Le Mag'Hebdo. Le saviez-vous ? Les écoles militaires de Saumur (EMS) : une pour quatre !

Actuellement commandées par le général Benoît Paris, les écoles militaires de Saumur (EMS) regroupent quatre organismes de formation, l’école d’état-major (EEM), par laquelle passent tous les officiers supérieurs de l’armée de Terre, le centre interarmées de défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (CIA NRBC), l’école du renseignement de l’armée de terre (ERAT) et l’école de cavalerie (EC), seule école d'arme de toute l'armée de Terre à n'avoir jamais quitté sa garnison d'origine, malgré plusieurs siècles d'existence. Elles possèdent également l'une des plate-formes de simulation les plus importantes et les plus performantes de l'armée de terre.


Nées en 2012, les Ecoles Militaires de Saumur regroupent sur 42 hectares en coeur de ville et à Fontevraud, les 4 organismes de formation avec pour raison d'être la préparation à l'engagement opérationnel. En surface, elles représentent à elles seules près d'1/3 du centre-ville de Saumur, soit près de 1 600 hectares, sans oublier les 3 250 ha à Fontevraud. Elles sont également le 2ème employeur de la ville avec un effectif de 633 personnes et un pouvoir d'achat d'environ 23 millions d'euros. Ce sont environ 463 familles et 750 enfants scolarisés à Saumur. En intégrant la garnison de Fontevraud, on arrive à près de 1 800 militaires sur le Saumurois, soit une population de 4 000 personnes et plus de 1 000 enfants scolarisés. Le pouvoir d'achat global est estimé à 40 000 millions d'euros.

Trois missions principales

Structure originale conçue pour optimiser des ressources partagées, grâce à de nombreuses synergies entre ses quatre organismes de formation, les EMS remplissent trois principales missions : la formation des sous-officiers et des officiers des états-majors, des organismes de défense NRBC, des régiments de renseignement et des régiments blindés de l'armée de Terre ; la préparation de l'avenir de la défense NRBC et de la cavalerie blindée dans toutes leurs dimensions : ressources humaines, organisations, équipements, emploi opérationnel, entraînement, etc. Et la préparation opérationnelle des forces grâce par exemple aux exercices conduits en simulation.

L’école de cavalerie


École de formation de l’ensemble des cadres des unités blindées, l’école de cavalerie utilise les moyens les plus modernes pour leur permettre, en se fondant sur les qualités qui ont de tout temps fait sa réputation, de maîtriser le champ de bataille numérisé du futur, dans les domaines de la manoeuvre et de la recherche du renseignement. Fondée en 1824 dans les bâtiments construits à Saumur pour le régiment des Carabiniers de Monsieur, l’école de cavalerie a le privilège rare d’occuper ses bâtiments d’origine. Aujourd’hui encore, la maison mère des troupes blindées perpétue les traditions de la cavalerie, en étant résolument tournée vers l’avenir : elle puise ses forces dans un passé prestigieux et dans la fidélité à l’esprit cavalier, mais, dotée des installations les plus modernes, elle fait siens les apports des technologies du futur au service de l’accroissement de la capacité opérationnelle des forces. En la quittant, les jeunes cadres qui y sont formés (capitaines, lieutenants et sous-officiers) sont aptes d’emblée à s’engager dans toutes les configurations, tout en maîtrisant les matériels les plus modernes. Les formations de l’école de cavalerie sont une composante clé de la capacité opérationnelle. Elles représentent à la fois un investissement à court terme et à long terme :
- investissement à court terme : grâce aux formations de l’école de cavalerie, nos stagiaires sont capables d’être engagé rapidement en opérations et deviennent de jeunes chefs armés pour former et entraîner leurs subordonnés
- investissement à long terme : les formations de l’école de cavalerie constituent les briques successives d’un parcours professionnel qui valorise également l’expérience.

L’école d’état-major (EEM)

Trouvant ses origines dans le « cours supérieur de guerre et des officiers d'état-major » créé en 1766 par le Duc de Choiseul, l’école d’état-major est implantée à Saumur depuis son déménagement de Compiègne à la rentrée 2012 et demeure fidèle à sa devise « Duci et Militi » (pour le chef et pour le soldat). Premier creuset de la culture interarmes de l’armée de terre, l’école d’état-major a pour mission de former au combat interarmes, au commandement interarmes et à la culture défense les cadres dont ont besoin les états-majors (armée de Terre et interarmées) en maîtrisant les méthodes et les techniques nécessaires au travail d’état-major opérationnel et organique . L’enseignement de la tactique y trouve une place importante et les exercices de restitution sur le système SOULT en constituent le temps fort.
Afin de former plus tôt et plus d’officiers au combat interarmes, elle mettra en oeuvre dès la rentrée 2017 les qualifications interarmes de 1er et 2e niveau (QIA1 et QIA2) qui complètent et remplacent les actuelles formations d’état-major. Parallèlement au diplôme d’état-major, l’école a acquis au fil des ans de nouvelles compétences qui lui ont permis de proposer d’autres stages : formation aux techniques d’état-major (FTEM) ou diplôme d’aptitude aux emplois d’officier supérieur (DAEOS).

L’école du renseignement de l’armée de terre (ERAT)


L’ERAT est subordonnée au commandement du renseignement (COMRENS) et L’ERAT conduit la formation au renseignement du personnel de l’armée de terre du domaine de spécialité, servant essentiellement dans les formations du commandement du renseignement, des forces spéciales et les services de renseignement. Ces formations concernent tous les officiers (DA, FFCU et stages des chefs de corps) et les sous-officiers de la filière exploitation (FS1 et FS2). L’ école a la particularité de former aussi le personnel des autres fonctions opérationnelles, dont une partie de la mission nécessite des connaissances en la matière. Enfin, elle conduit l’entraînement spécifique des B2 et des unités de renseignement, soit à Saumur, soit à Mailly ou en Alsace avec dans ce cas le commandement du renseignement.

Le centre interarmées de défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (CIA NRBC)

Implanté depuis 2009 à Saumur, le centre de défense nucléaire, biologique et chimique constitue le pôle unique d’expertise et de formation de tous les spécialistes du domaine NBC de l’armée de Terre. Au travers de 70 stages correspondant à une ou plusieurs sessions d’une cinquantaine d’actions de formation (dans le domaine NBC mais également dans celui des risques technologiques), le CDNBC forme environ 750 stagiaires par an de toutes les armées, voire d’autres ministères. A l’été 2014, le CDNBC est devenu le centre interarmées de défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (CIA-NRBC). Le centre garantit aux armées la maîtrise des capacités de défense NRBC afin de leur permettre de remplir leur contrat opérationnel dans le domaine NRBC et de préserver leur capacité opérationnelle face à l’ensemble des risques et menaces NRBC dans le cadre de leur engagement.


Article du 05 juin 2019 I Catégorie : Vie de la cité

 


6 commentaires :


Commentaire de A.S. 05/06/2019 18:25:08

Enfin un bon article sur les Ecoles Militaires de Saumur, dont beaucoup de nos concitoyens ne connaissent ni le rôle ni la place dans la cité et l'économie locale.



Commentaire de Charles.D 05/06/2019 22:15:29

J'aimerai que AS nous explique, en 6 lignes bien sûr comme demandé, en dehors de faire vivre les écoles et les commerçants à quoi ça sert tout ça ?



Commentaire de Fier d'etre saumurois ! 05/06/2019 22:27:04

Merci pour cette diffusion qui permet d'eclairer et de redonner noblesse a la ville



Commentaire de A.S. 06/06/2019 00:01:52

En réponse en moins de 6 lignes à Charles.D: Il n'y a que le roi de France qui employait la première personne du pluriel en parlant de lui même. Les autres, du moins ceux qui ont pris la peine de lire le texte en entier, ont compris.



Commentaire de Jean 06/06/2019 07:46:28

J'ai voulu faire suivre (fonction"addthis"....!) cet article intéressant , et ça ne marche pas! merci de "réparer" la fonctionnalité



Commentaire de La rédaction 06/06/2019 09:45:12

Bonjour Jean, sur quel réseau social voulez-vous partager l'article ? Merci



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