Risques industriels : Un an après Lubrizol, les écologistes font le point avec le Préfet de région

Il y a un an, le 26 septembre 2019, la liste des catastrophes industrielles s’alourdissait avec la propagation d’un inquiétant nuage toxique sur la ville de Rouen et ses alentours pendant l’incendie de Lubrizol. Malgré une règlementation relativement restrictive, la prévention et la gestion des risques industriels en France présentent encore des failles, pouvant mettre en péril la sécurité des riverains et la protection de l’environnement en cas d’accident, la faute notamment au manque de contrôles. Les élu.e.s du groupe Ecologiste et Citoyen au Conseil régional des Pays de la Loire ont écrit au Préfet de région pour faire le point sur la situation en Pays de la Loire.

 

 

Les élus du goupe "Ecologiste et Citoyen" au Conseil régional des Pays de la Loire


Lucie Etonno, co-présidente du groupe Ecologiste et Citoyen : « Les catastrophes industrielles récentes, AZF, Lubrizol ou Beyrouth cet été, ont mis en évidence les risques liés au stockage de nitrate d’ammonium et aux « effets domino », quand un incident se déclare dans une installation située à proximité d’un site de stockage de produits dangereux et s’y propage. Elles appellent à un renforcement de la règlementation et des moyens de contrôle mais aussi à davantage d’information et de transparence pour les personnes vivant à proximité, à lier avec le développement d’une culture du risque. »

Franck Nicolon, co-président du groupe Ecologiste et Citoyen : « La région des Pays de la Loire compte 2 sites de stockage de nitrate d’ammonium classés SEVESO seuil haut et donc pouvant stocker jusqu’à 2 500 tonnes ainsi que 11 sites autorisés à stocker des quantités non négligeables d’explosifs, souvent plus de 50 kg. Certains, comme l’entrepôt Décathlon de Sainte-Luce (44) sont situés des zones d’activités autour desquelles gravitent des sites de stockage de combustibles, sans étude pour connaître les potentiels effets dominos. Nous interpelons donc le préfet de région pour nous assurer que les leçons ont été tirées des précédents accidents industriels et que l’Etat a mis en place les moyens nécessaires depuis un an pour assurer la prévention des accidents industriels. »

Les élu.e.s écologistes ont notamment demandé :
- La cartographie de tous les sites soumis à déclaration stockant des combustibles ou du nitrate d’ammonium, notamment ceux situés autour d’installations potentiellement dangereuses ;
- Dans quelle mesure les services de l’Etat travaillent sur un état des lieux ou sur un recensement des industries non soumises à déclaration (ICPE) mais susceptibles de causer des dommages conséquents du fait de leur proximité avec des sites sensibles ;
- Les garanties concernant la mise en conformité de sites SEVESO et ICPE contrôlés ces derniers mois dans notre région, notamment l’usine Yara de Montoir-de-Bretagne ;
- Un renforcement des moyens humains pour permettre davantage de contrôles ;
- Des moyens d’information spécifiques des riverains et élus locaux pour une meilleure prévention des risques.

Le courrier dans son intégralité est à retrouver en PDF à télécharger ici.


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Article du 28 septembre 2020 I Catégorie : Politique

 


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