Saumurois. La santé, un enjeu sociétal de proximité

Il ne sera pas dit que le président de l'agglo, Jean-Michel Marchand ne reste pas actif avant la fin de son mandat : Ce mardi 28 janvier, l'Agence Régionale de Santé (ARS) et Saumur Val de Loire signaient leur nouveau Contrat Local de Santé (CLS) pour la période 2019-2024, permettant de mettre en cohérence le Projet Régional de Santé avec la politique de santé publique menée sur le territoire par la collectivité. Et c'est surtout d'actions et d'opérationnalité dont il est question.


Le Contrat Local de Santé (CLS) est un outil créé par la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoire du 21 juillet 2009. Ce contrat entre l'Agence Régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire et l'agglomération Saumur Val de Loire permet de mettre en cohérence le Projet Régional de Santé (PRS) avec la politique de santé publique menée par les collectivités territoriales et devant participer de l'amélioration de l'état de santé de la population du territoire. Et le Maine-et-Loire est en avance : déjà 6 des 9 agglos du département ont signé un CLS. En s'appuyant sur les dynamiques locales existantes sur les territoires, l'objectif du CLS est bien de mettre en œuvre des actions visant à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé et de permettre de proposer une offre de santé de proximité, au plus près des problématiques du territoire et de ses habitants.

Un premier contrat 2015/2018 guère efficient

En Saumurois, un premier contrat avait été signé pour la période 2015-2018, porté par le Pays Saumurois. Il a été repris par l'agglo à la naissance de celle-ci en 2017. Mais force est de constater qu'il ne fut guère efficient. « Il y a eu à n'en pas douter un manque de suivi et la succession de nombre de personnes en charge n'a pas aidé à son application », a reconnu le Président Marchand, à l'occasion de la signature de ce deuxième CLS ce mardi 28 janvier. Et de continuer en se réjouissant du nombre de partenaires autour de la table, mais aussi d'une coordinatrice CLS qui prendra ses fonctions le 6 février prochain : « Aujourd'hui, nous avons décidé d'aller à l'essentiel au service des populations et du territoire. Preuve en est, des Maisons de santé se mettent en place. Il faut saluer le travail des maires pour aller chercher des médecins, de l'accueil et de l'accompagnement de ces professionnels de la santé. J'ai le sentiment profond que nous allons pouvoir apporter des services de proximité dont légitimement les habitants sont en droit de demander. »

« Une bonne articulation »

Le directeur général de l'ARS, Jean-Jacques Coiplet, présent à Saumur a quant à lui choisi de citer Confucius pour résumer la problématique : « Un piètre médecin c'est celui qui soigne la maladie ; un bon médecin c'est celui qui soigne le malade ; un grand médecin, c'est celui qui soigne la société. » Et de continuer : « Certes l'ARS a une vision macro de la problématique de la santé. Mais il faut que nous soyons aussi en proximité, à l'écoute des populations. Et cela passe par une telle contractualisation avec les territoires. Le CLS est une très bonne articulation entre les politiques régionales et les besoins des territoires. Et plus que les mots, il faut des actions opérationnelles et concrètes, et si possibles partenariales. Les élus qui auront compris que la santé est essentielle et un vecteur d'attractivité du territoire auront tout compris. C'est le cas ici en Saumurois. »

Un 2e CLS « plus restreint »

Béatrice Bertrand, Maire de Vivy et élue communautaire déléguée au CLS : « Ce nouveau CLS se veut être la continuité du premier, mais en étant plus restreint, pour faire correctement les choses. Dès lors, nous allons privilégier 3 axes prioritaires : la promotion et la prévention de la santé à savoir les facteurs de risques environnementaux, l'activité physique régulière et alimentation saine à l'image de notre opération sport-santé (n.d.l.r. "Donnes du sport à ton corps") et prévention des addictions. 2e axe, le soutien à certains publics à savoir des personnes en perte d'autonomie, souffrant de troubles psychiques ou encore en état de précarité. Et 3e axe, l'accès aux soins. Ce CLS se veut avant tout opérationnel. C'est à n'en pas douter un projet ambitieux, mais les premiers résultats sont déjà là avec la mise en place de Maisons de santé sur notre territoire et l'arrivée de médecins, infirmières, kinés... »

« Sans santé, pas de retour à l'emploi »

Françoise Damas, Conseillère départementale de Saumur, en charge des politiques sociales : « Le département n'est qu'un contributeur de ces CLS. On ne peut que se féliciter de ce réseau partenarial pour être au plus près des préoccupations des habitants, surtout précaires. Car sans santé, par de retour à l'emploi. Il est clair que le département est heureux de participer à cette dynamique, notamment via la Maison des Solidarités. »

L'Hôpital pourvoyeur

Jean-Paul Quillet, directeur du Centre Hospitalier Saumur-Longué : « Ce CLS est une vraie opportunité, une aubaine en termes d'accessibilité aux soins. Et nous avons un rôle important à jouer, notamment via les internes qui viennent chez nous et afin qu'ils aient des projets d'installation en Saumurois. » Ce à quoi, Jean-Jacques Coiplet à rajouter : « Aujourd'hui, les jeunes professionnels de santé aspirent à exercer de façon coordonnée. Et avant d'avoir des murs, il faut un vrai projet de santé. C'est ce qui les fera venir et fera qu'ils restent. »

La conclusion est revenue au directeur général de l'ARS : « Ce Contrat Local de Santé symbolise bien le fait que la santé publique est un enjeu sociétal. »


Les personnes présentes de Jean-Michel Marchand, Président de Saumur Val de Loire et de Jean-Jacques Coiplet, directeur général de l'ARS Pays de la Loire ce mardi 28 janvier :
- directeur de l'hôpital de Saumur : Jean-Paul Quillet et Mme Champion, directrice des soins à l'hôpital)
- directeur de la Maison des adolescents : M. Escudeiro
- directrice de l'association Coordination Autonomie : Mme Cassin
- directeur des politiques sportives à l'Agglomération : Stéphane Robin,
- directeur général Ville de Saumur : Yves Leprètre
- ALIA (association ligérienne en addictologie) : Mme Béville
- ARS 49 : Mme Monnier, déléguée territoriale, Mme Megimbir et Mme Vuillermoz
- CLS : Corinne Gaillard, coordinatrice du CLS en Saumurois
- élu(e)s : Françoise DAMAS (Conseillère Départementale en charge de l'action sociale), Jackie Goulet, Maire de Saumur et Vice-Président de l'agglo en charge des politiques sociales, Bétarice Bertrand, Maire de Vivy et conseillère déléguée à l'agglo en charge du CLS, et Jean-Yves Fulneau, Maire de Gennes-Val de Loire et Vice-Président de l'agglo e charge des finances.


Article du 29 janvier 2020 I Catégorie : Vie de la cité

 


4 commentaires :


Commentaire de desert medical 29/01/2020 11:37:49

Arrivée de médecins selon Mme Bertrand ?? Combien et où ?? Plus de dentiste qui prennent des RDV, plus de de dermato, plus de rhumato, de stomato... Il faut aller à Angers ou Tours : bonjour la perte de temps et les émissions de CO. Tant qu'on ne contraindra pas les médecins libéraux (étudiants boursiers par exemple) à s'installer où sont les besoins rien ne sera efficace. On le voit depuis des décennies. Ou alors il faut faire une médecine publique et arrêté le libéral.



Commentaire de PIRE C'EST POSSIBLE 29/01/2020 13:58:09

A quel moment, madame BERTRAND, a t'elle géré quoi que ce soit sur la santé à l'agglo. Où sont les médecins, les dentistes, les dermato etc... Tout cela n'est que du vent! Et que font ils à l'agglo contre les pesticides, les perturbateurs endocriniens, pour du bio dans les cantines... Rien:.



Commentaire de rien au premier, rien au second 29/01/2020 14:09:34

Pour avoir participé au premier contrat local de santé en observateur, je peux vous dire que c'était déjà du vent... Et là, je ne vois pas ce qui a changé, puisque c'est la continuité... sauf les soirées de zelus où on invite les champions du monde. Aucune réaction à la proposition de signer la charte villes et territoires sans perturbateurs endocriniens, comme l'ont fait de nombreux territoires, régions, agglo ou communes, mais pas chez nous... Difficile quand on a des pro pesticides au sein du conseil d'agglo, comme le maire d'Allonnes. Pauvres saumurois...



Commentaire de Superdeg 29/01/2020 15:40:30

Que de belles paroles! Mais ça soignent quoi? Leur ego? Moi j'attends ma réponse de JP Quillet, il ne doit pas connaître la réponse, pourtant ça concernait les soins à l'hôpital, bon il va corriger mes fautes d'orthographe...



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