Doué-en-Anjou. La justice déboute l'apiculteur victime d'une "intoxication" de ses ruches

La juge des référés du tribunal administratif de Nantes a désavoué un apiculteur de Doué-en-Anjou qui voulait contraindre l'administration à mener des "enquêtes" sur "l'intoxication" de ses ruches lors du premier confinement. Ce dernier se dit "dégoûté".


Sébastien Lebrun voulait précisément que la préfecture procède à une "analyse multi-résidus" des cadavres d'abeilles qui avaient été prélevés par un vétérinaire le 10 avril 2020, mais aussi qu'elle mette en oeuvre une "enquête végétale" et une "enquête d'élevage" dans un rayon de trois kilomètres autour de ses ruchers.
Avec ces mesures, l'apiculteur entendait prévenir de nouvelles "mortalités massives aiguës d'abeilles" : elles "relèvent des prérogatives de l'administration" et "ne souffrent d'aucune contestation sérieuse".
Son avocate voulait que les services de l'Etat s'intéressent en particulier aux "parcelles attractives" pour les abeilles, c'est-à-dire celles où "sont exploités rosiers et pommiers". L'enquête d'élevage, quant à elle, aurait pu se concentrer "notamment au zoo de Doué-la-Fontaine". "Il y a pu avoir un traitement antiparasite", suggérait-elle.

Les serres des roseraies "aérées seulement 2 heures par jour"


Les services de l'Etat, de leur côté, se défendaient d'avoir "failli" dans l'exercice de leurs missions et soutenaient même "avoir fait preuve d'une mobilisation constante" dans cette affaire.
"Une enquête a été faite auprès du rosiériste et de l'exploitant des pommiers, et (...) n'a rien révélé", affirmait la préfecture. "S'agissant du zoo (...), le vétérinaire consulté a estimé qu'une enquête d'élevage n'était pas utile."
Enfin, l'administration n'avait pas jugé opportun de transmettre sa "fiche d'investigations" à Sébastien Lebrun dans la mesure où elle n'était "pas terminée" à la date de l'audience et que les premiers résultats "conduisent plutôt les services à procéder à un examen approfondi de la façon dont l'apiculteur élève ses ruches".

L'apiculteur "un peu dégoûté"

La juge des référés, pour sa part, constate d'abord que les "analyses multi-résidus" sollicitées "ont été réalisées" par les services de l'Etat, chose dont l'avocate du requérant a "pris acte".
"L'analyse des registres phytosanitaires des exploitants des pépinières de rosiers et de pommiers n'a révélé aucune anomalie", ajoute la magistrate. "Les rosiers sont exploités sous une serre aérée seulement deux heures par jour. (...) Au regard de ces éléments (...), compte tenu du délai (...) écoulé entre la découverte de l'événement et l'introduction de la (...) requête, (...) M. Lebrun ne justifie pas de l'utilité des enquêtes (...) ainsi sollicitées."

Contacté ce vendredi 13 novembre 2020, Sébastien Lebrun s'est dit "un peu dégoûté" par cette décision, et a renoncé à introduire de nouveaux recours.
"Mes abeilles ne sont pas mortes toutes seules... Mais maintenant je continue mon travail et je ne dis plus rien : ça ne sert à rien de dépenser de l'argent pour cela, je n'ai pas de temps à perdre", a-t-il déclaré. Il n'a pas digéré, non plus, que l'administration lui dise que ces cadavres d'abeilles "ne représentent que 3 % de son cheptel" : l'apiculteur professionnel a perdu "une trentaine de ruches" dans cet épisode, soit l'équivalent de 35.000 €


Article du 13 novembre 2020 I Catégorie : Vie de la cité

 


1 commentaire :


Commentaire de bernadette fourré la vieillerie !! 15/11/2020 15:03:21

Encore un juge qui ne fait pas la différence , pour en donner à ses enfants, du miel sans nectar d\'abeilles et celui que nos Apiculteurs soignent en sauvant ses abeilles bonnes ouvri-res des pesticides balancés par certains agriculteurs qui se prennent pour des chimistes !!!!



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