Pour la Ville de Saumur, « l’histoire des harkis, c’est l’histoire de France »

Comme chaque année, l’Hexagone commémore, en ce mardi 25 septembre 2018, le courage, la fidélité et le sacrifice des harkis durant la guerre d’Algérie (1954-1962). De même à Saumur où, depuis la place de l’Hôtel de Ville et son monument aux morts, jusqu’à l’enceinte de la salle des mariages, de nombreux représentants de la région et des ordres militaires ont célébré la mémoire des harkis et de leurs enfants présents pour l’occasion.


Cinquante-six ans après la fin de la guerre d’Algérie, Emmanuel Macron et la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, viennent d’annoncer des mesures visant à reconnaître le sort des harkis.

40 millions d’euros d’investissement

Après un hommage collectif solennel qui leur sera rendu par le président en décembre prochain et qui parachèvera l’action de ses prédécesseurs, la promesse devrait prendre effet dès le 1er janvier 2019 à hauteur de 40 millions d’euros d’investissement sur quatre ans dédiés à l’augmentation des allocations des harkis de première génération, ainsi qu’à leurs veuves. Un budget qui comprendrait également le développement d'aides pour les enfants de harkis rencontrant des problèmes d’emploi et d’intégration socio-économique.

Courage, abnégation et sacrifice

Comme l’a rappelé dans son discours le sous-préfet de Saumur, Jean-Yves Hazoumé, « la France fait face à son exigence de vérité » et reconnaît à ces anciens auxiliaires de l’armée française, qui ont lutté contre le Front de libération nationale (FLN) sous la responsabilité d’officiers français, « leur courage, leur abnégation et leur sacrifice comme partie intégrante de la mémoire nationale ».

L’association Harkis 49, l’une des plus actives de France


Et Jean-Luc Lhémanne, adjoint au maire de la Ville de Saumur, d’ajouter dans un discours vibrant : « L’histoire des harkis, c’est l’histoire de France ». Enfin, Tayeb Kacem, président de l’association Harkis du département de Maine-et-Loire (l’une des plus actives de France), a clôturé cette cérémonie émouvante et conviviale à la fois par un discours rappelant que sur un nombre important de harkis accueillis à l’époque à Saumur, « seule moins d’une dizaine nous entoure encore ». Et que grâce à ces anciens, « nous, leurs descendants, apprécions aujourd’hui d’être Français ».


Article du 25 septembre 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


18 commentaires :


Commentaire de maurice 25/09/2018 22:34:24

bravo, car ils ont été très courageux. N'oublions pas qu'ils ont le droit de ne pas apprécier une situation et d'en défendre une autre ; en l'occurrence ils se sont retrouvés rejetés des algériens mais aussi des français car n'oublions pas non plus que le retour en France a été très difficile aussi pour les Français donc encore plus pour eux .
Il n'est jamais trop tard pour bien faire .C'est une belle action.



Commentaire de Les pieds noirs 26/09/2018 07:59:54

Sont a vomir



Commentaire de michel 26/09/2018 08:24:30

Trés bien cette reconnaissance.Par la même leur représentant local va peut être essayer de se racheter une virginité.



Commentaire de Polémiste 26/09/2018 09:17:19

C’est l’histoire du passé et doit être prise en charge par les historiens et non par les hommes politiques, qui de plus n’ont pas vécu cet événement.
Pourquoi vouloir aider « les enfants des Harkis » plutôt qu’aider tous les enfants rencontrant des problèmes d’emploi et d’intégration socio-économique, qu’ils soient immigrés ou issus de classes sociales défavorisées ?
Est-ce qu’en Allemagne on reconnaît et accueille les français qui ont collaboré avec les nazis pourdéporter des juifs , des communistes et des résistants ? (C’est provocateur !)
Est ce que les pays d’Europe Centrale basculés à l’extrême droite sont d’accord pour accueillir Brugiere ?
Dans plusieurs pays les autochtones ayant aidé les colonisateurs ont été abandonnés quand ces colonisateurs sont partis.
Pourquoi la France en a accueilli certains et refoulé d’autres?
La motivation des harkis étaient plus une lutte contre le FLN qu’un engagement pour la France (guerre des clans, membre de la famille tué par le FLN ...), ou encore l’argent et même compromission d’un homme par l’armée française qui ne lui laisse plus que le choix de collaborer.
C’est un problème compliqué. Mais je pense qu’aujourd’hui beaucoup ont été intégrés et la seule chose demandée est une reconnaissance nationale. Mais par où passe la reconnaissance, le versement d’argent ou la vérité historique ?



Commentaire de robert c 26/09/2018 10:22:08

Et la reconnaissance pour les pieds noirs ?



Commentaire de julien bard 26/09/2018 11:33:45

Absolument .les harkis oui mais pourquoi les enfants ,petits enfants ?.si le pays les considéres comme francais cela va a l'encontre des dires.Dans ce cas il faut aussi aider les enfants et petits enfants de pieds noirs,de famille de 14/18 et 39/45.ainsi que les enfants de militaire victime en opex liban,tchad,mali etc



Commentaire de Evian 26/09/2018 12:57:42

Et la responsabilité de l’Algérie suite au non respect des accords d’Evian ?



Commentaire de alain p 26/09/2018 13:59:14

Et ce pays laisser avec toute les infrastructures et qui aujourd'hui est devenue pitoyable.Aucun entretien ni amélioration.Il serait bon que l'algerie assume aussi mais la ni macron ne va demander ni l'algerie ne prendra les devans.



Commentaire de JEAN PIERRE METZGER 27/09/2018 08:01:36


Mon commentaire s'adresse au dénommé "Michel" qui semble profiter de l'occasion pour régler un problème personnel avec le Président. Et ce n'est pas la première fois. Sa méthode me parait bien méprisable, c'est facile de faire des allusions perverses et surtout ce n'est pas l'endroit qui convient. Si vous avez tant soit peu de courage monsieur Michel, adressez vous directement à l'intéressé et régler votre problème. Le fond du sujet est assez grave pour nous épargner votre attitude malsaine !



Commentaire de À préciser 27/09/2018 09:42:56

Il me semble que les harkis n’étaient pas considérés comme membres de l’armée Française comme il est stipulé, mais comme des « sous-traitants »
Des supplétifs pro-Français. Pendant la guerre d’Algérie, l’armée française comptait des appelés et des engagés musulmans ; elle a aussi recruté des supplétifs sous contrat mensuel sans statut militaire. Certains étaient rétribués de façon modique comme les harkis, les moghaznis (policiers) et les " groupes mobiles de sécurité "(assimilés aux CRS). D’autres étaient bénévoles, comme les hommes des groupes d’autodéfense formés dans les villages. En mars 1962, la France évaluait à 263 000 le nombre total de musulmans pro-Français menacés, nombre incluant 50 000 élus, anciens combattants et fonctionnaires.



Commentaire de stephane 27/09/2018 12:11:03

mr metzger vous avez l'air de penser bien connaitre les gens apparemment mais sous le vernis qui vous en met plein les yeux il y a la vraie carosserie .Pour vous ne la gratter pas car l'oxidation va vite apparaitre.



Commentaire de JEAN PIERRE METZGER 27/09/2018 15:48:15

Que ce soit "Stéphane" ou "Michel", puisque vous n'êtes pas capables de donner votre nom complet par manque de visibilité et d'honnêteté, oui j'ai connu la personne que vous cherchez à salir, et il est loin de ce que vous sous entendez. Vos propos sont tout simplement des insinuations malsaines qui n'ont rien à foutre sur ce site. Régler votre problème avec l'intéressé en toutes franchise au lieu de chercher à salir quelqu'un impunément !



Commentaire de brugiere 27/09/2018 17:48:52

Le massacre des Harkis restera l'un des épisodes les plus abjects de l'Histoire de France. Si la faute en incombe totalement à Charles De Gaulle, l'Armée française, en lui obeissant a commis un crime. Ce drame est un épisode de la politique gouvernementale qui avait commencé par le massacre organisé par Paris, des Algérois de Bab el Oued le 26 mars 62 et s'est continué par l'enlèvement et la disparition de 5 000 oranais début Juillet 1962, sans que le gén katz qui commandait lève le petit doigt. Entre temps, l'ordre avait été donné par Paris d'aider le FLN contre les Français d'Algérie. D'où les tortures et vies hachées parmi nos compatriotes ( souvent d'ailleurs des militaires comme le para de Brem ou le ct Bazin ) . Combien de fois, des avions français sont ils venus mitrailler les habitations de compatriotes? combien de chars sont venus défoncer les facades d'immeubles à Alger ? Nous savons par la Croix rouge que des dizaines de jeunes filles européennes ont été enlevées et envoyées dans des bordels du FLN. Nous le savons par la même CRoix rouge. Aucune démarche n'a jamais été tentée par la France pour les délivrer. Jamais. De ce jour, dixit le Maréchal Juin, la France est maudite. ////Mais, Si Charles De Gaulle est le haut responsable de tous ces drames, ses ministres ont accepté l'innommable et l'Armée avait courbé l'échine au delà de l'admissible. Le colonel Jean Bastien Thiry, fin 62 a tenté de réagir pour empêcher que le massacre des Harkis se prolonge. Il pensait en effet que des changements à l'Elysée pourraient améliorer les choses outre Méditerranée.
C'est le message qu'il faut faire passer aujourd'hui. D'après st Augustin, dans de telles circonstances, la révolte est légitime.
C'est le mg qu'il faut faire passer aux jeunes d'aujourd'hui, dans une France qui n'en peut plus. et peut être va disparaitre. Entre les soirées noires homos à l'Elysée pendant l'Eté puis l' incroyable affaire Benballa puis la PMA GPA aujourd'hui et l'envahissement quii est visible dans chacune de nos villes.. il est plus que temps que les Francais se réveillent. M Macron peut bien aller aux Etats Unis convaincre m Trum, sa place est ici à l'écoute des Français.



Commentaire de Incorrigible 27/09/2018 19:00:19

Ou comment Brugiere réécrit l’histoire !
Mais le plus grave c’est qu’il pense détenir la vérité.



Commentaire de Responsables du massacre des harkis 27/09/2018 21:51:10

L'armée française aurait-elle pu sauver les harkis ? Il est vrai que les dernières forces françaises n'ont évacué l'Algérie qu'en juin 1964. Cependant, après le référendum du 1er juillet 1962 et la proclamation de l'indépendance, l'armée française ne pouvait sortir de ses casernes sans l'aval de l'exécutif provisoire algérien puis du gouvernement de Ben Bella. La responsabilité du pouvoir gaulliste ne peut donc être directement alléguée. Sauf à lui faire grief de n'avoir pas dénoncé la violation, par la partie algérienne, des accords d'Evian. Ces derniers garantissaient la sûreté de la population européenne, des anciens supplétifs de l'armée française, des messalistes.



Commentaire de Massacre 27/09/2018 22:37:30

La procès de Maurice Papon pour complicité de crimes contre l'humanité en tant que secrétaire général de la préfecture de la Gironde pendant l'Occupation a certainement contribué à ouvrir le dossier du 17 octobre 1961 et à le faire surgir dans l'espace médiatique. Lors du procès Papon en 1997-1998, des témoins ont parlé de sa personnalité, de son rôle en Algérie et à la préfecture de police de Paris. Parmi eux, Jean-Luc Einaudi, qui a publié une tribune dans Le Monde du 20 mai 1998, où il employait le terme de "massacre" à propos du 17 octobre. Papon a trouvé bon de poursuivre Einaudi pour diffamation. Il a été débouté de sa plainte. Le terme de "massacre" a été considéré comme légitime par le tribunal.

Le 26 mars 1962, en guise de protestation, une foule pacifique d'Européens, y compris des femmes et des enfants, se rend en cortège vers le quartier de Bab el-Oued pour protester contre son bouclage par l'armée française.
Dans la rue d'Isly, devant la grande Poste, un détachement de tirailleurs algériens de l'armée française, sous le commandement d'un jeune lieutenant kabyle, fait face aux manifestants. Épuisés et ne sachant plus trop à quel drapeau obéir, ces hommes sont nerveux et prêts à en découdre.
La fusillade de la rue d'Isly (Alger, 26 mars 1962)La tension est à son comble quand soudain un tirailleur lâche une première rafale. Pendant 12 minutes, c'est le carnage. Un homme supplie : « Halte au feu, mon lieutenant un peu d’énergie, halte au feu… Mon lieutenant, criez je vous en prie ! ». Les cris redoublent : « Halte au feu ! ». Mais rien n'y fait.
On relèvera officiellement plus de cinquante morts, dont deux fillettes de dix ans, et deux cents blessés.
Le soir même, s'exprimant à la télévision, le général de Gaulle n'aura pas un mot pour les victimes de ce drame



Commentaire de Bangkok 29/09/2018 14:45:02

Bonne fête Michel. On se voit bientôt.



Commentaire de jl bonnin 01/10/2018 16:30:31

Mr metzger vous devez vivre au pays des bisounours et de coco lapin.C'est bien pour ne pas se faire du mal.


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