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Saumur. Le TGI veut plus de moyens en 2019, notamment pour lutter contre les trafics de stupéfiants

Ce vendredi 18 janvier, le tribunal de grande instance (TGI) de Saumur faisait sa rentrée 2019 lors de la traditionnelle audience solennelle de début d'année. Dans une salle comble et devant les représentants de l'État et des collectivités, le parquet de Saumur a réitéré son souhait : celui d'être mieux accompagné en termes de moyens humains et financiers... L'occasion, aussi, d'accueillir la nouvelle vice-présidente : Lorraine Mézel.

À droite, Guillaume Donnadieu, procureur de la République


Comme le veut la tradition, c'est la présidente du TGI de Saumur, Myriam de Crouy-Chanel, qui a lancé l'audience solennelle de rentrée ce vendredi 18 janvier 2019, en fin de matinée. « Je tiens à vous remercier tous chaleureusement de votre présence, qui montre votre attachement à l'institution judiciaire saumuroise », a-t-elle déclaré en énumérant le nom des personnalités politiques ou institutionnelles. Parmi elles : Jean-Yves Hazoumé, sous-préfet de Saumur, Laetitia Saint-Paul, députée de Saumur-Sud, Jackie Goulet, maire de la Ville de Saumur, ou encore Jean-Michel Marchand, le président de la communauté d'agglo Saumur Val de Loire.

De nombreux tribunaux français en grève

Les audiences solennelles de rentrée 2019 des tribunaux en France sont perturbées par des grèves. Ils contestent le projet de réforme de la Justice, actuellement examinée à l'Assemblée nationale. « Dans certaines villes, les magistrats boycottent cette rentrée pour exprimer leurs inquiétudes vis-à-vis de ce projet de réforme de la Justice. À Saumur, tout le monde est là, et je vous en remercie », a indiqué la présidente du tribunal de grande instance de Saumur, profitant également de cette rentrée pour « présenter ses meilleurs vœux pour l'année 2019 ». Pour le procureur de la République, Guillaume Donnadieu, le moment est justement... solennel : « À l'aube de chaque année civile, voici l'instant où on livre à nos concitoyens les actions, les orientations et les moyens mis en œuvre pour l'année à venir. C'est aussi l'occasion de contrer, autant que faire se peut, les idées reçues à l'encontre de la justice ». Pour ne pas donner (ou renforcer) le sentiment d'impunité chez certaines personnes, le procureur annonce « lutter avec la plus grande force contre les atteintes à la personne. Il ne faut pas donner l'impression que nous n'agissons pas. Le nombre de comparutions immédiates a d'ailleurs doublé en 2018. De plus, nous menons d'importantes actions en faveur des victimes avec l'aide, notamment, de l'association France Victimes, avec qui nous allons bientôt signer une nouvelle convention ».

La lutte contre les trafics de stupéfiants : « priorité absolue »

Avec beaucoup de vigueur, Guillaume Donnadieu a ensuite traité d'un sujet qu'il considère comme une « priorité absolue » : les trafics de stupéfiants. « En 2018, le travail des forces de l'ordre et la justice a permis d'arrêter plusieurs gros trafics de stupéfiants, notamment à Doué-en-Anjou et à Saumur. Mais outre les trafiquants, il existe la problématique de la demande. Plus il y a de demandes, plus cela donne envie de monter un trafic. Nos actions sont encore insuffisantes pour lutter contre la toxicomanie. Pour être à la hauteur, il faut impliquer les acteurs non judiciaires. Je pense aux collectivités. Saumur est une petite juridiction et c'est un atout pour agir sur le terrain, notamment en faveur de nos concitoyens les plus fragiles. Pour ce faire, cette institution a besoin de moyens humains, judiciaires et financiers supplémentaires pour mener à bien son action. Mais pour l'instant, aucune décision majeure n'a été prise de la part de l'État. La situation est asphyxiante et, en France, Saumur n'est pas une exception à la règle ». Et de conclure sur une phrase visiblement adressée à l'État : « Je ne pense pas que la réouverture du TGI de Saumur a été handicapante ». Des propos appuyés par la présidente du tribunal, se questionnant sur « la problématique entre la qualité et l'efficacité du traitement des dossiers et les moyens financiers qui existent ».

TGI de Saumur : quelques changements et une arrivée

L'audience de rentrée 2019 s'est conclue par une note un peu plus légère, l'arrivée au tribunal de Saumur de Lorraine Mézel (photo ci-contre), passée par Baugé et plus récemment par Angers. Depuis son intronisation, ce vendredi 18 janvier 2019, elle occupe le poste de vice-présidente du TGI de Saumur. Myriam de Crouy-Chanel a insisté sur « l'efficacité, le travail consciencieux et l'attitude courtoise » de la nouvelle magistrate au siège de Saumur. Quant à Me Sophie Tubiana, bâtonnière, elle quitte la direction du barreau. « Je tiens à souligner la pertinence et la nuance de vos plaidoyers », a indiqué la présidente du TGI. Elle est remplacée par Olivier Vaillant.


Les chiffres du TGI de Saumur pour l'année 2018 (cliquez sur les images pour zoomer) :






Article du 18 janvier 2019 I Catégorie : Vie de la cité

 


4 commentaires :


Commentaire de Robin 18/01/2019 18:37:28

Quelle prévention faisons nous localement pour mettre en garde nos enfants ? Sont-ils vraiment avertis du danger, et par quels moyens ? Il faut à tout prix mettre en place une action "coup de poing", si possible directement dans les écoles, et le plus tôt possible : présenter la réalité sous les yeux éberlués, quitte à montrer du (faux) crack, cannabis, cocaïne, nouveaux stupéfiants SOUS LEUR NEZ ! puis des témoignages vécus du désastre encouru, et films chocs. Je suis prêt à y participer en tant que bénévole ; hélas aucune asso nationale, ni locale n'existe ; j'ai cherché. Seule "Non à la drogue, oui à la vie" existe, donne de très bonnes infos, mais dépend discrètement en fait de la "scientologie-dianétique", donc... Si d'autres sont intéressés, avec l'aide de la mairie, créons en une à Saumur ?



Commentaire de justice indigne 18/01/2019 19:52:57

A-t-il été question de ce qui s'est passé au commissariat de Saumur le 10 janvier 2019?
Ou comment une garde à vue au commissariat de Saumur se termine quelques heures plus tard par la mort de la personne prévenue à la maison d'arrêt d'Angers.
Ah mais oui! La toxicomanie a tué cette personne,j'oubliais...



Commentaire de Justice indigne 18/01/2019 20:31:00

Monsieur le Procureur a-t-il évoqué la mort d'un détenu à la maison d'arrêt d'Angers après un passage par le commissariat de Saumur? Excès de drogues sans doute...



Commentaire de Fcpe 19/01/2019 17:12:44

La prévention existe dans les établissements scolaires au collège et au lycée. C est meme obligatoire, mais 1h par cycle, cela reste trop peu. Le problème est qu'un rappel à la loi est peu dissuasif. Et que les contrôles dans les établissements scolaires sont soumis au bon vouloir des chefs d établissement qui sont peu friands de ce type d intervention.


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