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Saumurois. Marathon de la Loire : Sabrina revient sur son exploit

Deux jours après avoir bouclé le Marathon de la Loire en 4 heures et 38 minutes, pour son tout premier 42 kilomètres, Sabrina revient ce mardi sur son aventure (relire notre article de présentation). La Saumuroise de 39 ans nous livre ses impressions sur la course, ce qu'elle a pu ressentir en termes de sensations physiques, ce qu'elle pense de l'organisation de l'épreuve... le tout avec encore un peu (beaucoup) de courbatures !


Saumur-Kiosque : Honnêtement, t'attendais-tu à franchir la ligne d'arrivée ?

Sabrina : « Ce n'est pas sérieux, mais je savais qu'il n'y aurait que la blessure qui m’arrêterait. Alors, oui, je m'attendais à franchir cette ligne, même en marchant ou en rampant ! »

Saumur-Kiosque : Physiquement, justement, explique-nous tes impressions ?

Sabrina : « Dès le départ, je colle le meneur d'allure pour 4h30. Ce qui est super dans ce sas de départ, c'est qu'on est presque tous à vivre notre « première fois ». On est donc plusieurs à tourbillonner autour de cette marathonienne, que je remercie d'ailleurs pour son humour, son partage d'expérience et ses précieux conseils (gestion des ravitos, des difficultés de parcours, etc.).

Ça rythme ma première moitié de course... On parle, on rit, on applaudit les groupes à chaque kilomètre, mon allure (6'10") est plus rapide que d'ordinaire, au pont des Rosiers-sur-Loire (équivalent d'un semi-marathon), j'ai encore l'impression de courir comme une gazelle (rires) ».

Elle nous explique qu'un marathon, c'est d'abord une course de 30 kilomètres, puis une course de 12 kilomètres. Je le vérifie lorsqu'au 29e kilomètre, je commence à avoir des crampes... Ce fameux « mur des 30 » n'est donc pas un mythe. Progressivement, je dois renoncer à suivre ma « meneuse » et, là, gros coup au moral : je croise de plus en plus de coureurs marchant, boitant ou allongés sur le bord de la route, pendant qu'un autre lui « étirait la jambe pour soulager la crampe ». Je me dis en souriant qu'on est bien tous dans la même galère et qu'une âme charitable viendra peut-être à mon secours, si besoin.

Puis c'est drôle, mon esprit se vide avec la douleur. Je ne pense plus qu'à avaler les kilomètres, faire attention à mon rythme, manger sans m’étouffer, me souvenir que je vais boire une bière après, ne surtout pas me blesser, atteindre des points-clés comme chez moi (35e kilomètre). « Mon dieu le faux-plat de la gare (37e kilomètre) », « Ouhouh les pompiers, coucou ! », « Ils ont agrandi l'île », « Youpi, ma famille ! (40e kilomètre) », un « Allez minette, 2 kilomètres, tout cool ! », un « bisou, je peux le faire, je fonce ». Dernier kilomètre, j'ai mal, j'ai envie de pleurer, je dépasse un coureur épuisé, je lui crie « Suis-moi, on y est »... Bref, voilà tout ce qui a pu me passer par la tête et ce que j'ai pu entendre ou dire dans les derniers kilomètres ».

Saumur-Kiosque : Qu'est-ce qui tu as ressenti quand tu as franchi la ligne d'arrivée ?

Sabrina : « 5 mètres avant la ligne d'arrivée, j'entends un « Allez maman » ! Je regarde à gauche et j'aperçois mes 3 enfants. Je fonds en larmes et je cherche ma médaille. Je l'ai fait ! J'arrive en un seul morceau, presque sans avoir marché et avec un chrono inespéré : 4h38. Je crois que je me suis même pincée ».

Saumur-Kiosque : Comment as-tu trouvé l'organisation du Marathon de la Loire ?

Sabrina : « Au top ! Que ce soit la veille pour le retrait des dossards ou le jour J, l'ambiance donnée dans le sas de départ, les bénévoles aux ravitos, les toilettes et les poubelles sur le parcours, les animations et groupes qui nous reboostent tous les kilomètres, les bouteilles d'eau... Pour revenir sur ce dernier point, je trouve que c'est hyper pratique. Beaucoup se sont plaints du gâchis, mais il suffisait de la garder, la boire et la jeter dans un endroit adapté... Seul bémol, les bananes sont difficiles à éplucher en courant (rires) ».

Saumur-Kiosque : Ce premier marathon t'a-t-il donné envie de renouveler l'expérience ?

Sabrina : « C'est comme l'accouchement : dans la dernière ligne droite, on se dit « plus jamais » et le lendemain « mille fois oui ! » On m'a dit qu'à ce rythme-là, j'allais devenir « cent-bornard ». Je crois que l'idée ne me déplaît pas... En attendant, je sais déjà que l'année prochaine, je serai au Marathon de la Loire ».


Article du 14 mai 2019 I Catégorie : Vie de la cité

 


3 commentaires :


Commentaire de Tophe 14/05/2019 20:39:39

Félicitations. Moi j'ai suivi le Marathon, mais en Mini benne, pour ramasser les détritus laisser par les marathoniens. Un temps superbe, très bonne ambiance. A l'année prochaine, mais la je participerai au 10 kilomètres.



Commentaire de bernardo 14/05/2019 21:01:28

Bravo Madame , merci de votre partage .J'aime aussi courir , mais a 74 ans avec l'arthrose cela devient dur , merci de votre exemple, j'admire votre courage .



Commentaire de hugues g 15/05/2019 12:02:26

Bravo a cette bien jolie maman.


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