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Les retraité(e)s du Saumurois et le bénévolat : Appel à mobilisation

La section interprofessionnelle des retraité.e.s CGT du Saumurois lance un appel de pour la défense du pouvoir d'achat. La motion.


Le rôle social des retraités dans des engagements bénévoles extrêmement utiles pour la société, n'est plus à démontrer. Pour rappel il y a en France entre 12 et 14 millions de bénévoles, dont 78% sont des bénévoles réguliers. On y retrouve beaucoup de retraités. Également selon l'INSEE (étude parue en 2004), le bénévolat représentait 1,307 milliard d'heures d'intervention par an. Soit en terme de valorisation 12 à 17 milliards d'euros, aux alentours de 1 point du PIB, ou encore l'équivalent de 800 000 emplois temps plein. De plus la grande majorité des retraités aident leurs proches, enfants et petits enfants. Les retraités sont des actifs dans l'économie du pays.
Depuis de nombreuses années, ils n'ont vu aucune augmentation de leur pension. Plus récemment ils ont subi des attaques tout azimut et sans précédent du gouvernement Macron avec mépris et propos blessants. Malgré de fortes mobilisations, le gouvernement reste sourd et amplifie la désinformation. Devant cette arrogance gouvernementale et patronale, il nous semble important de mettre en place une forme d'actions revendicatives supplémentaires et un peu différentes, pour qu'enfin on nous entende.
Aussi nous décidons de mettre en place une action touchant le bénévolat retraité dans le Saumurois, avec les acteurs concernés. Pour la défense de notre pouvoir d'achat, nous exigeons :
- L'augmentation de nos retraites et une indexation sur les salaires.
- La suppression de la CSG.
Il est important de préciser qu'une action de cette nature n'a pas pour but d'atteindre les bénéficiaires, mais au contraire à travers ce mouvement de faire comprendre l'importance du bénévolat dans l'économie nationale.
Cette motion a été votée à l'unanimité des présents, réunis à l'appel de la CGT retraités du Saumurois le 11 décembre 2018.


Article du 13 décembre 2018 I Catégorie : Politique

 


17 commentaires :


Commentaire de V G 13/12/2018 17:25:13

Augmenté les retraites ce sont NOS enfants ou petits enfants qui payent!
Quant à la CSG si ce qui m'est retiré peut permettre d'améliorer la fiche de paye d'un actif, tant mieux (via les dégrèvements de cotisation sociales. Il ne suffit pas de crier : "SOLIDARITÉ,SOLIDARITÉ" mieux vaut la faire.
74 ans et solidaire des plus jeunes.



Commentaire de Duraton 13/12/2018 17:54:14

Ce qui me gêne c'est l'emploi ridicule de l' écriture inclusive chez certains "engagés ". C sont les "précieuses ridicules " chères à Molière.; Depuis quand une langue doit obéir à des diktats politiques ? Rien de prévu ed semblable pour l' Anglais l ' Allemand ou le Chinois." Mon Dieu quelle horreur n 'est- il pas ? Ce sont tous des c.ns, ils n'ont rien compris à l’inexorable évolution sexiste égalitaire d 'une langue ..." Potion littéraire imbuvable, inélégante, imprononcable, inapte à la poésie, au roman, donc inutile.



Commentaire de Oscar+ 13/12/2018 18:04:44

Stop au bénévolat... Je valide !



Commentaire de Coquelicot 13/12/2018 19:20:24

Pas d'accord les sans abris ont besoin de nous, ne pas tout melanger



Commentaire de !!! 13/12/2018 19:39:57

Bénévolat !!! ont ne leur a rien demandé au retraités Cgt si ils font autant de bor.el dans les associations que dans les entreprises .
Pauvre Cgt égale à elle même , même en retraite ils font le cirque



Commentaire de Ah bon... 14/12/2018 08:32:39

Le bénévolat est synonyme de désintéressement et c'est tout un art que de voir des retraités bénévoles cotisant encore pour un syndicat. Ce n'est plus de l'amour mais de la rage.
Bénévole : "Qui fait quelque chose sans y être tenu, sans obligation, de façon gracieuse"/ Si cela vous ennuie donc autant, d'autres prendront votre place.



Commentaire de Retraite acte 1 14/12/2018 09:03:27

Pourquoi la capitalisation est la mauvaise solution ?
Assurances sociales en 1930.
Décisive pour le secteur privé, la loi du 30 avril 1930 crée les assurances sociales, avec une section retraite obligatoire par capitalisation pour les salariés du secteur privé. Décisive certes, mais tardive. En effet, les assurances obligatoires existent en Allemagne depuis les lois Bismarck de 1881 (50 ans plus tôt !). Les droits ne sont acquis sur les salaires soumis à cotisation qu’à partir de juillet 1930. La pension pleine étant acquise après 30 ans de cotisation, elle ne pouvait donc atteindre son plein effet qu’en 1960. De plus, les salariés rémunérés au-dessus d’un plafond sont exclus du régime des assurances sociales et aussi de la retraite. Ils doivent donc se constituer des droits par eux-mêmes.
Allocation au vieux travailleur salarié en 1941. Des difficultés financières conduisent à l’abandon du système de la capitalisation au profit du système par répartition dès 1941 : l’inflation massive ne permettait plus de préserver le pouvoir d’achat des retraités. La loi de 1941 combina le régime des assurances sociales avec celui de l’allocation aux vieux travailleurs salariés (AVTS), pour venir en aide aux anciens salariés qui ne disposaient pas de ressources suffisantes.



Commentaire de Retraite acte 2 14/12/2018 09:06:50

Faisant suite aux objectifs sociaux du programme du Conseil national de la Résistance, l’ordonnance du 4 octobre 1945 institue le caractère obligatoire de l’assurance-vieillesse par répartition pour tous les salariés dans le cadre de la sécurité sociale. Elle remplace le régime créé en 1941.
Refus du régime « général ». Le nouveau régime s’inscrit dans la continuité des assurances sociales en matière de retraite. Mais il se heurte alors à la résistance générale de tous ceux qui n’adhéraient pas à ces régimes d’assurances sociales.
Il s’agit :

  • des bénéficiaires des régimes spéciaux plus avantageux (qui obtiennent à titre provisoire, puis définitif, le maintien de leur régime) ;
  • le monde agricole, salarié et non-salarié, dont le régime géré par la Mutualité sociale agricole, est maintenu ;
  • les « non-non » ou non-salariés non agricoles, créent en 1949 leurs propres régimes de retraite : la Cancava pour les artisans, l’Organic pour les commerçants et industriels (fusionnés dans le RSI) et la CNAVPL pour les professions libérales, elle-même fédération de 13 sections professionnelles.
Les lacunes de la sécu. Au régime général, les salariés rémunérés au-dessus du nouveau plafond ne sont plus exclus comme avant la guerre, ils cotisent jusqu’au plafond et acquièrent ainsi des droits, mais limités. Le droit à pension est ouvert dès l’âge de 60 ans, sur la base d’un taux de liquidation de 20 % du salaire moyen annuel de référence et sous réserve de 120 trimestres (30 années) d’activité cotisée. Le taux de liquidation augmentait de 4 % par année au-delà de 60 ans, pour arriver à un maximum de 40 % pour une liquidation à 65 ans. Lorsque la carrière était inférieure à 120 trimestres, la pension était calculée au prorata de 1/120e par trimestre cotisé.
Bien que plus avantageux que le régime de 1930, le régime général de 1945 de la sécurité sociale comporte trois lacunes essentielles :
  • la tranche de salaire dépassant le plafond n’est pas soumise à cotisation, donc n’ouvre pas droit à pension ;
  • les carrières accomplies avant juillet 1930 ne procurent aucun droit ;
  • le taux de liquidation entre 20 et 40 % n’assure pas une pension suffisante.



Commentaire de Retraite acte 3 14/12/2018 09:11:03

Loi Boulin de 1971. Les principales améliorations apportées au régime général sont issues de la loi du 31 décembre 1971, dite loi Boulin. Le taux de liquidation à 60 ans passe de 20 à 25 %, avec majoration de 5 % au lieu de 4 % par année après 60 ans, pour atteindre 50 % à 65 ans. Parallèlement, elle porte la durée d’assurance requise pour la pension complète de 30 à 37,5 ans (120 à 150 trimestres).
Réversion améliorée. Fin 1972, la liquidation des pensions de réversion devient possible à partir de 55 ans au lieu de 65 ans. Rappelons qu’en 1945, la pension de réversion était réservée au conjoint à charge, donc sans aucun revenu. En 1971, une condition de ressources est substituée à la notion de conjoint à charge. Jusqu’en 1975, aucun cumul n’était admis entre une pension de réversion et une pension personnelle. La possibilité de les cumuler, dans certaines limites, date de 1975.
Droit à pension, même si peu cotisé. Un décret de la fin 1972 institue le calcul de la pension sur la base des 10 meilleures années et non plus sur les 10 dernières. La loi du 3 novembre 1975 supprime la durée minimum d’assurance pour avoir droit à une pension. Dorénavant, un trimestre cotisé donne droit à une pension. La même loi porte à deux ans par enfant la majoration de durée d’assurance. La loi du 30 décembre 1975 permet à des travailleurs manuels ayant subi des travaux pénibles et aux assurées mères de famille d’obtenir, dès 60 ans, une pension de vieillesse calculée au taux plein. La loi du 1er juillet 1977 accorde aux femmes comptant 150 trimestres le bénéfice de la pension au taux plein de 50 %, dès l’âge de 60 ans.



Commentaire de Retraite acte 4 14/12/2018 09:14:19

Retraite à 60 ans en 1982. L’ordonnance du 26 mars 1982 généralise la possibilité de bénéficier de la retraite à taux plein à 60 ans (au lieu de 65 ans) pour les hommes et les femmes comptant 150 trimestres validés, soit 37,5 années, tous régimes confondus. Ce taux plein de 50 % des années cotisées était déjà acquis et le demeure pour certaines situations dérogatoires : invalidité, inaptitude au travail, anciens déportés, anciens combattants ou prisonniers de guerre, travailleurs manuels, ouvrières mères de famille. Ce dispositif a été complété par la loi du 31 mai 1983 créant le minimum contributif pour les liquidations de pensions au taux plein de 50 % après le 31 mars 1983.



Commentaire de Retraite acre 5 14/12/2018 09:17:15

Réforme Balladur de 1993. L’évolution continue favorable décrite ci-dessus est contrariée par le gouvernement Balladur dans le cadre de la loi du 22 juillet 1993 et du décret du 27 août 1993.
Ces mesures portent sur trois aspects principaux.

  • Les pensions servies et les salaires portés au compte sont indexés sur l’indice des prix à la consommation hors tabac. Cette disposition « gèle » le pouvoir d’achat des pensions au niveau atteint en 1993 (dans la pratique depuis 1987 par une loi annuelle).
  • De 1994 à 2003, le nombre de trimestres requis pour le taux plein passe progressivement de 37,5 ans à 40 ans, soit de 150 à 160 trimestres (un trimestre de plus par an) dans le régime général et les régimes alignés.
  • De 1994 à 2008, le nombre d’années pris en référence pour le calcul des pensions est progressivement porté des 10 aux 25 meilleures années.
Une pension de base liquidée en 2010 pourra être inférieure de 20 % à une pension liquidée dans les conditions d’avant 1987, pour une carrière complète et par comparaison avec l’évolution du salaire moyen brut.
En 1993 également, pour alléger le régime général de retraite, le Fonds de solidarité vieillesse prend en charge les dépenses de solidarité : minimum vieillesse, majoration de pension pour enfants ou conjoint à charge, validation de périodes de service national ou de chômage.



Commentaire de Retraite acte 6 14/12/2018 09:31:01

Et demain avec la nouvelle réforme des retraites ?
Il faut éviter la dégradation de notre système :
- demander la garantie du niveau de vie atteint en activité pendant sa retraite. Prendre en compte les ou la dernière année de salaire pour assurer une pension de 70 à 80 % du salaire brut atteint (retraite complémentaire incluse)
- élargir le financement des retraites : en plus des cotisations salariales et patronales, intégrer les bénéfices des sociétés, les dividendes distribués, la spéculation boursière, les optimisations fiscales, la fraude et l’évasion fiscales, l’ISF, la robotisation, les délocalisations.
- améliorer les pensions de réversion
- prendre en compte les années d’études sanctionnées par l’obtention d’un diplôme reconnu.
- garder le système par répartition.



Commentaire de V G 16/12/2018 14:22:11

Avant de nous faire un cours d'histoire, renseignez vous.
Les dividendes et plus values sur vente d'actions sont soumis à la CSG au taux plein. Arrêtez de rêvez. On vit plus vieux et vous préconisez de partir à la retraite plutôt?
En un mot vous êtes pour que rien ne change alors que le monde à changer, moins de cotisants nous ne sommes plus dans les années 60 et le plein emploi, moins de 2 actifs pour un retraité aujourd'hui et d'ici peu un actif pour un retraité! Alors toujours sur vos certitudes. Je plains vos petits enfants si vous en avez.



Commentaire de Retraite acte 7 16/12/2018 14:50:53

... et à VG qui pense que le monde change vers un moins disant social, je lui répondrais que le recul n’est accepté que par ceux qui se soumettent. Avez vous entendu parlé des cum ex ? On peut toujours se coucher devant le monde de la finance qui vous explique qu’il n’y a pas d’autre choix ... ou résister et faire valoir ses droits. Question de mentalité. En 36 il était impensable d’avoir des congés payés, en 45 il était impensable d’avoir une sécurité sociale et un régime de retraite... et en 2018 ? L’histoire nous le dira, mais j’ai confiance en l’homme... avec un grand H.



Commentaire de V G 16/12/2018 19:48:39

Revoir l'histoire. Qui n'est qu'une longue suite de chutes des civilisations.
Nous sommes en fin de cycle. Il n'est pas question de se coucher mais de voir la réalité en face. Et d'y être prêt non de faire des jérémiades.
L'herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin



Commentaire de V G 17/12/2018 08:16:39

J'oubliais!
Les exploits de la CGT, Organisation nuisible s'il en est :

Sabordage du fret SNCF par ses grèves à répétition d'où des milliers de camions sur les routes.

Sabordage de la Navale.

Sabordage des ports français au profit des belges, néerlandais et italiens.

On peut continuer.
Refus de la fermeture des centrales électriques à charbon etc



Commentaire de Retraite acte 8 17/12/2018 08:54:58

Mon propos n’est pas soutenir la CGT, mais de se poser la question des avancées sociales.
Nous sommes certainement en fin de cycle du système actuel où on découvre des citoyens en mal être économique et social. Les scissions entre les différentes classes risquent de nous entraîner vers des violences civiles ( pour le moment, en espérant ne pas revivre les crises de 14 et 40). Notre civilisation n’a pas encore chuté, mais elle doit évoluer. Garantir une qualité de vie de nos anciens à la retraite est notre devoir à assurer.
L’herbe n’est pas plus verte dans le pré du voisin, bien au contraire et il faut préserver notre pré.


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