Doué-la-Fontaine. Le Bioparc labelisé refuge LPO, une première en France

Ce lundi 14 octobre 2019, le Bioparc de Doué-la-Fontaine a reçu le label Refuge LPO. Il s’agit du premier parc zoologique français à être ainsi classé. Une reconnaissance de son action pour la nature de proximité.


Depuis plus de 15 ans, le Bioparc est engagé dans une démarche de préservation de son site en favorisant le développement de la biodiversité locale et spontanée, en n’utilisant pas de produits phytosanitaires, en maîtrisant ses consommations d’eau, d’énergie et ses rejets, en généralisant le tri sélectif sur l’ensemble du parc, et en sensibilisant les visiteurs aux enjeux environnementaux. « Ici nos animaux ont des espaces XXL et leurs conditions de vie se rapprochent au plus près de la nature, nous n’avons pas d’espèce modifiée, vous ne trouverez pas de lion blanc ici, pas de dressage », lance François Gay directeur du parc. Et Pierre Gay également directeur et père du précédent d’ajouter, « il est essentiel pour nous de soutenir des démarches de protection et d’aider les personnes qui sont au plus proche de ses actions, comme ici la LPO. Nous faisons partie d’un tout, nous sommes tous liés les uns aux autres, depuis l’insecte jusqu’à nous. »

Près de 30 000 refuges LPO en France

Le programme « Refuges », qui compte aujourd’hui 29860 refuges en France (dont 26223 jardins, 782 balcons, 2257 établissements, 420 collectivités, 178 entreprises, pour une surface totale de 40 800 ha), est le premier réseau national de jardins écologiques en France. La LPO (Ligue protectrice des oiseaux) anime ce programme national de préservation de la Biodiversité et de découverte de la nature de proximité. Le Label « Refuge LPO » vise à mettre en valeur et en réseau, des espaces qui préservent et développent la biodiversité tout en offrant à l’homme une qualité de vie.

Des actions à mener au quotidien


La LPO et le Bioparc collaborent depuis de nombreuses années pour la préservation de la faune et de la flore sauvages au sein du parc. « Il y a longtemps que l’on se connait et que l’on envisageait cette labellisation, mais la LPO a de nombreux grands principes qu’il a fallu dépasser », avoue Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO France. En 2018, le Bioparc, la LPO France et la LPO Anjou ont signé une convention d’engagement de cinq ans, concrétisant un nouveau diagnostic et un plan de gestion du site. Quelques exemples d’actions du plan de gestion :
- Respect de la charte des Refuges LPO.
- Protection de la flore naturelle par la création de bandes herbeuses naturelles, fauche tardive, zones refuges pour les insectes.
- Taille des haies en dehors de la période de reproduction des oiseaux.
- Création de points d’eau.
- Information du public de la présence des espèces phares du site.
- Sensibilisation du public aux mœurs des chauves-souris et de la nécessité d’agir chez soi, installation de gîtes à chauves-souris.

Une oasis de nature à préserver

La faune et la flore présentes au Bioparc récompensent de nombreuses années de gestion écologique du site. Ces espèces locales, aujourd’hui menacées, trouvent refuge sur ce site préservé de près de 20 hectares qui crée les conditions propices à leur installation. On dénombre, pas moins de trente espèces d’oiseaux nicheurs, dont onze espèces nicheuses en déclin dans les Pays de la Loire. La nidification s’établit entre mars et septembre. Pendant cette période de reproduction, les oiseaux nicheurs sont sensibles aux dérangements. « On retrouve par exemple une colonie de Corbeaux freux (environ 100 nids), une colonie d’Hirondelles de rivage (20 nids cette année) ou encore une belle population de Moineaux domestiques. Ces derniers ont beau sembler très communs et présents, ils sont pourtant en grand danger et leurs effectifs ne font que diminuer », précise Olivier Loir chargé de missions refuges pour la LPO Anjou. Au-delà des oiseaux on note la présence de 244 espèces de plantes dont 20 espèces patrimoniales des plantes des terrains calcaires. Du côté des mammifères on trouve dans ce lieu 25 des 69 espèces présentes sur le département. Parmi-elles, six espèces sont prioritaires dans les Pays de la Loire : Barbastelle d’Europe et Campagnol amphibie (priorité très élevée), grand Murin, Lapin de garenne, Lérot, Petit Rhinolophe (priorité élevée).


Article du 14 octobre 2019 I Catégorie : Vie de la cité

 


3 commentaires :


Commentaire de mickaeld 14/10/2019 20:16:34

Bravo aux équipes du parc, vous faites un boulot formidable et bravo à la famille Gay pour son engagement à la préservation des espèces



Commentaire de stephane s 15/10/2019 07:22:22

juste bravo a eux



Commentaire de quentin 15/10/2019 08:19:56

un refuge .vous pouvez accueillir des migrants ?



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