Maine-et-Loire. Economie : Le moral des dirigeants remonte même si la situation reste compliquée

La CCI49 et ses partenaires, l’UIMM, le MEDEF Anjou et du Choletais, la FFB, la CPME et la Fédération des travaux publics du 49 réalisent régulièrement depuis mai des enquêtes auprès des entreprises du département afin de mesurer les conséquences de la crise sanitaire sur l’économie en Maine-et-Loire. Les derniers résultats viennent d’être communiqués.


Les données de cette dernière enquête ont été recueillies entre le 20 juin et le 6 juillet auprès de 983 entreprises, dont 14 % ont une activité à l’international, représentant 11 600 salariés. Les résultats sont présentés en trois parties : perception des dirigeants, niveau d’activité actuel, adaptation et évolutions. On note ainsi que le moral des dirigeants remonte. Ils ont plus confiance en l’économie française avec une note de satisfaction de 9,6 sur 20 (8,8 en juin et 7,8 en avril). En revanche, pour 60 % d’entre eux, leur niveau de trésorerie n’est pas jugé satisfaisant. 11 % des répondants évoquent une réduction des effectifs et à long terme 38 % d’entre eux n’ont pas de velléité de modification de leurs investissements.

Perception des dirigeants

Le moral des dirigeants s’améliore substantiellement par rapport à la vague de mai. Bien qu’ils soient 32% à se déclarer plus pessimistes que pendant le confinement (état d’esprit surreprésenté chez les dirigeants de CHR), ils sont aussi 31% à l’autre bout du spectre à être plus optimistes. La remontée du moral se retrouve aussi dans la confiance accordée à l’économie française qui augmente pour s’établir à 9,6 sur 20 (contre 8,8 en mai et 7,8 en avril). Néanmoins, concernant leur activité propre, ils sont toujours 50% à faire état de leur inquiétude pour les prochains mois et 24% estiment la pérennité de leur entreprise menacée. Les dirigeants de CHR (Café hôtellerie restauration) et/ou les travailleurs indépendants sont surreprésentés.

Niveau d’activité actuel

Alors que 53% des activités étaient à l’arrêt en plein cœur du confinement, cette part est aujourd’hui descendue à 4%. Notons que 33% des établissements n’ont pas subi de période fermeture, notamment dans l’industrie. Côté organisation du travail, le dispositif d’activité partielle perdure pour 21% des établissements. Cette part tend à diminuer avec la reprise mais le dispositif restera un outil de souplesse pour une reprise progressive de l’activité dans les mois à venir. En parallèle, le télétravail continue pour 27% des établissements, avec une prédominance dans les services et les établissements supérieurs à 10 salariés. Enfin, une minorité de répondants (13%) déclare avoir des problèmes de main d’œuvre pour le maintien ou la reprise d’activité. Globalement, l’activité reste en diminution pour 66% des établissements comparativement à l’an passé (70% au niveau du chiffre d’affaire). Parmi eux, 18% déclarent subir une contraction supérieure à 50% (ils sont 34% lorsqu’est évoqué le CA). En terme de difficultés actuelles, la baisse de la demande arrive largement en tête des préoccupations pour 53% des répondants. Viennent ensuite la difficulté à exercer dans le respect des gestes barrières (25%), les difficultés de trésorerie (19%) et difficultés d’approvisionnement (18%). Leur niveau de trésorerie n’est jugé satisfaisant que pour 60% des répondants.

Adaptations et évolutions

A court terme, sur le plan organisationnel, notons que 34% des répondants déclarent n’avoir apporté aucune modification. 32% évoquent l’aménagement des postes et des espaces de travail et 29% le recours à l’activité partielle. Plus loin derrière, 11% citent le report de recrutement et 10% l’annulation pure et simple. A plus long terme, 43% des répondants déclarent ne pas souhaiter d’évolutions sur le plan organisationnel. Les établissements du commerce et du BTP sont surreprésentés, ainsi que les structures sans salarié. 11% des répondants évoquent la réduction des effectifs. Ceci est d’autant plus important dans le secteur des CHR. Du côté des investissements, à court terme, là aussi une grande partie des répondants déclarent ne pas avoir apporté de modifications (37%). Il s’agit pour beaucoup d’établissements du commerce, du BTP et souvent sans salarié. Notons que 14% en ont profité pour aller vers de nouveaux produits ou services en diversifiant leur offre. A long terme, et sans réelle surprise, 38% des répondants n’ont pas de velléité de modification sur le plan des investissements.

Infos pratiques : Consulter l’enquête complète de conjoncture de juillet 2020.



Article du 21 juillet 2020 I Catégorie : Vie de la cité

 


Il n'y a pas de commentaire à cet article. Soyez le premier !


page-precedente

Ajoutez un commentaire à cet article :

 

Les commentaires ne seront pas corrigés.
Ceux comportant des mots grossiers ou portant atteinte à l'intégrité des individus n'étant pas publics ne seront pas publiés.
La courtoisie n'empêche pas la libre expression, nous vous rappelons aussi que le débat s'enrichit d'idées et non de critiques aux personnes.

 

(n'apparaîtra pas
sur le site)

(Email)


Si vous ne réussissez pas à mettre un commentaire, pensez à mettre votre navigateur internet a jour. Pour déposer un commentaire vous devez avoir javascript actif.

Me prévenir si un autre commentaire est déposé pour cet article.

Combien de pattes a un chat à trois pattes ?

 

Votre commentaire sera publié après modération.

Pour faciliter la lecture des commentaires, la longueur des commentaires est réduite et le nombre de caractères est limité à 600...

 

 


Créez votre article ! ICI