Courrier du lecteur. "Au risque de déplaire 2"

Deux questions se posent à propos de la crise sociale actuelle: jusqu'où voulons nous l'égalité entre nous et peut on résumer l'espérance à une question de pouvoir d'achat. Le billet de Francis Prior.

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« 09/12/2018. A lire, entendre, voir des gens souvent vêtus de jaune se plaindre de la misère en France, je me suis souvent fait, ces dernières semaines, la remarque que je ne devais pas habiter le même pays qu’eux. Pourtant, je le parcours toutes les semaines en long en large et en travers. Je rencontre, je côtoie des dizaines de personnes : des banlieusards fatigués de se lever tôt, des « ruraux » qui n’ont rien de faméliques et qui ne vivraient pour rien au monde dans une grande ville. J’ai beau chercher, tendre l’‘oreille, provoquer des discussions, je ne rencontre jamais, ou si rarement, la misère si complaisamment décrite par les médias ou répandue dans les réseaux sociaux.
Parfois si, je la vois l’indigence, sur le bord d’un trottoir ou sur le pas d’une porte cochère, une désespérance vraie dans le regard, les passants pressés jetant, comme moi, un œil distraitement compatissant à cette vie jetée là par des hasards impitoyables ou des fatalités inexorables.
Sans aller à ces extrêmes, il y a, bien sûr, de très réelles pauvretés, elles sont habituellement silencieuses, résignées, elles ne demanderaient souvent que la compassion de l’entourage, une entraide sans ostentation, une solidarité familiale ou de voisinage, une manière simple et humaine de traiter des situations où l’action sociale de proximité, celle particulièrement des CCAS, pourraient trouver à s’exercer au mieux si l’on consentait enfin à donner à ce niveau de la vie concrète la place essentielle qui devrait lui revenir en ces occurrences.
Mais le plus souvent, en fait de dénuement, on rencontre des contrariétés de fins de mois, ces « choses » que l’on aimerait posséder, mais que l’on ne possède pas, que l’on aimerait faire mais qui l’on ne fait pas, ou que l’on diffère. Ils ne peuvent pas, ces nouveaux miséreux « se faire plaisir », selon l’expression désormais consacrée par les propos des gilets jaunes, expression significative, terriblement significative du niveau réel de cette misère.
Car un puissant filet retient la plupart des habitants de France de tomber dans le dénuement. Des allocations pour se loger, un revenu minimum, voire une prime d’activité quand le salaire est trop faible, des allocations familiales lorsque l’on a des enfants et des allocations de rentrée scolaire, une prise en charge quasiment totale quand on est malade.

Ce sont là des éléments concrets de notre niveau de vie, le tout pour 35 heures de travail hebdomadaire et 5 semaines de congés payés. Quel que soit le ressenti des personnes, et ce ressenti doit nous interpeller, la France est un pays où les « pauvres » sont moins nombreux qu’ailleurs : le taux de pauvreté à 50% du revenu médian s’élève à 6,8% de la population, notre pays n’est devancé que par la Finlande et les Pays Bas (qui représentent ensemble un tiers de la population française), loin devant l’Allemagne et le Royaume Uni et deux fois moins qu’en Italie ou en Espagne. Et les pauvres le restent moins longtemps qu’ailleurs : le taux de pauvreté persistante est de 2,4% en France (dépassée seulement par la Finlande, la Norvège et le Danemark) pour 3,9% au Royaume Uni et 5,5% en Allemagne.
La réalité sociale est ainsi, dans son expression quantifiée même maladroitement, même insuffisamment. Et le revenu médian en France est un des plus élevé d’Europe et même le plus élevé pour ce qui concerne les retraités.

Alors pourquoi cette agitation, cette quasi folie de violence, de destruction, de négation des plus intangibles valeurs républicaines. Je ne veux pas évoquer ici, la forfaiture de certains responsables politiques. On savait que l’on pouvait vendre son droit d’ainesse pour un plat de lentilles ou son Sauveur pour quelques deniers, on sait désormais qu’en France on peut vendre sa conscience républicaine pour quelques espérances de suffrages fût on ancien ministre et actuel parlementaire. La question qui est au fond posée est double : au nom d’un ressenti de frustration, doit-on aller plus loin dans les mécanismes de redistribution et de protection sociale, l’égalisation des conditions économiques et doit-on continuer à construire notre représentation du bonheur sur la consommation de biens individuels ?

S’agissant de l’égalité, René Girard a longuement exploré ce désir mimétique moteur de l’histoire, montrant que les Hommes ne désiraient vraiment que ce que l’Autre possédait. Cette concurrence exacerbée autour de la chose convoitée ne pouvait que provoquer « la crise mimétique » laquelle se résolvait invariablement par la mort d’un bouc émissaire, celui-ci choisi toujours parce qu’il recelait quelque étrangeté par rapport à la norme sociale, physique ou symbolique. Dans les messages immondes qui déferlent sur les réseaux sociaux, la haine de l’autre s’intensifie à un niveau paroxystique. Le riche, cet indéfini qui possède plus que moi, le pauvre, celui qui « profite » des minima sociaux, le migrant celui qui vole le travail, sont devenus des ennemis définitifs. Quels que soient ma médiocrité, ma désinvolture, mon inculture, mon manque d’engagement professionnel ou des prises de risque entrepreneurial je veux autant que cet autre quels que soient son histoire, son mérite, ses efforts. « J’ai droit ». Et au nom de ce « J’ai droit » plus aucune limite morale n’existe : on casse, on frappe, on brûle, on insulte. Les droits ne fleurissent pas dans la nature sauvage. Ils sont le produit du lent effort d’humanisation de l’Homme.
Sur les décombres de la justice privée, l’Etat s’est constitué, pierre à pierre, et des droits sont nés. Avec eux, l’Etat engendre la paix civile. Mille cinq cents ans plus tard, de l’intense réflexion théologique et religieuse de la scolastique, sourd enfin la notion de personne, la reconnaissance de son éminente dignité comme « image de Dieu ». Quelques siècles encore et la Révolution, en sa première efflorescence, consacra ce bien immense de l’égalité des Hommes en dignité et en droits avant que ne s’ajoutassent, en 1948, les protections sociales minimales, conditions de leur effectivité. D’aucuns ont rêvé d’aller plus loin, d’une uniformisation des conditions économiques et sociales. En résultèrent les cauchemars du goulag, de la Révolution Culturelle, des camps Khmers, des millions de morts, des centaines de millions d’esclaves fanatisés par le culte de la personnalité et le nationalisme le plus aveugle. Ces chimères se sont brisées comme se sont brisés les mythes de l’homo oeconomicus sur l’ontologie de « l’animal parlant », cette manière si particulière d’être au monde dans un entre deux de réel et de langage, dans un univers façonné par les mots.

La différenciation exprime l’imaginaire qui fonde le monde des Hommes, différemment dans chaque civilisation. Elle dessine l’histoire mythique d’une société. Comme la reconnaissance au niveau individuel, au niveau collectif la différenciation crée l’identité et le sentiment de l’identité. La vouloir gommer c’est retirer aux humains leur humanité. Nos prédécesseurs sur cette Terre furent avisés de s’en tenir à l’égalité en dignité et en droit et à ces quelques éléments qui en assurent l’actualisation. Aller au-delà n’a mené qu’à la barbarie. Sur un autre plan, la consommation, bien au-delà de nos besoins, se nourrit de nos désirs et de nos fantasmes, comme si l’épopée humaine se réduisait désormais à la chose possédée.
L’accès différencié aux monceaux de biens et de services produits par un monde consumé par une fringale mercantile fonde notre organisation sociale.

Alors que nous protestons ici, de ne pouvoir ripailler davantage encore, ailleurs, on rêve seulement d’un repas assuré, d’un toit résistant aux bourrasques, d’éviter aux enfants impubères de s’épuiser dans un labeur harassant. Et dans ce même temps, les limites physiques de notre écoumène sont atteintes, les ressources naturelles s’épuisent, les déchets nous ensevelissent et le soleil lui-même nous est devenu redoutable. L’hallucination d’une opulence générale et éternelle s’effrite devant la réalité d’un monde fini alors que trop sont encore réduits à la portion congrue et, pour certains de nos frères en humanité, privés de toute portion.
Pour qui se veut raisonnablement réaliste, l’illusion consumériste s’affaisse devant nos yeux. Nous, les privilégiés de la Planète, commençons désormais à éprouver, confusément encore, que le bonheur ne réside pas dans la possession d’une nouvelle babiole. Nous devons désormais aller au bout de ce constat qui s’immisce discrètement dans nos consciences et le partager. Il est de notre devoir d’éclairer un nouveau chemin d’humanité pour sortir de l’impasse matérialiste où nous avons conduit le Monde. Il y faudra de l’exemplarité dans la réduction de notre boulimie, comme dans la volonté de partage, une orientation nouvelle de nos désirs vers ce qui ne blesse pas davantage la Planète. Il faudra inventer une économie tournée vers la culture, les arts, un temps nouvellement occupé à produire, goûter, partager ce qui aide à penser, à ressentir, à devenir enfin humain. Les productions ne peuvent plus se borner à n’être que prédatrices, la Terre n’en a plus les moyens et nous, occidentaux, n’en avons plus vraiment besoin.
Nous devons poursuivre désormais une frugalité matérielle et une abondance culturelle et spirituelle. Un esprit « étrange et pénétrant » nous aurait jadis avertis « le XXI siècle sera spirituel ou ne sera pas ? ».



Article du 07 janvier 2019 I Catégorie : Politique

 


31 commentaires :


Commentaire de Nostromo 07/01/2019 09:37:06

Une belle analyse pertinente qui démontre comment le capitalisme, à l’origine créateur et distributeur de richesses, a été dévoyé par certains pour des intérêts personnels et égoïstes.
La violence des médias nous montrant des images de beaux hommes et de belles femmes vivant dans le luxe, avec de belles voitures et de produits high-tech frappent de plein fouet le citoyen moyen dans sa vie de tous les jours.
Toutes ces émissions de télé-réalité encensant de jeunes personnes dans des villas de luxe, alors que ces figurants nous paraissent tellement limités intellectuellement, sont extrêmem



Commentaire de Superdeg 07/01/2019 13:57:39

Le seul référendum : voulez-vous en core de Macron : oui-non c'est tout; et à mi mandat ce référendum devrait être inscrit dans la constitution pour un président...on s'est tapé le précèdent 5 ans un supplice pour le peuple



Commentaire de bernadette fourré-jousselin dite mémé 07/01/2019 14:54:37

nostromo, vieille mémé vous invite à prendre contact avec les insoumis saumurois et de martigné vous pourrez connaitre ce qui a été mis en route pour le RIC très bonne analyses ci dessus, surtout ne lâchons rien montrons l'exemple



Commentaire de Nostromo 07/01/2019 14:56:45

Changer de président ne changera pas l’affaire. Si LaREM a toujours la majorité à l’assemblée nationale, le cap sera gardé avec un autre lobbyiste à l’Elysée.



Commentaire de Superdeg 07/01/2019 18:16:44

Nostromo qui a le pouvoir de dissoudre l\'AN?



Commentaire de Daddie 07/01/2019 18:18:12

Mais jusque quand vont-ils nous emm...Il y a eu des élections, en démocratie on respecte les résultats. Ils veulent renverser le Président Macron, soit, pour le remplacer par qui ? Ils disent (les gj) que la majorité des français les soutiennent ; d'où sortent-ils ces résultats ? D'un sondage sur un rond point ? de frustrés, de jaloux, de râleurs .



Commentaire de Nostromo 07/01/2019 18:25:45

Le président de la république , Chirac l’a fait... ça ne lui a pas réussi. Mais si Macron veut retrouver une légitimité, il dissout et retrouvera-t-il peut être une majorité ou pas.



Commentaire de @Daddie 07/01/2019 18:52:46

C’est Macron lui même qui a dit que tous les an il ferait une évaluation de ses actions devant les Français.... il a peut-être oublié ?



Commentaire de Francis Prior 07/01/2019 19:06:57

Monsieur Nostromo votre analyse mériterait d'être moins partiale. Je me permets de répondre sur quelques aspects polémiques:
- Le président de la République a évoqué le "pognon de dingue" des aides sociales pour insister sur le peu d'effets quelles avaient sur l'avenir des personnes concernées qui restaient selon ses mots "assignées" à leur pauvreté malgré cet argent;
- les retraités sont taxés moins que les autres alors que leur revenu médian est plus élevé (21 510€/a,) que l'ensemble de la population (20 520€/an). Je note aussi qu'au delà du revenu ce sont les retraités qui sont le plu



Commentaire de Nostromo 07/01/2019 22:04:44

Mr Prior nous n’avons pas les mêmes éléments de langage, les mêmes décodeurs et les mêmes valeurs.
- le pognon de dingue est un terme populaire volontairement fuité pour se mettre à niveau et près du peuple. Par contre à part faire comprendre aux assistés qu’ils coûtent trop chers à la société (de dingue) et les victimiser (ils ne recherchent pas à s’en sortir) je n’ai pas entendu de stratégie pour proposer autre chose.
- Pour les retraités votre argument est celui de votre parti. Il faut revaloriser le travail et dévaloriser les oisifs (les retraités en l’occurrence qu



Commentaire de fred 08/01/2019 07:31:10

oui et la premiere année il a dit aussi qu'a la fin de sa premiere année aucune personne ne dormira dehors.



Commentaire de Invitation pour Mémé 08/01/2019 09:12:36

Il faudrait limiter l'âge des personnes qui font de la politique. Un bon compromis serait entre 70 et 75 ans. Oups! Mémé! A 86 ans, vous avez dépassé l'âge. Il est grand temps pour vous de déposer votre tablier. En sortant, rendez-nous un dernier service svp.
Fermez mais alors fermez très très très fort la porte blindée d'or de votre maître à penser. Merci pour tous.



Commentaire de Invitation pour Mémé 08/01/2019 09:40:53

J'ai oublié le PS : ... Et qui sait, vous serez peut-être alors notre Cléopâtre Française...
Avouez quand même que je vous offre un très beau rôle.



Commentaire de @La rédaction 08/01/2019 12:20:53

Cela fait 2 fois en 2/3 mois que le Kiosque donne expression à Mr Prior (fervent défenseur de E.Macron et Mme St Paul). Que l'on partage ou pas ses convictions, je suis surprise et décontenancée que SK ne donne l'expression libre qu'à la même façon de pensée et de plus à la même personne. L'équité voudrait que ce Mr n'ait plus le droit au chapitre avant que les autres idées se soient exprimées... Doit on en conclure que la rédaction prend position (de façon partiale) pour les idées de LREM et de ses partisans (EM, Mme St Paul, J.Goulet qui lorgne sur cette sphère...) ?



Commentaire de Francis Prior 08/01/2019 13:01:38

Monsieur Nostromo loin de moi le désir ni le besoin d'éléments de langage. J'essaie de comprendre le monde dans lequel je vis et je ne perçois pas ce manichéisme qui semble si sécurisant pour tant de nos contemporains.
Je ne vois pas, les bons pauvres opposés aux méchants riches. Le monde est plus complexe que cette sémantique schématique. Par exemple, s'agissant des aides sociales la réflexion actuelle en toute bonne foi peut nous interroger sur la pertinence de certains dispositifs qui contraignent, j'écris bien contraindre, certains bénéficiaires d'allocation chômage ou de minima sociau



Commentaire de La rédaction 08/01/2019 13:09:11

Procès de mauvaise intention : nous donnons la parole à toute personne qui alimente un débat démocratique, tel est le cas de M. Prior. Nous sommes preneurs de qui veut bien nous envoyer des billets, si tenté qu'il-elle se sente la plume prolixe et sans propos haineux. A bon entendeur.



Commentaire de Nostromo 08/01/2019 14:16:33

Mr Prior vous nous récitez vos arguments (certainement transmis par votre parti) sans répondre sur le fond des questions (à l’image de nos hommes politiques). Je ne vous parle pas d’égalité mais d’équité (ce qui n’est pas la même chose).
Je ne vous parle non plus d’opposer les pauvres aux riches. D’ailleurs quelles sont les limites entre les pauvres et les riches ?
Vous nous parlez du coût des aides sociales mais vous les augmentez avec la prime d’activité au lieu d’augmenter le SMIC, au motif que le vietnamien a un salaire 10 fois inférieur à celui d’un français. Un argumentaire digne d



Commentaire de @LaREM 08/01/2019 19:32:31

Vous aviez une autoroute tracée Mr Prior, il suffisait de revaloriser le SMIC et les salaires, revaloriser les retraites, donner de l’espoir aux gens.
A la place de cela vous avez fait des choix de technocrates financiers et vous vous êtes tournés vers « l’elite » ... mauvaise pioche, l’issue ne peut être que fatale pour vous. Vous avez trahi le peuple.



Commentaire de PADOPADO 08/01/2019 19:58:31

Comment convaincre les français quand on engage la lutte contre la pollution par l\'augmentation des taxes et non par des projets industriels et agricoles innovants et créateurs d\'emploi.
L\'Etat doit investir DANS l\'écologie pour se développer.
On assiste actuellement à une crise de l\'Etat Providence qui remet en cause les aides sociales, la santé, les services de l\'Etat.
M.Macron, président de la République, mène la même politique depuis les années 80 qui considère la contrainte financière comme une contrainte à priori.
Je n\'ai pas le sentiment que la nation américaine soit



Commentaire de Francis Prior 08/01/2019 21:15:02

Je crois qu'il n'est pas souhaitable d'administrer les salaires depuis un bureau de Bercy. Le salaire est un des deux termes de l'équation économique avec le capital. Le coût de ces facteurs de production détermine la capacité d'une entreprise ou d'une économie à se maintenir et se développer. Il ne s'agit pas du raisonnement de "technocrates financiers" mais d'une simple évidence.
Notre monde est ouvert, et il l'est depuis 1492 au moins avec la "découverte" de l'Amérique. Notre balance commerciale est déficitaire depuis 20 ans sans discontinuer, ça c'est une réalité pas une prise de posit



Commentaire de Le Monde 09/01/2019 08:53:48

Pour les fondations et associations caritatives qui vivent d’abord de la générosité des citoyens, 2018 aura été une année noire et 2019 ne s’annonce pas moins sombre. Selon le syndicat France générosité, qui regroupe 91 d’entre elles, sur les 2,9 milliards d’euros habituellement collectés auprès des particuliers, il manque 200 millions d’euros.
Principale raison : la suppression, en 2018, de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), transformé en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Le nombre d’assujettis a fondu de 350 000 à 150 000 foyers. Une perte de donateurs potentiels qui pouvai



Commentaire de Re @La Rédaction 09/01/2019 08:57:45

Procès de mauvaise intention ? C'est le constat que tout à chacun peut faire : vous reproduisez toutes les correspondances de Mr Prior. Si "vieille mémé" ou M. de Brugière vous envoyaient leurs proses (respectives) chaque semaine ou régulièrement, vous les publieriez à la même régularité ? vous faisant le relais de leurs opinions avec la même régularité ? sans rechercher l'équilibre entre les prise de positions ?
Je croyais que le journalisme consistait à informer équitablement sans parti pris. Si d'autres points de vue (que celui de Mr Prior par exemple) ne sont pas exprimés, il serait pou



Commentaire de Daddie 09/01/2019 09:54:41

un gentil message pour la rédaction :
je n'ai pas compris : "si tenté" : par qui ou par quoi ?
ou alors : si tant est...
A vous de voir.



Commentaire de Les vacances de Mr Hulot 09/01/2019 10:12:43

Je vois que LaREM mûrit par la voix de Mr Prior. Quand on parle de transition, écologique dans notre cas, il faut effectivement parler du but à atteindre et ne pas se contenter de taxer des diésélistes sans leurs donner des solutions alternatives.
Bon pour le marché économique il faut encore que LaREM prenne conscience qu’il y a des hommes derrière et pas uniquement des € et des bilans financiers, sachant qu’il y a de l’argent dans notre monde, c’est le partage qui fait défaut.
Bon exemple pour la découverte de l’Amérique. Au début Christophe Colomb cherchait un financement par le Portug



Commentaire de @Re @La Rédaction 09/01/2019 08:57:45 09/01/2019 10:51:51

Merci de parler en votre nom-seul et non-pas au nom de tout un chacun qui comme moi, ne suis pas d'accord avec votre commentaire.



Commentaire de Francis Prior 09/01/2019 12:41:34

Sans me permettre de répondre pour la rédaction du Kiosque, je voudrais mettre l'accent sur quelques éléments:
- Je ne crois pas qu'à aucun moment le Kiosque ait pris fait et cause pour mes propos. Le Kiosque ouvre sa publication à tous ses lecteurs
- Il est amusant de constater que ceux qui revendiquent la liberté d'expression (y compris en manifestant voire en interdisant à certains habitants de circuler) pour eux s’empressent de revendiquer une censure pour les articles qui leur déplaisent
- Il semble plus aisé d'interdire que de débattre, d'exposer avec politesse des arguments de



Commentaire de Les vacances de Mr Hulot 09/01/2019 13:46:21

La mise de fond de départ est toujours virtuelle. Les banques prêtent de l’argent qu’elles n’ont pas (la seule obligation est de posséder une petite partie du prêt octroyé, c’est la réserve obligatoire déterminée par la banque centrale). Les banques facturent des intérêts aux emprunteurs sur des sommes qu’elles ne possèdent pas. Tout ça par des jeux d’écriture. Ce système a permis de créer de la richesse et de faire évoluer le niveau de vie. Le problème c’est lorsqu’il n’y a plus de partage et que ça n’alimente plus que la caissette d’Arpagon qui passe son temps à compter ses sous .... le syst



Commentaire de Nostromo 09/01/2019 14:39:57

Mr Prior on ne sait pas ce que vous appelez « égalité économique et sociale » ? On vous parle d’équité (ce qui est juste) et vous nous dites qu’il faut baisser les retraites pour les amener au minimum.
Par contre concernant l’ISF vous êtes arc-bouté sur vos positions. Je me demande quel marché a passé Mr Macron avec ces très riches ? Pouvez vous nous l’expliquer où êtes vous mis au pied du mur vous aussi ?



Commentaire de Francis Prior 09/01/2019 16:03:34

Monsieur Nostromo, il me semble que l'équité et l'égalité sont deux notions relativement dissemblables. L'égalité est un rapport arithmétique c'est à dire qu'il attribue des quantités identiques. L'équité est un rapport géométrique (distributif) qui peut attribuer des quantités différentes pour rendre des situations acceptables par rapport à des valeurs. On peut sans abuser de l'homophonie dire que l'équité et l'éthique on a voir ensemble. En ce sens, le bien social vise d'avantage à l'égalité notamment au niveau des droits des citoyens mais peut viser à l'équité pour les contribution.
Res



Commentaire de Nostromo 10/01/2019 09:18:29

2 dernières infos à prendre en considération Mr Prior :

La Confédération paysanne affirme détenir les preuves du mécanisme mis en place par Lactalis pour soustraire au fisc une partie de ses profits. Le syndicat paysan a décidé de saisir le parquet national financier.

Le PDG de Renault et de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, actuellement incarcéré au Japon, n’est plus résident fiscal en France mais aux Pays-Bas depuis 2012, écrit le quotidien Libération.
« Libération a pu vérifier que Carlos Ghosn n’est plus résident fiscal français depuis… 2012. C



Commentaire de Francis Prior 10/01/2019 10:14:53

Monsieur Nostromo, vous savez bien que je partage tout à fait votre indignation. Je crois en la vertu républicaine celle qui fait que l'on peut vivre ensemble et débattre et que donc on observe ses lois, toutes ses lois. La loi c'est la seule manière d'éradiquer notre violence, et notre suavagerie.



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