être influent, si vous pensez avoir une bonne idée, il faut absolument avoir un levier, il faut vous appuyer sur un réseau. Le levier a été de s’appuyer sur le réseau existant dans le milieu agricole, donc la FNSEA, Jeunes Agriculteurs, la Chambre d’Agriculture, le Crédit Agricole, les diverses organisations qui existent dans le milieu. L’UIPP (Union des Industries de Protection des Plantes) a également aidé au financement de FARRE… » En fait FARRE a été créée par l’UIPP, qui a transformé une association qu’elle avait créé quelques années auparavant (Protection des Plantes et Environnement, PPE) en FARRE. L’UIPP le reconnaît d’ailleurs sur son site internet . C’est également l’UIPP qui a massivement soutenu FARRE financièrement pendant de nombreuses années. Le réseau FARRE compte parmi ses membres actifs les représentants les plus importants de l’agriculture chimiquement intensive, de la grande distribution et de tous les acteurs des filières phytosanitaires, agro-industrielles, bancaires comme : Auchan, BASF, Bayer, Cargill, Les dossiers de GF CGI (Compagnie Générale des Pesticides), Dow AgroScience, Dupont de Nemours, Monsanto, Syngenta, la FNSEA, plus quelques banques comme le Crédit Agricole et des Compagnies d’Assurance. Ainsi supportée, l’Agriculture Raisonnée semblait bien née pour …perpétuer le même modèle agricole que celui qui a été mis en œuvre depuis les années 50 ! La composition du Conseil d’Administration de FARRE ne fait que confirmer cette impression, ses membres venant des mêmes structures membres de FARRE. Mais, le coup de génie de l’Agriculture Raisonnée, ce fut le marketing fait autour du concept. Faire croire qu’elle était ce qu’elle n’est pas vraiment : une agriculture soi-disant en rupture avec des pratiques intensives néfastes. En 2017, on compte parmi les vice-présidents du réseau FARRE Christiane Lambert qui n’est autre que la nouvelle présidente de la FNSEA. La trésorière du réseau est , ancienne responsable « environnement » à la FNSEA qui est depuis 2014 Directrice générale de …l’UIPP ! Difficile ainsi de penser que FARRE et l’agriculture raisonnée souhaite une réelle réduction des pesticides. L’assimilation de l’Agriculture Raisonnée à la production intégrée : un tour de passe-passe sémantique. La situation est confuse car l’agriculture raisonnée n’est au début pas défini par un texte ou un cahier des charges précis. Des enseignes se sont engouffrées dans cette brèche et une enseigne de grande distribution (Auchan) a même commencé à communiquer avec un logo « filière Agriculture Raisonnée », associé à sa marque de distributeur alors que Carrefour a demandé une certification de conformité de produit « pomme en production fruitière intégrée » pour commercialiser les fruits produits par le COVAPI. En février 1998, l’Académie d’Agriculture de France consacre une séance entière à « L’agriculture raisonnée ». Jean Thiault, membre de l’Académie et Président de FARRE, fait valoir que « pour des raisons de sémantique, liées à la connotation négative que le terme « intégré » a dans l’esprit de beaucoup d’agriculteurs, par référence à des expériences douloureuses d’intégration économique verticale, l’expression Agriculture Raisonnée a été préférée en France à une traduction littérale de l’Integrated Farming anglais ». Il sous-entend donc que cette Agriculture Raisonnée serait de l’agriculture intégrée qui ne dirait pas son nom ! Le tour de passe-passe est parfait : il s’agit d’une véritable récupération. Aujourd’hui le réseau FARRE continu d’entretenir le flou en indiquant sur son site Internet1 qu’agriculture raisonnée = agriculture intégrée mais que la traduction française a préféré utiliser le mot « raisonnée » au lieu « d’intégrée » car plus compréhensible par le grand public...le tour de passe-passe est total ! La Commission Nationale des Labels et de la Certification (CNLC), met alors en place un groupe de travail sur « l’agriculture raisonnée » pour clarifier la situation. L’avis rendu en juin 1999 par le président de la section « Examen des référentiels », François Falconnet, entérine le tour de passe-passe sémantique qui assimile la production intégrée à l’agriculture raisonnée en dépit des réticences exprimées pour l’arboriculture fruitière, secteur précurseur où les principes directeurs de l’OILB (organe de promotion de la véritable production intégrée) étaient déjà largement utilisés. Cette assimilation faite, il propose une définition du concept. Ainsi, l’agriculture raisonnée « vise à maîtriser l’impact de l’activité de production agricole sur l’environnement ». Cette qualification interdit d’ailleurs à l’agriculture raisonnée de communiquer vis à vis du consommateur sur le produit qui n’est pas certifié (c’est le système d’exploitation qui l’est).


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