Saumur. Le Général Alexandre Nimser a pris ses marques aux écoles militaires

Depuis le 1er août 2019, le Général Alexandre Nimser a succédé au Général Benoit Paris pour commander les écoles militaires de Saumur. Nous l'avons rencontré, l'occasion de le présenter et de faire un point sur les différents projets des écoles militaires de Saumur (EMS).


Comment s’est passée votre arrivée à ce poste de Général ?

« Très bien je dois l’avouer, depuis ma prise de fonction j’ai fait le tour des différentes écoles, à savoir l’école de cavalerie, l’école d’état-major, l’école de renseignement de l’armée de terre et le centre interarmées de défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). J’ai eu de très bons retours de la part des différentes personnes que j’ai rencontrées. Elles m’ont confié s’épanouir dans cet environnement, à la fois de travail et dans le cadre de vie qu’offre le Saumurois. C’est un site très réputé en France et à l’international. Je crois qu’il sera difficile d’en faire partir certains lorsqu’il faudra les muter. Et puis je suis très heureux de revenir dans ce secteur que je connais bien ».

Vous êtes déjà venu ici ?

« En effet, je suis moi-même cavalier et j’ai fait ma formation de lieutenant ici en 1989 et j’y suis revenu plus tard entre 2010 et 2012 sur un autre poste dédié aux études prospectives de l’école de cavalerie. C’est d’ailleurs durant cette période qu’il y a eu une restructuration de toutes les écoles militaires de France. Auparavant sur Saumur il n’y avait que l’école de cavalerie, et durant ces deux années les trois autres écoles sont venues se greffer au site de Saumur. Par ailleurs ma femme est saumuroise et quatre de mes six enfants sont nés ici. Je suis donc particulièrement attaché à ce territoire, qui je trouve à beaucoup évolué et est devenu plus dynamique ».

Quel est votre parcours ?


« Après m’être formé notamment à Saint-Cyr et ici, j’ai entamé une carrière d’officier de cavalerie, puis j’ai été chef de régiment de cavalerie et ensuite expert blindé de l’inspection de l’armée de terre. Cela a été un premier volet je dirais opérationnel. Puis j’ai eu un second volet où je me suis consacré au système d’arme en passant notamment un master Supelec dans ce domaine. J’ai alors exercé dans le service de développement des systèmes d’armement. C’est-à-dire que l’on définissait les besoins et les adaptations de l’armement. Puis j’ai été dans le soutien des chars et enfin la maintenance de ceux-là ».

Combien de personnes sont présentes sur le site de Saumur ?

« C’est un site relativement important puisque nous avons 550 permanents, qui représentent aussi plus de 400 familles et plus de 1 000 enfants. Ce qui est très important et essentiel pour la ville de Saumur. Nous sommes le deuxième employeur du territoire. Quant aux stagiaires qui passent par les écoles chaque année, nous formons plus de 5 500 stagiaires. Certains pour des courtes durées, mais pour les formations de nos écoles cela va de trois mois à un an ». En ce qui concerne le fonctionnement, il y a donc ces quatre écoles et en plus il y un socle que je qualifierai de commun au quatre organismes où l’on fait l’instruction de tir et des langues par exemple. Nous possédons aussi ici une plateforme de simulation pour l’entrainement et l’apprentissage. C’est l’une des plus importantes de l’armée de terre. Concrètement ce sont des logiciels qui reproduisent des situations et les officiers ou aspirants doivent réagir en donnant des instructions, etc. Il est également possible de se mettre dans des conditions encore plus proches du réel ou ils opèrent au sein de leurs véhicules, en créant tout un campement opérationnel. Cela permet une réelle immersion ».


Quels sont les projets pour les écoles militaires de Saumur ?

Nous avons défini quatre axes majeurs pour l’avenir. Tout d’abord consolider ce qui a déjà été mis en place. Ce n’est pas vraiment évident parce que le fonctionnement est un peu particulier. Les quatre écoles n’ont pas les mêmes sources de commandement. J’en suis le gestionnaire je dirais, mais les ordres particuliers émanent de différents services. En plus de ça nous sommes soutenus par la base de défense d’Angers, qui comprend Angers, Le Mans et Saumur, pour ce qui a trait à ce qui n’est pas militaire comme la nourriture ou les vêtements. Il y a aussi les sites de Fontevraud et de Ruchard près de Tours où nous n’avons pas de commandement, mais où nous en sommes les gestionnaires. Sans parler du pôle « musées » avec les blindés et la cavalerie. Il s’agit donc de composer avec les différents interlocuteurs. Je dis souvent qu’il faut à la fois être ferme et autoritaire avec les personnes qui travaillent sous mon commandement et souple avec le fonctionnement, c’est un vrai défi. Il y a ensuite un deuxième axe lié aux ressources humaines, que j’élargis aux familles et au personnel de réserve. À mon sens ils sont totalement intégrés à la vie des écoles. Un troisième volet est consacré au rayonnement des EMS avec la volonté de nous faire connaitre, de valoriser nos actions. Pour cela on réalise différentes actions auprès et avec les lycéens, les collégiens, les entreprises et les collectivités. Enfin dernier point, et non pas des moindre, la transformation des EMS. Il ne s’agit pas d’une restructuration comme dans les années 2010, mais nous devons penser aux adaptations et aux évolutions des lieux. Nous prévoyons donc certains travaux d’infrastructure, avec la création d’un nouveau bâtiment dans les deux trois ans. Il s’agit par exemple de penser à « comment accueillir les nouveaux véhicules ? ». Je disais tout à l’heure que j’avais travaillé dans le développement de l’armement, en 2007 j’ai défini les besoins sur un projet de nouveau véhicule, nous allons les recevoir en 2021. J’aurais suivi tout le processus, c’est assez amusant. Bref, il y a de quoi s’occuper pour les années à venir ».


Article du 08 novembre 2019 I Catégorie : Vie de la cité

 


5 commentaires :


Commentaire de Soldat Pithivier 08/11/2019 23:18:05

Euuh.. ça sert à quoi un général, en général, mon Général ?



Commentaire de Bernard Henry 11/11/2019 15:10:26

A quoi sert un général.? Les soldats sont formés depuis la plus haute antiquité pour exercer divers métiers ; il y a le fantassin qui combat à pied, le cavalier à cheval, l'artilleur qui lance ses projectiles par dessus, le sapeur qui creuse et qui modifie le terrain, celui qui transporte les impedimenta et garde les chariots est le tringlot tandis que le transmetteur s'assure de la bonne réception des messages. Le général est un officier qui perd sa spécialité (son arme) d'origine pour devenir un "généraliste" qui va orchestrer et commander l'action des spécialistes. Clair ?



Commentaire de Le concombre masqué 11/11/2019 17:09:51

C'est très clair. Mais je ne suis pas sûr que tous ces saumurois, étroits d'esprit, auront compris. Du reste est il nécessaire de perdre son temps à leur expliquer ?



Commentaire de Non, non... 11/11/2019 18:26:39

Ce n'est pas perdre son temps que d'expliquer les fonctions de chacun surtout quand c'est bien expliqué. Au moins certains apprendront peut-être des intéressantes pour une fois.



Commentaire de de brugiere jean fr 11/11/2019 21:31:43

il ne faut pas être méprisant. Tout le monde ne devient pas général ou ingénieur C'est comme demander le rôle de l'instit face à une classe ou celui de l'ingénieur face à un groupe d'e techniciens, ou un chef de cuisine dans un restaurant... mais je pense surtout que notre interlocuteur voulait manier la blague.. à moins qu'il ne soit adepte des révolutionnaires où il n'y avait plus de chefs ni de galons. pauvre France



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