Saumur. Un bilan positif pour ce retour des élèves dans les collèges

Si des inquiétudes se faisaient sentir tant chez les familles que chez les personnels des collèges, le sérieux de chacun dans l'application du protocole à permis de rassurer. Les cours ont ainsi pu reprendre après deux mois d'arrêt dans des classes aux effectifs réduits.

Après une matinée plus tendue, les sourires réapparaissent au fil de la journée derrières les visières des collégiens.


Au collège Sainte-Anne, la reprise s’est faite dans le plus grand calme et dans le respect des mesures sanitaires. Ce lundi, seuls les élèves de 6e avaient retrouvé le chemin des cours : « Nous avons réparti les niveaux sur les jours de la semaine, les 6e viennent les lundis et jeudis et les 5e les mardis et vendredis », explique Thierry Maingret, le directeur de l’établissement. Ce sont 60% des élèves de ces deux niveaux qui seront présents pour les semaines à venir au collège Saint-Anne, réparti en 4 groupes de 13. « Ce n’était pas simple de rééquilibrer les groupes, nous ne voulions pas qu’ils soient trop nombreux. Nous avons donc dû découper les classes puisqu’il y a 3 classes pour 4 groupes. Les élèves se retrouvent donc avec d’autres et les professeurs n’ont pas forcément leurs classes habituelles », indique le directeur. Une stratégie voulue par la direction pour rassurer tout le monde.

Des inquiétudes vite dissipées

Sages, les élèves l’étaient aussi au collège Benjamin Delessert où 6e et 5e ont repris ce lundi. « Ce matin les élèves sont arrivés très calmes, un peu interrogatifs. Ils se demandaient comment cela allait se dérouler. Même si le protocole leur avait été envoyé auparavant, ils s’attendaient à quelque chose de plus dur. Mais finalement au fur et à mesure de la journée les sourires ont réapparu derrière les masques », confie Vanessa Brault, principale adjointe. Dans cet établissement les cours sont assurés les lundis et jeudis, les mardis et les vendredis seront réservés au 4e et 3e quand ils reprendront. Pour le moment, 63 élèves des deux niveaux sont présents sur 150.

Prendre le temps d’échanger

Cette première journée a été consacrée à l’accueil des élèves et à l’écoute. « Nous avons organisé des temps de parole ou chacun a pu s’exprimer sur ce qu’il a vécu et comment il a vécu le confinement. On explique aussi le protocole, que les parents ont préalablement reçu chez eux, on montre des vidéos explicatives réalisées avec un ton humoristique. C’est une manière de dédramatiser tout en transmettant les bons gestes », précise Thierry Maingret. Mêmes choses à Delessert où la principale adjointe explique que les enfants avaient grand besoin de se confier sur leur ressenti et sur leur vécu de cette période si particulière. « Cela a aussi permis aux professeurs de faire un point afin de savoir réellement où en étaient les élèves dans le suivi des cours. Tout le monde ne va pas au même rythme et n’assimile pas de la même façon », ajoute-t-elle.

Réadapter le fonctionnement

Le collège Sainte-Anne a dû réorganiser les emplois du temps de manière à décaler les pauses pour limiter les contacts et les croisements. « Les jeunes sortent par groupe et doivent respecter les distances tout en portant leurs masques. C’est peut-être le moment le plus frustrant pour eux qui souhaiteraient bouger, se rapprocher durant ce temps de pause. » Pour ce qui est des cours, les collégiens restent dans la même salle de classe, chacun à sa table, désinfecté par leurs soins midi et soir. Pour les séances de sport, le virus a également modifié le fonctionnement, les professeurs d’EPS emmènent les élèves marcher sur les bords de Thouet. « C’est un moment de respiration qui les sort du cadre de l’établissement et des mesures qui peuvent parfois sembler anxiogènes pour des jeunes », souligne Muriel Renou directrice adjointe du collège Sainte-Anne. La restauration du midi se déroule dans les classes, les collégiens reçoivent un plateau-repas, essentiellement réalisé à partir de produits frais. Même les cartables restent dans l’enceinte de l’établissement le soir pour éviter tout risque de contamination, dans un sens comme dans l’autre.

Au collège Delessert, l’organisation des cours s’est fait grâce à la solidarité « C’est vraiment grâce à l’ensemble de l’équipe pédagogique que nous avons pu mettre en place ce retour. Certains professeurs qui n’ont d’habitude que les 4e et 3e sont revenus pour surveiller les jeunes pendant les récréations, tout le monde a vraiment fait plus de manière totalement naturelle », précise Vanessa Brault. Le taux de présence dans les classes à lui aussi d'appliquer des mesures sans trop de difficultés avec des effectifs de 10 élèves en moyenne. Le véritable enjeu, qui reste encore difficile pour ce collège, les cours d’EPS. « J’ai tenu à ce que l’EPS soit toujours enseigné, cela me semblait important, mais cela n’est pas forcément évident à mettre en place », souligne-t-elle. Et le professeur d’EPS d’ajouter : « En effet, les mesures sont plus drastiques encore, il ne faut qu’ils touchent le sol, ils ne peuvent pas s’envoyer de ballon… il faut une fois encore s’adapter. »

Un bilan positif

Toutefois, le dispositif a été bien accueilli par tous, élèves, encadrants, parents. Pour Muriel Renou, la directrice adjointe de Sainte-Anne, les enseignants étaient heureux de reprendre, notamment avec des petits effectifs : « Ils passent de 28 à 13, c’est donc appréciable pour les enseignants de pouvoir prendre le temps. Même si cette reprise représente une charge de travail supplémentaire. Il leur faut conjuguer le présentiel avec le distanciel, car il n’est pas question de délaisser les élèves restés chez eux. » Au collège Benjamin Delessert, les élèves se disent contents de retrouver leurs camarades : « Cela fait du bien de revoir nos amis et de revoir du monde. Par contre cela demande un effort supplémentaire de bien appliquer le protocole, il faut se laver les mains régulièrement, rester loin des autres… » explique une collégienne. « Il faut aussi se réadapter au système de la classe, car même si on avait beaucoup de devoirs, on travaillait à notre rythme lorsque l’on était chez nous », explique un autre.


Article du 18 mai 2020 I Catégorie : Vie de la cité

 


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