Orientations budgétaires de Maine et Loire : la dette recule, les investissements préparent l’avenir

Les orientations budgétaires pour 2020 feront la priorité aux investissements, notamment en faveur des collèges. Un effort qui, selon la majorité départementale, "sera possible sans augmenter la fiscalité départementale et tout en stabilisant, voire en réduisant la dette.". En bref


Des dépenses maîtrisées

Les dépenses de fonctionnement du Département sont plus faibles qu’ailleurs : 734 €/habitant en Maine-et-Loire contre 851 € en moyenne pour les collectivités départementales de même strate. Elles se situent à la 5e position par ordre croissant sur la trentaine de départements dont la population est comprise entre 500 000 et 1 million d’habitants.

Une dette contenue

Déjà réduite de 453,2 M€ fin 2016 à 412,2 M€ fin 2018, la dette du Département de Maine-et-Loire se limitera à 378,7 M€ fin 2019, c’est-à-dire à environ 465 € par habitant, un montant qui est dans la moyenne des autres départements de même strate (455 € à fin 2018). Depuis le début du mandat, la dette a ainsi reculé de 75 M€.

Pas de hausse des impôts

Le président proposera à l’assemblée départementale de ne pas augmenter le taux de la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020, qui devrait être la dernière année où les Départements percevront cet impôt. En effet, si le Parlement vote la réforme fiscale proposée par le projet de loi de finances 2020, la taxe foncière ne sera plus perçue, à compter de 2021, que par les communes et, en compensation, les Départements recevront de l’État une fraction de la taxe sur la valeur ajoutée.
Une incertitude demeure quant au résultat des négociations entre la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France et le ministère de l’Intérieur.

80,7 M€ d’investissements pour préparer l’avenir

Le Département dispose de moins de ressources d’autofinancement pour investir que beaucoup d’autres collectivités. Cette situation s’explique par un faible potentiel financier par habitant et la chute des dotations de fonctionnement de l’État depuis 2014.
En 2020, la collectivité augmentera néanmoins ses investissements, dont le montant sera porté à 80,7 M€, après 67,2 M€ au budget primitif 2019, soit une hausse de 20 %.
Ces investissements se feront notamment en faveur des collèges. Pour ceux-ci, ils passeront ainsi de 12,4 à 23,2 M€ entre le budget primitif 2019 et celui de 2020 (+ 87 %). Dans ce domaine, outre de fortes dotations budgétaires pour les travaux programmés ou urgents, l’équipement, l’informatisation, l’accessibilité et les économies d’énergie, l’année 2020 sera marquée par la poursuite de la reconstruction du collège Les Roches à Durtal, de la restructuration des collèges Jacques-Prévert à Châteauneuf-sur-Sarthe et Paul-Éluard à Gennes, mais aussi des engagements de travaux conséquents aux collèges Georges-Pompidou à Champtoceaux, Camille-Claudel au Louroux-Béconnais, Molière à Beaufort-en-Vallée et Lucien-Millet à Doué-la-Fontaine.
Les investissements routiers seront eux aussi en hausse, passant de 29,4 M€ au budget primitif 2019 à 31 M€, dont 12 M€ affectés aux travaux neufs (contre 10,6 M€ au budget 2019, soit + 15 %). Ces investissements porteront notamment sur l'aménagement de la RD960 Coron-Vezins, de la RD347 à Saumur et de la RD752 Beaupréau – Saint-Pierre-Montlimart. Ils consisteront en outre à engager les travaux des déviations de Nuaillé, des Alleuds, de Seiches, et à procéder aux rénovations de la RD15 entre Le May-sur-Èvre et Saint-Léger-sous-Cholet et à Saint-Germain-des-Prés, ainsi qu’à des chantiers d’entretien des ponts à Ingrandes et Segré.

Un budget des solidarités soutenu

Avec un budget passant de 411 à 418 M€, les solidarités (aides aux personnes âgées, handicapées ou en précarité sociale, ainsi que les mesures relevant de la protection de l’enfance) demeurent en volume budgétaire et de loin, le premier domaine d’intervention du Département (67 % du budget de la collectivité). Le Conseil départemental et ses services exercent cette compétence avec la volonté d’apporter les réponses les mieux adaptées aux besoins des personnes : par des mesures à domicile autant que possible, ou en établissements, pour l’enfance, le grand âge ou le handicap. Par ailleurs, pour favoriser l’activité des personnes, l’année 2020 sera, par exemple, marquée par le développement de la plateforme JobAnjou ouverte aux entreprises et aux personnes bénéficiaires du revenu de solidarité active.


Article du 10 décembre 2019 I Catégorie : Vie de la cité

 


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