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Saumurois. La clause sociale d’insertion crée des emplois durables

Aujourd’hui, force est de constater qu'il est de plus en plus difficile pour les entreprises, petites, moyennes ou grandes, de trouver des salariés motivés pour travailler notamment dans les travaux publics, véritables métiers de passionnés et pas toujours faciles. Les clauses sociales d’insertion sont des bons moyens de recrutement en direction des jeunes plus en difficultés. Et c'est un vrai engagement social de la part des entreprises.

Près d'une trentaine d'entreprises et d'organismes de formations ou professionnels ainsi que les élus référents du territoire en matière d'économie et d'insertion, sans oublier l'Etat, avaient répondu présents.


Ce mercredi matin 19 décembre, de 8h30 à 9h30, se déroulait, à l'initiative de la Maison de l'Emploi Saumur Val de Loire, une rencontre Entreprises/Elus/Etat sur la thématique : "La clause d'insertion crée des emplois durables". Une trentaine d'entreprises du Saumurois, mais aussi du département de Maine et Loire et au-delà avaient répondu présentes. Retours d'expériences et témoignages étaient à l'ordre du jour de cette rencontre informelle.

2018, 182 salariés en insertion

Les clauses sociales d’insertion, un dispositif mis en place par l'Etat depuis longtemps et qui a été conforté en 2016 au titre de la réforme du code des marchés publics, ont permis à des jeunes fragilisés ou encore à des personnes éloignées de l'emploi de trouver un emploi durable et aux entreprises de répondre aux besoins des collectivités en matière de travaux, en ayant des personnels disponibles. "ça fonctionne ! Sur l’année 2018, environ 182 salariés en insertion sur le territoire de l'agglo saumuroise ont bénéficié du dispositif des clauses sociales d'insertion, avec la signature de 220 contrats de travail, dont certains ont été conclus en CDI ou en offres d’emplois supérieurs à 6 mois", n'a pas manqué de citer Marc Bonnin, Président de la Maison de l'Emploi. La rencontre de ce mercredi matin fut l'occasion pour les entreprises d'apporter leurs témoignages quant à leur forte implication dans le dispositif et d'échanger avec les autres entreprises. Ce fut aussi l'occasion pour les élus, les représentants de l'Etat et les maîtres d'ouvrage, de faire découvrir davantage la diversité et les caractéristiques de diverses actions des clauses sociales d'insertion, en termes de recrutements de salariés en insertion par le biais d'offres d'emploi durable.

Réticence au départ, satisfaction après


"Vrais métiers de passionnés et pas toujours faciles
", "difficile de trouver du personnel compétent, notamment dans les métiers en extérieur".... Cependant, avec le dispositif des clauses sociales d’insertion, les entreprises trouvent des jeunes qui sont "motivés" ; "ont envie d’apprendre et de travailler" ; "ont envie se faire plaisir au travail" ; "sont courageux et avec un vrai potentiel", comme l’ont relatées plusieurs entreprises qui avaient répondu présentes à l'invitation de la Maison de l'Emploi, gestionnaire de cette clause, ce mercredi 19 décembre. Ainsi, à l'image de l'entreprise Dujardin Concepts (Métallerie – Serrurerie) ou encore RBTP (Travaux publics). Pour d’autres entreprises qui étaient un peu plus réfractaires au départ, elles ont évolué et n’ont pas été déçues des jeunes qu’elles ont embauchés, comme l’Entreprise Chudeau qui a embauché 5 salariés en insertion ou encore l'entrepris TPPL, Hervé Technique ou COLAS.
Ces clauses d’insertion ont été bénéfiques pour de nombreuses entreprises saumurosies mais bien plus, "l’épanouissement au travail" , "des jeunes motivés et dans lesquels on peut avoir confiance", "qui sont les clés de l’insertion au travail et de l’embauche". Et des satisfactions comme pour l'entreprise Chudeau : "Depuis qu'on fait de l'insertion, on a embauché 3 personnes et bientôt une de plus en CDI," se félicitait le directeur Jean-Noël Goujon. "Je n'arrive pas à embaucher pour les travaux extérieurs. Je sais qu'avec le processus d'insertion, on y arrive."
Pour Dominique Thomas, Directeur de l'agence 49 du groupe COLAS qui n'avait pas hésité à faire ce déplacement matinal, "l'intéressant, c'est que le GEIQ Pro 49 (groupement d'employeurs) en lien avec les Missions locales, font tout un travail préalable avant de nous adresser le ou les jeunes en insertion et nous avons de très belles réussites. Certes, il y a aussi quelques échecs, notamment auprès de public qui baisse les bras au regard des conditions de travail sur les chantiers en extérieur."

Aider les jeunes à s’insérer dans le marché du travail


Pour des passionnés du métier qui veulent pratiquer tout de suite et être sur le terrain, l’école n’est pas toujours très adaptée. C’est pourquoi si les jeunes sont motivés et ont envie d’apprendre, les entreprises mettent tout en œuvre pour les aider et les former. Les différents organismes qui aident les jeunes à s’insérer sur le marché du travail font eux aussi un réel travail de recherche, de "dépistage", de fléchage et de préparation, pour le compte des professionnels. Un objectif : "Proposer des jeunes motivés, du personnel qualifié, en vue éventuellement d'intégrer les jeunes, ou moins jeunes, dans des contrats à long terme, faire découvrir les réalités du métier et répondre aux besoins des entreprises", ont signifié de concert Lucie Grellié et Catherine Robineau, respectivement directrices du GEIQ Pro 49 et de l'ISTA (entreprise d'insertion sociale par le travail adapté).

Des élus et institutionnels ravis

En conclusion de ces quelques témoignages, Jean-Michel Marchand, Président de l'agglo Saumur Val de Loire, de marteler deux choses : "Pour que cela fonctionne, il faut l'alignement des planètes : une entreprise, un jeune, une famille (ndlr la collectivité) et des moyens", se tournant vers le sous-Préfet. "Et puis, 2ème chose, il y a la motivation, motivation de part et d'autre, des salariés en insertion et des entreprises. Force est de constater à l'écoute de vos témoignages ce matin, que la motivation du côté des entreprises comme du côté des salariés est là et bien là, et nous collectivités, facilitatrices, ne pouvons que nous en réjouir."
Le mot de la fin est revenu à l'Etat en la personne du sous-Préfet de Saumur, Jean-Yves Hazoumé : "Il ne faut pas se le cacher, il y a une faute collective de notre part : les gens ignorent les mécanismes existants. Il nous appartient de plus communiquer, de faire en sorte qu'ils soient médiatiser. Et chaque initiative en faveur de l'emploi et de l'économie doit être saluée et être médiatisée, quelle qu'en soit l'importance. Il n'y a pas de petits ou de grands "chantiers", il y a des chantiers. Et il n'y a pas de petits et de grands dispositifs, il y a des dispositifs. Enfin, félicitation aux entreprises de s'emparer de ce mécanisme des clauses sociales d'insertion, surtout quand c'est fait dans l'abnégation et le courage."

Toutes les informations sur les dispositifs des clauses sociales d'insertion : Maison de l'Emploi Saumur Val de Loire : 02 53 93 50 13 - 06 45 73 08 73


Article du 19 décembre 2018 I Catégorie : Vie de la cité

 


2 commentaires :


Commentaire de Gilles Léjaune 20/12/2018 12:21:46

réunion intéressante , mais est ce que notre députée saumuroise y a t elle participé ? Je suis très inquiet on n a plus de nouvelles depuis une quinzaine de jours de la députée saumuroise. Je prie pour elle qu elle ne soit pas malade : grippe , angine , jaunisse etc...



Commentaire de pito 20/12/2018 16:16:08

non,c'est présence obligatoire à l'assemblée pour le vote éclair du budget 2019 et entre deux, de la neuvième taxe depuis le début du quinquennat macron(la taxe loto du patrimoine) après :

  • les deux contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés aux taux de 15% -qui peuvent se cumuler et donc atteindre 30% ;
  • la taxe sur l’exploration d’hydrocarbures ;
  • la taxe sur l’exploration de gîtes géothermiques à haute température ;
  • la taxe pour le développement des industries de fabrication du papier, du carton et de la pâte de cellulose ;
  • la taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation des véhicules de tourisme ;
  • la taxe sur les plus-values réalisées à l’occasion des cessions de logements par les organismes d’habitations à loyer modéré et par les sociétés d’économie mixte agréées ;
  • la taxe Gemapi.(gestion milieux aquatiques et inondations)
  • qui s'ajoutent aux précédentes soit
  • près de 300 taxes et impots
François UBU dit le père Ubu, n'est toujours pas mort!!!


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